décembre 2, 2020

Et moi je sens le gaz ? Le Top 5 des histoires vraies incroyables toujours pas adaptées au cinéma

 

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Basé sur une histoire vraie, tiré de faits réels, inspiré de la vie de…, Conjuring 2 est là pour nous le rappeler, le cinéma (et le cinéma d’horreur en particulier) est friand de la moindre petite anecdote réelle dont il pourrait essorer le jus, que ce soit pour mettre en lumière une histoire peu ou pas connue, ou tout simplement pour surfer sur un événement incroyable.

Certes, ceux qui connaissent un peu la véritable histoire du Poltergeist d’Enfield auront constaté de nombreux rajouts et autres entorses de la part de James Wan, mais la réalité sert plus souvent de carburant à l’imaginaire des scénaristes, ceux-ci éclaircissant de leur mieux les zones d’ombres avec toute la puissance de leur imagination.

Que ce soit des biopics (Serpico, Le Loup de Wall Street, 12 years a slave, la liste est longue), des faits historiques romancés (The Revenant, Zodiac, L’Ordre et la Morale…), des faits divers incroyables relatés (127 heures, Rapt, Into the wild…) ou bien plus majoritairement des films d’horreur plus ou moins inspirés d’événements réels (Amityville, Massacre à la tronçonneuse, Wolf Creek, La Prophétie des Ombres, L’Emprise, Ils, Open Water, The Girl Next Door, je vais m’arrêter là sinon on va pas en sortir) on voit pulluler ces adaptations depuis quasiment les débuts du cinéma.

Du coup, faire un top 5 des meilleurs films tirés de faits réels paraissait non seulement un peu trop consensuel, mais aussi pas très intéressant. Les faits divers ou historiques au cinéma, on a l’habitude, il y en a tout le temps.

Et tous les autres alors ?

Ces innombrables histoires vraies, ces situations invraisemblables, ces destins incroyables et autres contes à faire frémir, hautement cinégéniques, qui attendent sagement qu’Hollywood s’intéressent à eux ?

 

Préparez-vous à découvrir une réalité dont vous allez attendre impatiemment l’adaptation, voici le Top 5 des histoires vraies qu’on rêve de voir sur grand écran.

 

1/Killdozer

Killdozer

 

Killdozer, ce n’est pas seulement un groupe de noise rock des années 80/90 ou un obscur téléfilm d’horreur de 1974 avec un bulldozer possédé hantant un chantier de construction, c’est également le petit surnom donné au véhicule fait maison utilisé par Marvin Heemeyer pour sa croisade destructrice contre la ville de Grandy le 4 Juin 2004 (bon, qu’on rende à César ce qui appartient à César, le surnom fut donné après coup, et fut inspiré de la nouvelle éponyme de Theodore Sturgeon dont est adapté le film de 1974).

Propriétaire d’un magasin de silencieux automobile, Heemeyer connaissait de sérieux démêlés avec les autorités locales à propos des lois d’aménagement du territoire. L’entreprise Mountain Park Inc. voulait bâtir une nouvelle usine à l’emplacement de la maison d’Heemeyer, comme dans toute bonne histoire de David contre Goliath, et devant ses refus commencèrent à pleuvoir chantage, amendes abusives et poursuites administratives, jusqu’à ce qu’il craque.

Pendant presque 6 mois, Heemeyer a modifié en secret un bulldozer pour en faire un véritable char d’assaut. La cabine, le moteur et une partie des chenilles était protégé par un blindage composite de béton et d’acier dont certaines parties atteignaient 30 cm d’épaisseur. Trois caméras externes avaient été installées, reliées à des écrans intérieurs, pour qu’il puisse voir ce qu’il se passait à l’extérieur (il avait même pensé à y projeter de l’air comprimé pour les débarrasser de la poussière), ainsi que des ventilateurs et un climatiseur pour lui éviter de cuire comme dans un four.

Il avait de la nourriture, de l’eau, un système de survie, et sa cabine était quasiment hermétique. Il avait soudé l’entrée, et ne comptait de toute façon pas en ressortir vivant.

Et là où cela devint hautement cinématographique, c’est qu’armé de son incroyable engin, il est ensuite allé réclamer sa vengeance… en détruisant tout simplement une partie de la ville.

On a dénombré par la suite 13 édifices détruits, et plus de 10 millions de dollars de dégâts.

