octobre 28, 2020

Il Etait une Fois en Amérique

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Titre Original : Once Upon a Time in America

De: Sergio Leone

Avec Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern, Treat Williams

Année: 1984

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Résumé:

Il était une fois deux truands juifs, Max et Noodles, liés par un pacte d’éternelle amitié. Débutant au début du siècle par de fructueux trafics dans le ghetto de New York, ils voient leurs chemins se séparer, lorsque Noodles se retrouve durant quelques années derrière les barreaux, puis se recouper en pleine période de prohibition, dans les années vingt. Jusqu’au jour où la trahison les sépare à nouveau.

Avis:

Le temps passe et il n’affecte pas le cinéma de l’immense Sergio Leone ! Sergio Leone est un réalisateur italien qui nous a offert des œuvres qui ont marqué l’histoire du cinéma. Des œuvres que tout le monde connaît, ne serait-ce que de nom. « Et pour quelques dollars de plus« , « Pour une poignée de dollars« , « Le bon, la brute et le truand » et puis bien sûr, sa trilogie « Il était une fois dans l’ouest« , « Il était une fois la révolution » et « Il était une fois en Amérique » qui conclura la carrière de Sergio Leone de manière magistrale !

Titanesque, monumental, épique, anthologique, indémodable, inimaginable ! Il n’existe pas un mot assez puissant pour pouvoir décrire « Il était une fois en Amérique » tant le film est parfait en tout point de vue. Rares sont les films qui arrivent à ce niveau-là. Avec « Il était une fois en Amérique« , Sergio Leone signe à la fois le meilleur film qu’on puisse trouver sur la prohibition, mais aussi l’un des meilleurs films qu’on puisse trouver sur l’amitié, les gangsters ou encore la vie et le temps qui passe. D’une perfection géniale, Sergio Leone nous fera alors passer ses quatre magnifiques heures comme si elles n’avaient duré qu’une toute petite heure et demie.

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Noodles est un ancien gangster qui a quitté le milieu il y a des années maintenant. Alors qu’il a tout laissé derrière lui et qu’il ne s’est jamais retourné, il est invité par un homme qu’il ne connaît pas à une réception. Curieux, Noodles accepte cette invitation et revient alors dans ce quartier de New-York qu’il connaît par cœur. Et c’est là, une fois sur place, qu’il se remémore son passé, de ses premiers coups (dans tous les sens du terme) à sa rencontre avec Maxy, un gamin un peu plus vieux que lui avec lequel il a tissé une amitié indéfectible.

« Il était une fois en Amérique » est une fresque inoubliable qui va conclure la carrière d’un immense Monsieur. Pour son dernier film, Sergio Leone livre un film comme on n’en fait plus. « Il était une fois en Amérique » réunit tous les ingrédients pour que le film soit un chef d’œuvre presque instantanément.

L’intrigue est puissante ! C’est une tragédie presque Shakespearienne tant elle est bouleversante, impossible, triste, complexe et tragique à la fois. On a beau connaitre le film sur le bout des doigts, ce final, cette révélation, dont l’ombre plane depuis plusieurs quarts d’heure déjà, au moment où elle se révèle, procure toujours autant de frissons et d’émotions à celui qui le regarde. Magnifiquement raconté, Sergio Leone offre une leçon de cinéma. Son montage est impeccable. S’il nous perd un peu au début, c’est pour mieux nous emporter à la scène suivante. Raconté comme un immense flashback qui finira par rejoindre le présent, le réalisateur nous livre un récit aussi passionnant qu’il sera sans faille. Sergio Leone a très bien su trouver le ton et l’ambiance pour chacune des époques que son film traverse et l’on reste comme hypnotisé devant chaque instant. Si au départ, le film dégage une pure nostalgie avec l’adolescence de ce gamin, leurs premiers petits larcins, leurs premières réussites, leurs premières chutes, leur premier désir, la découverte de la sexualité, des plaisirs ou encore l’amitié, peut-être plus poussé encore à cet âge-là, Sergio Leone a su capter quelque chose de vrai et de tendre, qui fait qu’on aime d’emblée ces personnages et cet amour ressenti ne faiblira pas, alors qu’on le sait, ils seront capables des pires saloperies plus tard.

Le deuxième acte sera à la fois dur, tendu et en même temps drôle et attachant. Sergio Leone enrichit le parcours de ces gamins devenus adultes. Les péripéties sonnent comme des étapes qu’ils doivent franchir. Des étapes traitresses qui les emmèneront tragiquement vers le destin, les regrets et les remords qu’on leur connait. Ce qui est terrible avec ce film, c’est que derrière l’ascension de ces gangsters, derrière même le film de gangsters qu’il est, « Il était une fois en Amérique » est surtout un grand film sur l’amitié, son engagement et ses désillusions. L’amitié, c’est le cœur du film de Leone, c’est ce qui rend cette histoire si belle et triste en même temps. Et c’est peut-être bien cette façon de faire unique qu’a Leone, toujours entre les lignes de chaque scène, qui fait que son « Il était une fois en Amérique » est l’un des plus grands films de gangsters.

La leçon de cinéma de Maître Leone se poursuit évidemment dans sa mise en scène titanesque qui ne faiblit à aucun moment. Une mise en scène qui arrive à nous voler quatre heures sans qu’on s’en rende compte. Une mise en scène bouleversante et prenante qui offre des plans iconiques, des scènes marquantes et une photographie éblouissante qui magnifie la reconstitution de New-York. Ou encore cette BO pleine de mélancolie, parfaitement reconnaissable à la première note. Cette BO qui accompagne et souligne chaque émotion, chaque rire, chaque drame. Une BO qui est d’ailleurs l’une des plus belles d’Ennio Morricone.

Puis, afin de conclure et pour nous entraîner dans cet immense moment de cinéma, Sergio Leone a fait un sans-faute dans son casting. Que ce soit les gamins (Rusty Jacobs, Scott Tiler, Brian Bloom, Jennifer Connelly) ou bien les adultes (Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern, William Forsythe, Treat Williams) chacun est incroyable, parfait, et l’on ne peut voir que lui ou elle dans ces rôles. Sergio Leone tire le meilleur de chacun sur chaque scène.

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« Il était une fois en Amérique » est un film référence, un pilier, une œuvre maîtresse que tout le monde devrait avoir vue. Chaque dvdthèque de chaque cinéphile devrait le détenir, tel un précieux. Bref, ce film est un incontournable qui n’a pas fini de se faire admirer.

Note : 20/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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