décembre 4, 2020

Le BGG – Le Bon Gros Géant – Petite Comptine

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Titre Original : The BFG

De : Steven Spielberg

Avec Mark Rylance, Ruby Barnhill, Penelope Wilton, Jemaine Clement

Année: 2016

Pays: Etats-Unis, Angleterre, Canada

Genre: Aventure, Fantastique

Résumé :

Le Bon Gros Géant ne ressemble pas du tout aux autres habitants du Pays des Géants. Il mesure plus de 7 mètres de haut et possède de grandes oreilles et un odorat très fin. Il n’est pas très malin mais tout à fait adorable, et assez secret. Les géants comme le Buveur de sang et l’Avaleur de chair fraîche, sont deux fois plus grands que lui et aux moins deux fois plus effrayants, et en plus, ils mangent les humains. Le BGG, lui, préfère les schnockombres et la frambouille. À son arrivée au Pays des Géants, la petite Sophie, une enfant précoce de 10 ans qui habite Londres, a d’abord peur de ce mystérieux géant qui l’a emmenée dans sa grotte, mais elle va vite se rendre compte qu’il est très gentil. Comme elle n’a encore jamais vu de géant, elle a beaucoup de questions à lui poser. Le BGG emmène alors Sophie au Pays des Rêves, où il recueille les rêves et les envoie aux enfants. Il va tout apprendre à Sophie sur la magie et le mystère des rêves…

Avant leur rencontre, le BGG et Sophie avaient toujours été livrés à eux-mêmes, chacun dans son monde. C’est pourquoi leur affection l’un pour l’autre ne fait que grandir. Mais la présence de la petite fille au Pays des Géants attire bientôt l’attention des autres géants…

Sophie et le BGG quittent bientôt le Pays des Géants pour aller à Londres voir La Reine et l’avertir du danger que représentent les géants. Mais il leur faut d’abord convaincre la souveraine et sa domestique, Mary que les géants existent bel et bien ! Tous ensemble, ils vont mettre au point un plan pour se débarrasser des méchants géants une bonne fois pour toutes…

Avis :

Le cinéma de Steven Spielberg a été très souvent parcouru de merveilleux. Magicien, enchanteur et conteur de génie, Steven Spielberg a fait rêver des générations de cinéphiles et autres amateurs de films. Alors qu’il attirait moins le public dans les salles avec des films comme « Cheval de guerre » ou encore « Lincoln » (à tort, puisque sans être ses meilleurs films, ils restaient de bons moments de cinéma), Spielberg s’est offert un joli succès avec l’excellentissime « Le pont des espions » et ça faisait du bien d’entendre tous ces avis positifs concernant l’un des pères du cinéma.

Il n’aura pas fallu longtemps pour que la magie Steven Spielberg soit de retour. « Le bon gros géant » arrive sept mois après « Le pont des espions » et une fois n’est pas coutume, Steven Spielberg change de cap et nous revient avec un conte familial, destiné principalement aux enfants. Un conte familial qui arrivera à plaire aussi aux grands, et même si l’on s’accordera à dire que ce « Bon Gros Géant » n’est pas le meilleur des Spielberg et qu’il sera même mineur dans la carrière incroyable du réalisateur, il n’en restera pas moins un film intéressant, honnête, honorable et on passe un bon petit moment devant, ressortant avec le sourire. Encore une fois, la magie Spielbergienne a opéré.

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Sophie est une petite orpheline qui réside dans un grand orphelinat dans le Londres du début des années 60/70. Sophie est insomniaque et ce soir-là, alors que toutes ses camarades sont endormies, Sophie entend du bruit venant de la rue. Bravant les règles qu’elle s’était imposées, Sophie va voir les causes de tous ces bruits et c’est là qu’elle aperçoit un géant. Le géant la remarque et la kidnappe, car il ne peut laisser quelqu’un dévoiler l’existence des géants. Le géant emmène alors Sophie au pays des géants. Entre la petite Sophie et ce géant, qu’elle va appeler le Bon Gros Géant, va naitre une belle amitié. Mais cette amitié est dangereuse, car si le Bon Gros Géant est un être doux et gentil, les autres géants qui résident près de chez lui sont de véritables mangeurs d’hommes.

Comme pour beaucoup Steven Spielberg, l’attente de chacun de ses films est un doux euphémisme. Cette attente est toujours parcourue d’une impatience assez folle. Et cette impatience est d’autant plus grande quand le bonhomme présente un film qui s’adresse aux enfants. D’emblée, les connections se font, et on a envie de trouver le « Hook » des années 2010.

