The November Man

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De : Roger Donaldson

Avec Pierce Brosnan, Olga Kurylenko, Luke Bracey, Eliza Taylor

Année: 2014

Pays: Etats-Unis

Genre: Action

Résumé:

Il n’y a pas pire ennemi que celui que l’on a formé. Peter Deveraux est un ex-agent de la CIA réputé pour sa redoutable efficacité et un passé trouble. Contacté pour assurer la protection d’Alice Fournier, responsable d’un centre d’accueil pour réfugiés, dont le témoignage pourrait compromettre l’un des favoris à l’élection présidentielle russe, Devereaux comprend rapidement qu’il a été manipulé et qu’il est devenu la cible de son ancien élève, David Mason…

Avis:

Il y a un phénomène de plus en plus prégnant dans le cinéma hollywoodien, c’est de revoir des anciennes stars du cinéma d’action qui tentent tant bien que mal de revenir sur le devant de la scène avec des films de plus ou moins bonnes qualités. Si certaines font les joies des bacs à DVD avec des productions étrangères, d’autres ont complètement disparus des écrans et d’autres persistent et signent pour essayer de rester sur une affiche de cinéma. Pierce Brosnan, après avoir incarné le plus célèbre des agents secrets, a toujours voulu revenir à ses premiers amours, à savoir un cinéma d’action plutôt musclé dans lequel il a la vedette. Et sa carrière actuelle le démontre bien avec The November Man ou encore plus récemment No Escape.

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Issu d’une série de romans de Bill Granger, The November Man fait partie de ces romans d’espionnage qui n’ont pas un rayonnement impressionnant comme les romans de Tom Clancy dans nos contrées. Néanmoins, près de trente ans après la parution du premier tome, et cinq ans d’écriture, voilà que déboule en 2014 le premier volet de ce qui pourrait être une nouvelle franchise dans le thriller d’action à la sauce James Bond. Sauf que ce premier film, signé Roger Donaldson, ne tient pas toutes ses promesses et s’avère être un petit film d’action sans grande prétention, que l’on a déjà maintes et maintes fois et qui signe un tout petit retour de Pierce Brosnan.

Sans être terriblement mauvais, The November Man est un thriller qui ne brille pas par la qualité de son scénario. Il faut dire que le coup du maître qui forme un élève et qui, quelques temps après, doit le combattre pour une raison obscure, c’est du déjà-vu comme avec Le Flingueur de Simon West. Sauf que là, il manque clairement du liant entre les deux protagonistes. La première scène, qui sert d’introduction à la dualité, est balancée à la vitesse de l’éclair et n’arrivera jamais à faire ressentir de l’empathie pour l’un ou l’autre de personnages. Ensuite, d‘un point de vue purement scénaristique, il manque du volume à cette histoire qui reste obscure jusqu’à la fin mais dont les tenants et les aboutissants restent presque incohérents. Il faut dire que l’on a croire tout le long que Pierce Brosnan ou la CIA ont les mêmes objectifs, mais ne coopèrent pas, préférant se flinguer à tour de bras pour un conflit politique en Europe de l’Est. De ce fait, le spectateur nage dans un flou artistique qui manque d’accroche et qui manque aussi de panache.

C’est d’ailleurs là l’un des problèmes du film, qui n’arrive jamais, au sein de sa réalisation ou de son histoire, à fournir des éléments essentiels à un bon thriller d’action. Il faut dire que Roger Donaldson prend un minimum de risque avec une mise en scène classique, et parfois fainéante au niveau des scènes d’action qui demeurent molle et qui n’arrivent jamais à décoller. D’autant plus qu’il faudra compter sur quelques clichés du genre, comme lorsque la voiture explose avec un Pierce Brosnan marchant, dos à l’explosion dans une gestuelle de poseur. Rien, absolument rien, ne permet à ce film de se détacher de la norme des films à petit budget de ce genre. Et c’est bien dommage, car malgré tout, il y a de bonnes choses dans ce métrage.

L’ensemble se suit sans trop de problème de rythme, le film arrivant à trouver un bon équilibre entre l’action et les morceaux de puzzle de l’intrigue, permettant tout de même de comprendre l’essentiel sans être perdu. Il y a aussi une certaine alchimie entre les acteurs et le métrage évite soigneusement l’amourette à deux balles entre la belle plante du film (la sublime Olga Kurylenko) et le héros qui commence à prendre de l’âge et qui s’amuse avec son ancien élève. Cependant, cela reste assez peu pour rester dans les annales du genre, le film se contentant du minimum et réservant parfois des séquences d’une autre époque, comme le sauvetage de la fille du héros ou encore certaines séquences en flashback absolument inutiles et mal fichues.

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Au final, The November Man de Roger Donaldson est un thriller d’action assez décevant, mais qui n’est pas mauvais pour autant. En fait, il est symptomatique d’une époque où les anciennes gloires veulent revenir et montrer qu’elles sont encore en forme dans des films minimes, sans âme, sans envergure, mais qui permettent une approche en douceur. Ce film ne déroge pas à cette règle et reste parmi les thrillers d’action mineurs qui s’oublient assez vite et ne prennent pa assez de risque pour satisfaire tout le monde.

Note: 11/20

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Par AqME

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