Enfermé dans son bulldozer blindé, Hemeyer ne craignait ni les armes à feu ni les explosifs. Malgré la mise en alerte de la Garde Nationale, trois explosions externes et plus de deux cents balles ne lui firent aucun dégât.

Coincé dans son véhicule après l’effondrement du sol du bâtiment qu’il était en train de détruire, Heemeyer a finalement mis fin à ses jours par arme à feu, et il a fallu aux forces de l’ordre 12 heures pour extraire son corps de la carcasse d’acier.

Ce rebelle désespéré fut pourtant la seule victime de cette journée de destruction, comme il en avait après la ville en elle-même et faisait des détours pour éviter les passants.

L’histoire de Heemeyer inspira bien vaguement le film russe Leviathan, mais celui-ci n’en garda que le rapport conflictuel initial entre l’homme et les autorités locales.

La triste et spectaculaire histoire de cet homme poussé à bout, par une administration corrompue, dans une odyssée destructrice qui ne s’est jamais transformé en massacre, reste encore à faire.

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2/Jack Churchill

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Attention les yeux, amateurs de badass, vous allez être servis par une histoire beaucoup moins tragique (pour le personnage principal en tout cas) mais tout aussi rocambolesque !

Oyez, oyez, l’incroyable destin du lieutenant-colonel Jack Churchill, qui partit combattre l’ennemi avec son arc et son épée… pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Fou de guerre et fou géniale, Jack Churchill n’avait peur de rien ni personne, et il tenait tant aux principes d’honneur et de vaillance sur les champs de bataille que sa devise était « Un officier qui part au combat sans son épée n’est pas dans une tenue correcte. »

Déjà dans l’armée britannique dès 1926, il la quitta en 1936 pour des occupations plus artistiques (il a même joué un petit rôle dans le Voleur de Bagdad), il reprit son commandement après l’invasion de la Pologne, et les hauts faits militaires tellement jouissifs qu’ils semblent tout droit sortis de l’esprit d’un scénariste de HBO.

En Mai 1940, il donne le signal d’une embuscade tendue aux allemands dans le Nord-pas-de-calais en tuant le sergent ennemi d’une flèche.

Après avoir servi pendant la bataille de Dunkerke, il se porte volontaire pour les Commandos. Le 27 Décembre 1941, lors d’un raid sur la garnison de Vâgsoy, en Norvège, il joue de la cornemuse pendant que la rampe du bateau descend, avant de lancer une grenade et de partir au combat.

En 1943, en tant qu’officier-commandant, il mène plusieurs commandos à Catane en Sicile et à Salerne avec toujours sa marque de fabrique : son épée à sa ceinture, son arc autour du coup et sa cornemuse sous le bras.

En 1944, après avoir mené les commandos en Yougoslavie, il organise un raid sur l’ile de Brac avec environ 90 hommes, à qui il signale d’attaquer en jouant de la cornemuse. Quand ils atteignent l’objectif, ils ne sont plus que 7. Un tir de mortier blesse ou tue tout le monde, à part Churchill qui continue de jouer de la cornemuse alors que les allemands avancent sur lui. Finalement, une grenade l’assomme et il est capturé.

Jack Churchill fut interrogé à Berlin, puis transféré en camp de concentration, dont il s’évadera en rampant sous des fils barbelés et dans des égouts, avant d’être repris par les allemands. Il s’évadera une nouvelle fois d’un camp du Tyrol, cette fois-ci définitivement, et marcha 150 kilomètres pour atteindre Vérone où il rencontra l’armée américaine.

Avant que la guerre ne se termine, Churchill se distinguera encore en Birmanie dans les grandes batailles du Pacifique.

Au bout du compte, il fut décoré à plusieurs reprises, ce qui ne l’empêcha pas de pester contre la fin soudaine de la guerre, déclarant « Sans ces maudits yankees, nous aurions pu continuer la guerre encore 10 ans.»

Après la guerre, Jack Churchill continua à servir dans l’armée, mais utilisa aussi ses talents d’archer dans Ivanohé. Il mourrut tranquillement dans le Surrey en 1996 après encore de multiples excentricités.

