décembre 2, 2020

Cachez vos gosses ! Le Top 5 des cartoons pas du tout pour les enfants

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Le Monde de Dory est dans les salles depuis maintenant une semaine, et si beaucoup s’accordent à dire qu’il ne s’agit pas du meilleur Pixar (en même temps difficile d’être le meilleur Pixar maintenant que Vice Versa est sorti), il réjouit encore petits et grands, et réunit toutes les tranches d’âge.

Car dans le monde de l’animation, il y a différents types d’œuvres.

D’abord celles principalement à destination des enfants, plus légères, moins profondes, moins aboutis et souvent un peu plus simplistes, elles se mettent à la portée des bambins, souvent de manière ludique et gentillette.

Il y a aussi celles qui rassemblent, celles pour lesquelles le terme « pour toute la famille » prend tout son sens, et qui peuvent autant enchanter les plus petits par leur visuel et leurs péripéties que passionner les plus grands par leur portée et leur sous-texte (une spécialité chez Pixar).

Et puis il y a les autres. Les dessins animés qui ne sont pas, mais alors pas du tout destinés à nos chères têtes blondes, l’animation trash et déviante qui s’adresse de toute évidence aux adultes (ou alors c’est qu’il y a une mésentente grave sur le public cible).

 

Désireux de nager à contre-courant des fonds marins de Dory et ses amis, on a décidé de se pencher plutôt sur ce versant-là de l’animation.

Seulement, les longs-métrages, on commence à connaître, entre le Picha érotomane du Chainon Manquant et de Tarzoon, les délires trashs de Matt Stone et Trey Parker, Team America en tête, les Feebles dégueux de Peter Jackson, jusqu’aux animes jusqu’au-boutistes à la Urutsokidodji, on en a vu déferler sur les écrans et dans les bacs à dvds.

Du coup, on a préféré porter notre choix sur les séries animées, les cartoons, joyeusement pervertis par les velléités des adultes de faire dans le rentre-dedans, un peu comme si on avait notre propre Midi les Zouzous bardé d’atmosphère glauque, de sang, de sexe et d’humour plus que limite.

 

C’est parti pour le top 5 des cartoons à ne jamais montrer à vos gosses !

 

1/Les Moumines

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On commence avec quelque chose de soft, mais perturbant.

À l’origine, les Moumines (Mummintroll en VO) est une série de livres de la finlandaise Tove Jansson, décrivant la vie d’une famille de créatures (les Moumines donc), sortes de trolls aux allures d’hippopotames.

Créée en 1945, la série a eu un tel succès qu’elle a vite été transposée en bandes-dessinées, films d’animation, et bientôt séries d’animation de par le monde, puisqu’on lui connaît des adaptations russes, japonaises ou encore polonaises.

Jusqu’ici, rien que du tichou avec le plus souvent des dessins animés dans le style de leur pays de production, parfois même traduits en français.

Seulement avec la version austro-polonaise en stop motion des années 70, les Moumines (ou Moomins, cette version n’ayant été traduite qu’en anglais), l’ambiance va peu à peu tourner au franchement dérangeant, notamment avec un personnage incongru dans un cartoon pour enfants : The Groke.

The Groke, c’est littéralement la Mort incarnée, une chose informe et terrifiante qui détruit tout ce qu’elle touche et s’incruste dans la série apparemment sans raison aucune. Immobile (en tout cas on le la voit jamais se déplacer), le regard fixe, exhalant une horrible respiration, The Groke terrorise les Moumines dans de nombreux épisodes jusqu’à l’hystérie, et a certainement provoqué bon nombre de cauchemars chez les enfants ayant eu le malheur de croiser sa route.

Quel esprit malade peut bien avoir l’idée d’intégrer une métaphore de la Mort dans toute son inéluctabilité, avec un visuel aussi glauque, dans une série d’animation pour enfants qui à l’accoutumée fleure bon la guimauve et les bisous ?

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2/Happy Tree Friends

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Une petite ritournelle qui nous reste en tête, un univers enfantin, un visuel acidulé, des petits animaux tout mignons et… un massacre permanent ultra gore et déviant.

