Mélodie en Sous-Sol

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De : Henri Verneuil

Avec Jean Gabin, Alain Delon, Viviane Romance, Maurice Biraud

Année : 1963

Pays : France, Italie

Genre : Policier

Résumé :

A peine sorti de prison, Charles, un truand à la retraite, refuse de s’acheter une bonne conduite. Ce dernier décide de monter un gros casse: le cambriolage du casino Palm Beach à Cannes. Pour mener à bien ce projet, Charles aura à ses côtés Francis, un jeune voyou sans scrupules et Louis, beau-frère de celui-ci. Chacun aura un rôle bien défini : Charles surveillera les salles du casino, Francis utilisera ses charmes pour visiter les coulisses du lieu et Louis sera le chauffeur des deux compères.

Avis :

Entre Henri Verneuil et Jean Gabin, c’est une belle histoire d’amitié qui donna lieu à des collaborations en or massif. « Des gens sans importance« , « Le président« , « Un singe en hiver« , « Mélodie en sous-sol » ou encore « Le clan des Siciliens« , autant de films qui s’inscrivent sans aucune hésitation dans ce que le cinéma français a connu de plus beau, de plus culte et surtout de plus indémodable.

« Mélodie en sous-sol » est un classique du film de braquage qui réunit Gabin et Alain Delon. Avec ce film qui sent bon les années 60, Henri Verneuil nous offre un sacré bon moment de cinéma. Prenant, passionnant, surprenant, on ne voit pas le temps passer. Et alors que « Mélodie en sous-sol » vient de fêter ses cinquante-trois ans, on constatera que le film n’a pas pris une seule ride.

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Charles est un truand qui vient de passer quelques années à l’ombre. À sa sortie de prison, ce dernier est bien décidé à se refaire. Il a même un plan infaillible pour cambrioler un casino. Charles va devoir recruter une petite équipe. Et  » – À partir de maintenant, on travaille au chrono. Parce qu’une minute d’écart ne veut pas dire forcément soixante secondes. Ça peut se transformer en années de placard… »

« Mélodie en sous-sol« , c’est le polar par excellence ! C’est un film plutôt simple, mais d’une redoutable efficacité qui captive son spectateur. Encore une fois, Henri Verneuil réunit tous les ingrédients à l’écran pour nous faire passer un moment unique. Avant même d’aborder son intrigue, la première chose qui vient en tête quand on repense à ce film, c’est son incroyable mise en scène. Belle, classieuse, élégante, distinguée, Henri Verneuil nous immerge d’emblée dans son film et les années qui ont passées n’ont fait que renforcer le charme et le caractère incroyable de l’œuvre. Parcouru de scènes aussi magiques que surprenantes, on se laisse totalement envahir par le rythme génial du film. La scène du cambriolage est génialement tendue, les dragues d’Alain Delon sont excellentes, sortant tout droit d’une autre époque. Puis il y a ce final phénoménal, qui, à peine découvert, devient mythique. Un final surprenant, passionnant et agaçant à la fois. Un final tenu, maitrisé, qui démontre à lui seul le talent fou d’Henri Verneuil. C’est bien simple, des finals de cet acabit, ça ne parcourt pas souvent les écrans.

C’est de manière assez jubilatoire que le film est parcouru de répliques toutes plus géniales les unes que les autres. Comme souvent, Henri Verneuil a fait appel à Michel Audiard pour ses dialogues et c’est un régal pour les oreilles, les zygomatiques et les esprits. D’ailleurs de ce côté-là aussi, les répliques sont si fortes qu’elles en deviennent cultes presque instantanément.

Les dialogues accompagnent un scénario que Verneuil nous a préparé aux petits oignons. Parfaitement cohérent, parfaitement narré, parfaitement rythmé, l’intrigue est excellente du premier au dernier plan du film. Elle pourrait même être une référence en la matière, tant on ne peut rien lui reprocher.

Puis que dire de cette bande originale jazz signée Michel Magne, mis à part que là aussi, c’est un sans-faute. Cette BO apporte et contribue au charme et à la beauté même du film, habillant les plans, les scènes et les séquences de manières superbes.

« Mélodie en sous-sol« , c’est bien entendu le choc de deux titans du cinéma français, Jean Gabin et Alain Delon. Gabin trouve un rôle fait pour lui. Génial en vieux truand qui aimerait bien prendre sa retraite. On notera qu’on a rarement vu Jean Gabin aussi classe dans un film, Henri Verneuil le filme merveilleusement et le look et les attitudes qu’aborde l’acteur imposent d’emblée le respect qui lui ait dû. En face de lui, on trouve dans un rôle qui lui vaut tout autant les honneurs, un jeune Alain Delon plein de fougue. L’acteur dégage lui aussi un sacré magnétisme. On s’attache de suite et comme la plupart des personnages du film, on tombe sous son charme. De plus, ce choc des titans est soutenu par des seconds rôles robustes, tels que Maurice Biraud et la belle Viviane Romance.

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Ici, et pour la première fois, c’est une petite chronique pour un chef d’œuvre dont il n’y a trop rien à en redire, tant tout sonne juste, tout répond parfaitement à ce que l’on attend. « Mélodie en sous-sol » est un classique du polar, du film de braquage et du cinéma français tout court. C’est un film prenant, surprenant et bluffant que l’on n’est pas prêt d’oublier. Bref, il faut voir « Mélodie en sous-sol » !

Note : 20/20

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Par Cinéted

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