Un destin pareil, et toujours pas de biopic ? Malgré la propension d’Hollywood à se jeter sur tout ce qui a trait à la Seconde Guerre Mondiale ? À part un blocage des droits du côté anglais, on ne voit pas trop ce qui peut les empêcher pour l’instant. L’outrance du personnage et ses exploits en font un terrain de jeu parfait pour un acteur investi, et sa ressemblance avec David Niven donne immédiatement envie de contempler sa carrière sur grand écran. Ewan McGregor a d’ailleurs maintenant toute la bouteille nécessaire pour embrasser un tel rôle.

Je dis ça je dis rien.

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3/Elisa Lam

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Les afficionados des mystères contemporains et des vidéos perturbantes telles qu’on en trouve sur le net par dizaines connaîtront déjà la triste et ô combien troublante histoire de cette jeune étudiante de 21 ans qui trouva la mort dans des circonstances plus qu’étrange à Los Angeles en Février 2013.

Elisa Lam était un jeune fille d’origine chinoise, bloggeuse, souffrant de troubles bipolaires, qui pour se changer les idées avait décidé de faire ce qu’elle avait présenté comme son « tour de la Côte Ouest » à ses internautes.

Arrivé à Los Angeles le 26 Janvier, elle s’installe au Cecil Hotel, célèbre bâtiment de la ville, et pas que pour son architecture (du Dahlia Noir au Nightstalker, l’hôtel a hébergé tellement de personnes impliqués dans des affaires sordides qu’il est aujourd’hui réputé hanté, et a été la source d’inspiration de la dernière saison d’American Horror Story).

Elisa, qui donnait tous les jours des nouvelles à ses parents et régulièrement à ses bloggeurs, disparaît sans laisser de traces le 31 Janvier, malgré les fouilles organisées par les forces de l’ordre dans tout l’hôtel.

L’affaire prend une toute autre tournure lorsque, le 6 Février, l’enquête piétinant, la police rend l’affaire publique. Une semaine plus tard, une vidéo datée du 1er Février (donc le lendemain de la disparition d’Elisa) fait son apparition sur la toile, et c’est là que toute la sphère internet panique.

 

La vidéo étant facile trouvable sur youtube, il serait inutile de la décrire dans le détail, mais pour les esprits fragiles facilement impressionnés par l’inexplicable, voici en gros ce que ça donne.

Il s’agit de la vidéo-surveillance d’un des ascenseurs de l’hôtel, qui montre une Elisa visiblement paniquée, à la démarche hasardeuse, entrer dans la cabine et appuyer sur tous les boutons. Elle semble fuir quelque chose qui vient du couloir et se plaque contre le mur de l’ascenseur. Puis elle jette un coup d’œil dans le couloir, à droite et à gauche, rentre à nouveau dans la cabine, terrorisée, elle ressort, semble essayer de toucher quelque chose en hors-champ, puis de parler à quelqu’un, entre à nouveau, appuie frénétiquement sur tous les boutons, puis sort de l’ascenseur et s’éloigne.

La vidéo a duré plus de deux minutes, et seulement alors les portes se referment.

Un extrait extrêmement déstabilisant, qui fait froid dans le dos même visionné en plein jour, et qui ne fait qu’ajouter au mystère de la disparition d’Elisa Lam.

 

Malgré les millions de vues et les théories de la plus pragmatique (un épisode psychotique dû à ses troubles psychiques) à la plus saugrenue (elle se serait adonnée au « jeu de l’ascenseur » qui permettrait de voyager dans le temps ou d’une dimension à une autre), et aussi la suspicion provoquée par ce que beaucoup considèrent comme une altération de la vidéo (l’horodatage qui s’obscurcit sans raison à certains moment de la vidéo), l’enquête n’avance pas.

 

Ce n’est que le 19 Février que tout se déverrouille enfin.

Après les plaintes de nombreux clients sur la couleur, l’odeur et le goût inhabituel de l’eau, la direction de l’hôtel décide d’aller vérifier les réservoirs sur le toit, pour y trouver le corps de la pauvre Elisa Lam, nu, accompagné des vêtements qu’elle portait sur la vidéo, recouverts de ce qui semblait être du sable rougeâtre, ainsi que sa montre et les clés de sa chambre.

Le corps fut emmené au bureau du coroner, mais l’autopsie ne décelant aucun traumatisme ni aucune trace d’agression, ni aucune substance toxique dans son organisme, les médecins légistes conclurent à un accident (ou un suicide, les sources ne sont pas claires, alimentant encore le mystère).