Créée en 2000 par les américains Kenn Navarro, Aubry Ankrum et Rhode Montijo, Happy Tree Friends est une weeb-série éminemment trash qui se moque des dessins animés pour enfants, et prend de toute évidence son inspiration dans le Itchy et Scratchy des Simpsons et la mort régulière de Kenny dans South Park.

Effectivement, la série, réalisée en flash, a beau se passer dans un décor enchanteur avec des protagonistes aussi mignons que Cuddles le lapin, Giggles l’écureuil ou Flippy l’ourson, son unique but est de torturer et massacrer tout ce beau monde de la manière la plus graphique, violente, et absurde qu’il soit.

Tout le sel de la série se trouve bien sûr dans le décalage entre le visuel et l’hyperviolence du propos, l’humour (noir, très noir) découlant de cette opposition, et de la loufoquerie générale des situations. Flippy l’ourson est un vétéran du Vietnam qui peut glisser dans une frénésie meurtrière si un événement lui fait revivre son traumatisme, Nutty l’écureuil fou se met toujours dans des situations mortelles à cause de son amour des sucreries, et l’un des personnages est même un mammifère préhistorique enfermé dans un bloc de glace !

Bref, un délire de sale gosse communicatif qui aura un franc succès, puisqu’on dénombre pas moins de cinq saisons, un ou deux spin-offs, des jeux vidéo, et même un long-métrage sorti en France en 2006, et constitué principalement d’épisodes encore inédits et de quelques bonus.

En attendant l’arlésienne d’un vrai long-métrage, toujours indiqué en développement sur le net.

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3/Bible Black

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Il en fallait un, puisque la pornographie s’est aussi emparé de ce medium là, voilà le hentai de la liste !

Vous me direz, des hentai en série, il y en a des tas, souvent complètement gratuits et volontaires dans leur érotisme graphique à la sexualité débridée, voire déviante. Certes, plus encore que ce petit cochon de Picha ou le Ralph Bakshi de Fritz the Cat, les japonais sont passés maîtres dans l’art de transposer leurs velléités et leurs déviances sexuelles sur écran (se rabattant même goulument sur l’animation quand la censure nippone pixellise la moindre partie honteuse des films pornographiques).

Mais bon, on n’allait pas faire une liste de tout ce que le pays du Soleil Levant fait de séries animées coquines, il fallait bien en choisir une, et ce sera celle-là.

Pas seulement parce qu’on y trouve des écolières en uniforme qui s’en débarrassent volontiers et un B.A BA du fétichisme à chaque épisode, mais aussi parce que dans son étalage de déviances, son côté surnaturel ouvertement horrifique et ses situations qui donnent parfois envie de tourner le regard, Bible Black fait figure de maître étalon de la série animée borderline.

Saphisme, sadisme, gang-bang, sévices à répétition, viol aussi bien masculin que féminin, « naturel » ou surnaturel, Bible Black enchaîne les scènes violemment scabreuses, et se vautre même carrément dans l’inceste et l’éphèbophilie (qui n’a pour elle que quelques années de différence avec la pédophilie), frères et sœur s’avérant sexuellement envoûtés et les élèves se retrouvant à la merci sulfureuse de professeurs hypnotisés et d’un principal hermaphrodite.

Car malgré tout ça, l’intérêt principal de la série réside dans son scénario réellement tordu et complexe, qui est plus qu’un prétexte aux scènes de sexe les plus débridées (bon, ça l’est, mais pas que).

Une histoire de sorcellerie et de démon invoqué 12 ans auparavant, qui refait surface lorsque qu’une lycéenne découvre un étrange ouvrage de magie aussi rose que noire et qu’une ancienne victime sacrificielle revient possédée par un tout nouveau pouvoir, acquérant à sa cause les écolières à grand renfort d’envoûtement.

Tout ça fait que, si Bible Black n’est pas vraiment gore, il accumule les situations douteuses d’autant plus scotchantes qu’elle servent un propos général concret (on parle quand même d’un hentai dans le plus pur style où un braqueur de banque viole une caissière avec un fusil à pompe avant d’appuyer malencontreusement sur la gâchette en pleine extase, et où un démon fait de même avec une apprentie sorcière en multipliant les excroissances pour couvrir tous les orifices).

