Zombie

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De : George A. Romero

Avec Ken Foree, David Emge, Scott H. Reiniger, Gaylen Ross

Année : 1978

Pays : Etats-Unis/Italie

Genre : Epouvante/Horreur

Scenario : George A. Romero

Résumé :

Dans le monde entier, les morts reviennent à la vie, sans que l’on sache pourquoi. Un petit groupe de 4 personnes se réfugie dans un centre commercial, planque idéale car on y trouve tout ce dont on a besoin… Idéal ? Vraiment ?

Avis :

« Quand il n’y a plus de place en Enfer, les morts reviennent sur terre. » Si ça ce n’est pas de l’accroche !!! Difficile de faire mieux comme tagline. Et diablement évocateur du film. Une invasion de zombies comme jamais vue jusqu’alors. On a vraiment l’impression que la planète entière est zombifiée, ce qui rend le film d’autant plus impressionnant, Romero avait déjà fait très fort avec La nuit des Morts Vivants, ici on a gravit une dizaine d’échelons. La pandémie est vraiment impressionnante.

Dawn of the dead est probablement le film de zombies absolu, que tout fan de  morts vivants se doit d’avoir vu et de posséder chez soi. Il a donné une autre envergure au film de zombies.

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Zombie est principalement connu pour être un sommet du gore à l’époque. Et pour être gore, il est gore, on ne compte pas les têtes décapitées, les coups de machettes, les démembrements, ou autres éviscérations…. Mais il serait réducteur de ne retenir que cela du film. Le travail de Tom Savini (inoubliable « Sex Machine » d’Une Nuit en Enfer) est remarquable et révolutionnaire pour l’époque. On regrettera un sang quelque peu orangé, la faute à la pellicule, car le sang employé avait vraiment l’air crédible en vrai. Mais ce n’est pas vraiment dérangeant non plus.

En effet, outre le côté généreusement sanglant du film, papy George en profite pour nous servir une critique acerbe de l’Amérique, comme il l’a fait dans chacun des films de sa « Saga des Morts » et ici, c’est la société de consommation qui en prend pour son grade, en témoignent les zombies qui se rendent au centre commercial par habitude, sans aucune raison, sublime métaphore sur nous, consommateurs ; ou encore le passage où les motards pillent sans vergogne le centre commercial et emportent des objets dont ils n’ont aucune utilité.

Mais l’invasion de morts-vivants n’est pas la chose la plus effrayante. L’incapacité qu’à la race humaine à cohabiter en l’absence de règles, ou chacun veut faire sa loi a de quoi nous inquiéter. Aux heures les plus sombres de l’humanité, l’être humain anéanti presque toutes ses chances de par sa cupidité, son avidité et sa stupidité… Visionnaire Monsieur Romero

A l’heure actuelle, on peut trouver que le décor n’a pas été assez exploité (la multitude de magasins permettait toutes les folies scénaristiques, un peu comme dans le jeu vidéo Dead Rising, jeu librement inspiré du film de Romero, bien que celui-ci n’ait pas donné son accord) mais remettons nous dans le contexte, nous sommes en 1978, les films de zombies n’étaient pas aussi populaires que de nos jours et il tournait le film lorsque le centre commercial était fermé (de nuit ou les jours fériés, d’où l’obligation de devoir aller vite).

L’électrisante musique est remarquable et composée par les Goblin (qui ont déjà travaillé pour Dario Argento sur Suspiria et Les Frissons de l’Angoisse). Dario Argento sans qui le film n’aurait peut-être pas eu lieu, celui-ci ayant aidé Romero à obtenir le budget nécessaire pour le tournage. Il est d’ailleurs responsable du montage prévu pour la version européenne, pour laquelle il a d’ailleurs écrit quelques thèmes supplémentaires.

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Un remake a été réalisé par le génial réalisateur Zack Snyder en 2004. Excellent remake (ce qui est assez rare pour être souligné) qui ne garde de son modèle que le titre anglais (Dawn Of The Dead) et le supermarché ; pour le reste, les deux films sont totalement différents, notamment sur l’attitude des zombies qui, ici, sont capables de courser un bus pendant des kilomètres.

Le film a pas mal vieilli, les couleurs sont assez moches (un peu d’indulgence, nous sommes en 1978), mais plus qu’un film gore, Zombie est une véritable analyse de la société de consommation comme elle l’est encore à l’heure actuelle. A voir, dans la version dvd de « La Trilogie des Morts Vivants » ou l’on retrouve d’ailleurs la version européenne et américaine du film, un documentaire sur les effets spéciaux saisissants et innovants de Tom Savini.

Note : 18/20

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Par Trasher

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