 

À ce jour, l’affaire n’est toujours pas résolue, et soulève tant de questions restées sans réponse (comment Elisa serait monté sur le toit, les portes étant verrouillées, comment a-t-elle pu tomber, ou se jeter dans ce réservoir de 3m au lourd couvercle retrouvé fermé, pourquoi les chiens pourtant emmenés sur le toit n’ont rien sentit au moment de sa disparition, et surtout quid de cette étrange vidéo) qu’on se demande pourquoi Hollywood (pourtant à deux pas) n’a pas déjà posé une option dessus, que ce soit pour donner une explication, rationnelle ou non, à ce fait divers, ou comme point de départ à une histoire paranormale comme le cinéma en raffole aujourd’hui.

 

On pourra toujours se rabattre sur l’épisode Watershed de la série Castle qui prend un point de départ similaire, mais cela tient plus du clin d’œil/hommage que de l’adaptation.

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4/Fritz Joubert Duquesne

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Vous voulez un autre biopic de badass ?

La vengeance destructrice d’Heemeyer ne vous a pas suffit ?

Pas d’inquiétude, voilà l’histoire vrai d’un homme qui cumule les deux, une histoire de vengeance qui rappelle presque le Comte de Monte-Cristo (d’ailleurs lui aussi tiré d’une histoire vraie, celle du français Pierre Picaud).

Sud-africain né en 1877 dans la colonie britannique du Cap, Fritz Joubert Duquesne est déjà un soldat émérite des Boers et de l’armée britannique lorsque son histoire commence vraiment, avec son content d’exploits militaires (comme Jack Churchill, il a été emprisonné deux fois, et s’est échappé deux fois, la seconde en charmant la fille de l’un des gardes).

Revenant dans le Transvaal, il découvre l’ampleur de la politique de la Terre Brûlée de Lord Kitchener, maréchal anglais qui n’hésita pas à mater les Boers pendant la guerre du même nom, à brûler leurs fermes et à les enfermer dans des camps de concentration. Duquesne rentre au pays pour découvrir la demeure familiale rasée, sa sœur tuée, sa mère internée, et entre dans une rage telle qu’il décide tout simplement de se venger des britanniques et de tuer Kitchener, quel qu’en soit le prix, dans le plus pur style Hugh Glass (le héros de The Revenant pour les deux du fond).

S’ensuit alors une quête de vengeance sans merci qui durera 15 ans pour en finir avec Kitchener, et qui ne s’arrêtera qu’en 1942 pour les britanniques dans leur ensemble.

Joubert organise d’abord un commando pour tuer Kitchener, est trahit, condamné à mort, mais échappe à l’exécution en trahissant à son tour les Boers.

Condamné à perpétuité, il s’évade en creusant un tunnel avec une cuillère (si si) mais victime d’un éboulement, il est rattrapé et envoyé aux Bermudes. Là, il parvient une nouvelle fois à s’échapper à la nage vers Hamilton et est recueilli par des marins allemands.

Duquesne s’installe ensuite à New-York pour se faire oublier et travaille comme journaliste pour le Herald Tribune. Il connaît alors une certaine notoriété, il est reporter de guerre pendant le conflit russo-japonais et la rébellion du Rift, et devient même l’instructeur de tir personnel de Theodore Roosevelt en 1910. C’est d’ailleurs avec sa bénédiction qu’il importe des hippopotames pour les faire manger par les américains (si si bis) pendant la grande crise qui secoue le pays cette année-là.

Ce qui lui permettra également de se faire des connaissances.

En 1914, par l’intermédiaire d’un ami industriel allemand, il est recruté comme espion au service de l’Allemagne. Alors que la Première Guerre Mondiale éclate, il participe au sabotage de quatre bateaux britanniques.

En 1916, il s’infiltre sur le HMS Hampshire sous l’identité d’un marin russe, Boris Zakrevsky, et réussit à signaler à un sous-marin allemand sa position, qui le coule par le fond alors que Duquesne s’enfuit sur un canot de sauvetage. Le HMS Hampshire était alors sous le commandement de Lord Kitchner, qui périt avec son bateau. La première partie de la vengeance de Duquesne était achevée.

 

Mais il ne s’arrêta pas là et continua jusqu’à sa mort à fomenter des plans contre l’Empire britannique.