La série originale, sous-titrée La Nuit de Walpurgis, a connu un franc succès, ce qui a amené les créateurs à en faire une suite, La Lance de Longinus, ainsi qu’une courte préquelle expliquant les origines de la malédiction originale, Bible Black Gaiden.

Et curieusement, la série est la seule de ce top à avoir été diffusée à la télé française ! On a pu la voir sur MCM dans l’émission « les mangas sexy de Katsuni » présenté par Céline Tran/Katsuni.

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4/ Salad Fingers

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Avec Salad Fingers, on entre de plein pied dans le glauque et le perturbant. Visuel minimaliste et épuré, musique électronique discordante, monologue chevrotants et personnages déstabilisants, la websérie créée en 2004 par David Firth semble tout droit sortie de l’esprit malade d’un sociopathe, et a donc logiquement gagné ses galons de série culte assez rapidement.

Elle suit les aventures routinières et lugubre du héros du même nom, humanoïde grotesque, à la peau verte, à la voix tremblante et aux longs doigts fins, qui passe la majeure partie de son temps à tester différentes textures sur ses doigts, à regarder couler son sang (qu’il appelle l’eau rouge) et à converser avec des marionnettes, des jouets, voire des cadavres. Le tout dans un univers désertique apparemment post apocalyptique qui ne le voit que rarement sortir de sa cabane sordide.

Animée en flash avec des graphismes qui semblent presque crayonnés, décrivant des situations pour le moins dérangeantes avec un humour si noir que la simple éventualité glace le sang, Salad Fingers est un dessin animé pour adulte que même certains adultes évitent de regarder pour éviter de voir les étranges personnages qui le peuplent hanter également leurs rêves.

Si les situations assez glauques ne suffisaient pas, la voix douce et ondoyante du personnage principal, en total décalage avec l’univers, le graphisme, et ce que celui-ci décrit, finit de donner une impression d’étrange, d’irréel, et de filer des frissons même aux plus endurcis.

Salad Fingers n’a duré que 10 épisodes (assez pour traumatiser une génération entière remarquez), mais son créateur David Firth est plutôt prolifique et son site internet regorge de films d’animation tout aussi glauques et tordus que cette série.

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5/ Mr Pickles

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Et pour finir, entrons dans l’antre de l’abomination des abominations, l’horreur ultime, le démoniaque toutou Mr Pickles.

Diffusé sur Adult Swim, chaîne réputée pour ses programmes et dessins-animés anti-conformistes, et à qui l’on doit, entre autres, NTSF :SD :SUV, Rick et Morty, Robot Chicken ou encore Superjail !, Mr Pickles suit les aventures de la famille Goodman et de leur chienchien adoré Mr Pickles.

Sauf que Mr Pickles est un psychopathe homicide et obsédé sexuel doublé d’un sataniste, qui passe son temps à mutiler, assassiner et violer ce qui lui passe sous la main, et dont la niche mène à un antre labyrinthique où se côtoient rivières de sang, pentagrammes, cadavres décharnés et esclaves en tenue SM.

Pourtant très attaché à sa famille et particulièrement au petit Tommy, Mr Pickles se faufile régulièrement hors de la maison pour exterminer tous ceux qu’il considère être une menace pour les Goodman, ou tout simplement éviscérer des clochards avant de s’accoupler avec leurs entrailles, démembrer des prostituées et se faire un costume avec leurs restes pour faire du pole dancing, ou tout simplement sacrifier le premier venu à Satan.

Bref, si la série n’oublie pas non plus de créer de véritables scénario, et même un fil rouge concret, son principal objectif est de ruer dans les brancards et de ne reculer devant rien pour raconter les exactions de son personnage principal, parmi les pires anti-héros que la télévision ait porté.

Ce qui n’a pas empêché Mr Pickles d’être diffusé à la télé donc, avec toutefois une interdiction stricte aux moins de 16 ans, et jamais en dehors du territoire américain (ou en tout cas dans aucun pays francophones).

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Et vous, vous connaissez d’autres séries animées à ne pas mettre devant tous les yeux, qui repoussent les limites du glauque, du violent ou du déviant ?

Par Corvis

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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