Stone Sour – House of Gold and Bones Part 2

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Avis :

L’industrie du disque va mal. Cela fait des années que l’on nous rabâche les même inepties et qu’il devient difficile de se faire du blé en chantant, mais on sort toujours plus d’objets High Tech qui permettent de lire les MP3 ou même les MP4. Se gargarisant dans la mauvaise foi et tenu par les couilles par les grands groupes industriels, le ministère de la culture est bien obligé d’abdiquer et de laisser les pauvres musiciens se démerder avec leurs ventes d’albums. Heureusement, beaucoup d’entres eux commencent à émettre des idées, à faire des suggestions, à devenir inventifs et innovants. Si l’on enlève le côté purement marketing qui consiste à vendre à moindre cout des skeuds de merde sur des sites de vente privée en avant-première, certains groupes, bien souvent américains, ont décidé de se sortir les doigts du cul et de proposer quelque chose de nouveau, s’appuyant sur la mode des séries. Après Green Day et son Uno, Dos et Très, voici que Stone Sour sort son deuxième épisode de House of Gold and Bones, et on est très content, surtout après le superbe premier album qui contenait des perles et qui était vraiment très efficaces (Gone Sovereign, Absolut Zero ou encore Taciturn). Alors ce deuxième épisode est-il aussi efficace que le premier ? Les morceaux sont-ils aussi bons ? Prêt pour un retour dans la maison de l’or et des os ?

Le premier constat que l’on peut faire lors de la première écoute de l’album, c’est que ce dernier est beaucoup plus calme que le précédent, allant plutôt vers le hard rock que vers le métal. Néanmoins, on sent tout de même une certaine nervosité dans les pistes, mais tout cela s’éloigne du premier skeud. L’autre constat, c’est que cet album est beaucoup plus sombre et complexe que son petit frère. Les morceaux sont plus longs, dépassant très souvent les quatre minutes et ils sont beaucoup plus construits, plus complexes dans leur approche. D’ailleurs la première pièce parle d’elle-même, avec un son très lourd, mais avec une certaine lenteur et une certaine noirceur avec des paroles là aussi plutôt dépressives. Mais on voit que Red City est extrêmement bien construite, avec une fin dantesque rappelant Slipknot. Bien entendu, il y a certaines chansons qui sont plus violentes que d’autres, mais elles demeurent moins nombreuses comme House of Gold and Bones, Do Me a Favor ou encore Gravesend. Le reste des morceaux ira plutôt vers quelque chose de plus rock ou encore vers le stoner. 82 ou The Uncanny Valley en sont de parfaits exemples, avec un rock rapide mais moins agressif qu’auparavant. On ressent aussi avec cet album la volonté de vers quelque chose de plus construit, de plus difficile à appréhender pour le public. En témoigne les quatre derniers morceaux qui se suivent dans une continuité très intéressante et montre tout le talent et le panel de Stone Sour, allant du morceau expérimental comme Blue Smoke, vers le hard qui tache comme Do Me a Favor puis vers la ballade avec The Conflagration pour finir vers du métal avec House of Gold and Bones.  Il faut aussi noter la technicité des musiciens et les solos de grattes toujours aussi efficaces et qui sauvent parfois le morceau comme sur Black John par exemple.

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Le skeud est bien entendu porté par la sublime voix de Corey Taylor, le hurleur de Slipknot qui profite de son interlude avec Stone Sour pour poser sa voix et proposer quelque chose de différent. C’est d’ailleurs ce qui fait le succès commercial de Stone Sour, avec Through the Glass de l’album Come What (Ever) May. Dans cet opus, on sent une certaine retenue sur certains passages pour éviter de trop pousser et de refaire du Slipknot, même si dans certains moments, comme à la fin de Red City, ou à la fin de Stalemate, où il rappelle son autre groupe avec sa grosse voix. Néanmoins, on aura ici du chant clair quasiment exclusivement et on retiendra le ton sublime de son organe comme le montre très clairement la superbe ballade The Conflagration qui enterre facilement Taciturn de l’album précédent. Par contre, les paroles sont très bien écrites et demeurent très sombres, tout du moins, beaucoup plus que dans l’opus précédent.

Au final, House of Gold and Bones Part 2 est une réelle petite pépite qu’il faut découvrir et savourer à plusieurs reprises pour en sortir toute l’essence. Plus travaillé, plus calme, mais aussi plus lugubre, cet album fait la part belle à des morceaux plus complexes où la guitare prend un rôle plus important et où Corey Taylor démontre toutes les facettes de sa voix. Un album plus que conseillé et qui montre que quand on a les idées, on peut faire de super trucs, même en musique !

  1. Red City
  2. Black John
  3. Sadist
  4. Peckinpah
  5. Stalemate
  6. Gravesend
  7. 82
  8. The Uncanny Valley
  9. Blue Smoke
  10. Do Me a Fovar
  11. The Conflagration
  12. House of Gold and Bones

Note : 17/20

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