Décoré de la Croix de fer pour la destruction du HMS Hampshire, Duquesne est arrêté le 17 Novembre 1917 pour fraude à l’assurance, et les enquêteurs découvrent chez lui les plans de plusieurs navires, le mode d’emploi pour poser une bombe, et les preuves de sa collaboration avec le Reich allemand.

Simulant une paralysie des jambes, il parvint à retarder son extradition vers l’Angleterre et se voit interné en hôpital psychiatrique, dont il s’évade le 25 Mai 1919 en se déguisant en femme après avoir scié les barreaux de sa cellule (si si ter).

Il mène alors pendant plus de 10 ans une vie instable, changeant plusieurs fois d’identité pour donner le change (Frederick Craven, Piet Niacud ou tout simplement Fritz Du Quesne), travaillant pour une compagnie cinématographique, rédigeant même sa propre auto-biographie avant d’en vendre les droits.

Pourtant, en 1932, trahit par une maitresse, il est arrêté par le Bureau d’Investigation (ancêtre du FBI). L’Angleterre demande son extradition, mais les faits s’étant déroulé il y a plus de 15 ans, la justice estime qu’il y a prescription et refuse. Duquesne est libéré.

L’expert en espionnage et en manipulation devient alors en 1934 à la fois membre d’une association nazie, et au service du gouvernement américain, installant un réseau d’espionnage qui durera durant tout le début de la Seconde Guerre Mondiale.

Duquesne sera finalement à nouveau arrêté par le FBI le 28 Juin 1941 pour avoir dévoilé à l’Allemagne nazie des secrets d’État, notamment concernant les mouvements des navires.

Le 2 Janvier 1942, 33 membres du réseau d’espionnage de Fritz Joubert Duquesne sont condamnés par la justice américaine à un total de 300 années de prison. Lui écopera de 18 ans de prison. Durant tout son procès, il justifiera ses actes par sa haine contre les Britanniques et la vengeance pour ce qu’ils avaient fait à son pays, sa famille et son peuple durant la guerre des Boers.

Il décèdera dans un hôpital, en 1956, après avoir passé 14 ans en prison.

 

Si ça ce n’est pas un personnage complexe, au destin incroyable, qui mériterait les honneurs d’un biopic sur grand écran, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

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5/Le Weepy Voiced Killer

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Si son histoire est moins étoffée que la vie de Jack Churchill ou Fritz Joubert Duquesne, moins mystérieuse que la mort d’Elisa Lam ou moins spectaculaire que la vengeance de Marvin Heemeyer, l’odyssée meurtrière du serial killer connu sous le nom de Weepy Voiced Killer est de celle dont raffole Hollywood, dérangeante, flippante, et entièrement vraie.

De son vrai nom Paul Michael Stephani, ce tueur en série fut responsable de 4 meurtres extrêmement violents entre 1980 et 1982, tous ciblant des femmes. Ce qui lui valut ce surnom assez perturbant furent une série de coup de fil passés à la police après chacune des attaques, implorant les forces de l’ordre de le trouver et de l’arrêter car il n’arrivait plus à se contrôler, le tout avec une voix haut perchée et angoissée à faire froid dans le dos.

Il finit même par appeler la police uniquement pour s’excuser de ses méfaits, toujours avec la même voix brouillée par l’émotion.

Alors qu’il était en train de la poignarder avec un tournevis, sa dernière victime réussit à le frapper à la tête avec une bouteille en verre. Inconscient de sa situation, désorienté t troublé par sa blessure, il se dirigea vers un hôpital pour demander de l’aide et fut appréhendé par la police.

Il provoqua une nouvelle fois l’effroi lors de son procès lorsque l’on s’aperçut de la « normalité » de sa voix au naturel, ce qui en disait long sur l’état psychologique dans lequel il pouvait être lors des meurtres pour que sa voix soit distordue à ce point.

 

Une énième histoire de serial killer, certes, mais la complexité du personnage, le décalage entre la cruauté de ses crimes et son apparente angoisse, et son rapport avec la police, en ferait un met de choix pour l’acteur en quête de performance, et plonger dans les méandres de l’esprit du Weepy Voiced Killer serait à coup sûr une expérience intéressante.

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Et vous, quels sont les faits divers et autres événements historiques que vous aimeriez voir portés à l’écran ?

 

Par Corvis

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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