Bon, clairement, ce ne sera pas le cas, mais ce « Bon Gros Géant » a de bons arguments pour convaincre et surtout pour nous amuser devant une histoire originale, pleine de magie et de fantaisie. Une histoire qui sera bourrée d’aventures et de bravoure. Une histoire pleine de tendresse et pleine d’humour. Bref, une belle histoire qui se laisse suivre sans ennui, qui nous change les idées. Bien entendu, aux rires et aux émerveillements des gamins en salle, on comprendra que « Le Bon Gros Géant » atteindra sa cible et sera une plus merveilleuse séance pour les enfants.

Adapté du roman de Roald Dahl, « Le Bon Gros Géant » nous offre un joli spectacle comme on avait envie de le voir. Un spectacle qui sera même spectaculaire parfois avec des scènes aussi drôles que grandioses. Bien tenu, bien rythmé, magnifiquement filmé (la photo est impeccable et le Géant est tout simplement sublime), envouté dans de beaux décors, Steven Spielberg nous emporte dans une belle aventure où l’on rencontrera des créatures étranges, des rêves en lucioles, des légumes qui n’ont vraiment pas l’air bon ou encore une boisson bien particulière. « Le Bon Gros Géant » est un film qui amuse beaucoup grâce à des gags bien trouvés et des situations qui seront souvent burlesques. On sent que Steven Spielberg a pris du plaisir à mettre en scène ce monde et ces personnages, et même si le film a de petites failles et quelques maladresses, notamment dans certains FX qui sont un peu trop voyants, il en ressort quelque chose d’honnête et comme Steven Spielberg sait comment nous emporter dans son histoire, c’est sans mal aucun qu’on se laisse séduire.

Comme dit plus haut, le scénario est une belle aventure. Mais derrière toutes les trouvailles, derrière les moments drôles de l’histoire, « Le Bon Gros Géant » est aussi un film tendre et sérieux qui aborde principalement la confiance en soi, l’émancipation ou bien entendu l’amitié. Steven Spielberg aborde ces thèmes en douceur, il ne les appuie pas. Il ne les expose pas et ne les brandit pas. Le tout est joliment distillé dans l’ensemble et c’est dans son ensemble et sa continuité que « Le Bon Gros Géant » agit et finalement parle bien des thèmes qu’il touche.

Steven Spielberg retrouve à cette occasion Mark Rylance qu’il avait précédemment dirigé dans « Le pont des espions » et l’acteur compose le plus beau et touchant des géants. Formidable visuellement, l’acteur saura être touchant et l’on suivra son évolution avec beaucoup d’intérêt. Steven Spielberg a toujours su nous dégoter de son chapeau des gamins incroyables pour ses films, et même si elle sera peut-être moins marquante qu’un Jospeh Mazzello, un Charlie Korsmo ou encore un Jonathan Ke Quan, la petite Ruby Barnhill s’en sort honorablement en composant une Sophie qu’on a envie de suivre. Une Sophie naturelle, pleine de courage et attachante. On remarquera aussi Penelope Wilton qui est franchement hilarante dans le rôle de la Reine d’Angleterre. D’ailleurs, on remarquera aussi l’excellent et trop rare Rafe Spall qui joue ici l’un des valets de la Reine.

Steven Spielberg a une nouvelle fois fait appel à John Williams pour composer la bande originale de ce « Bon Gros Géant« , et même si John Williams a fait un travail remarquable, on pourra toutefois reprocher au film de ne pas avoir un thème fort, un thème qui reste en tête et qui représente le film à la première écoute. Bien entendu, la musique est belle, prenante et John Williams envoute le film d’une belle magie, mais il manque tout de même ce petit truc en plus qui en collerait la chair de poule.

D’ailleurs, si tout le film est bon et bien, si l’on amuse, si l’on sourit et l’on rit parfois de bon cœur, si l’on est dépaysé et transporté dans ce monde merveilleux, si le film nous réserve des scènes extraordinaires et qui regorgent parfois de bonnes idées, si les acteurs sont très bons et convaincants, « Le Bon Gros Géant » a le même symptôme que la BO de John Williams. Tout est bon, mais pourtant, il manque ce petit quelque chose pour qu’il devienne marquant. Ce petit truc en plus qui fait passer ce « Bon Gros Géant » de petit Spielberg très sympa à suivre au gros Spielberg énorme et marquant comme il a pu le faire de par le passé.

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« Le Bon Gros Géant » est donc un bon divertissement, doublé d’un beau spectacle qui a toute sa place sur les grands écrans. C’est un film, certes pas essentiel, mais qui vaut carrément qu’on s’y arrête, et encore plus si l’on a des gamins.

Note : 14,5/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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