Death Angel – The Evil Divide

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Avis :

Dans le domaine du thrash métal, on a souvent tendance à ne lister que Metallica et ses confrères du Big Four, à savoir Anthrax, Megadeth et Slayer. Mais les années 80 ont aussi fourni leur lot de groupes devenus plus ou moins cultes au fur et à mesure des années et notamment dans ce que l’on appelle communément la Bay Arena. Non pas qu’il s’agisse d’un endroit où tout explose, mais c’est une référence à tous les groupes de thrash métal qui ont vu le jour aux alentours de Los Angeles ou San Francisco dans les années 80, avec notamment Exodus, Metallica, Slayer ou encore Possessed. Dans tout ce petit lot, on retrouve Death Angel qui aura une particularité, l’âge de ses membres. En effet, en 1987, date de formation du groupe, le batteur n’a alors que 14 ans. Et malgré ce jeune âge, le groupe va faire un carton et devenir l’un des groupes les plus en vue du moment. Malheureusement, après trois albums, le groupe subit un grave accident de bus et le batteur est gravement blessé. Le chanteur décide aussi de quitter le groupe avant de revenir en 2001. Et il faut croire que cette pause d’une dizaine d’années leur a fait du bien, car depuis, Death Angel fournit encore et toujours des galettes. The Evil Divide est le neuvième album studio de la formation et le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe en a encore gros sur la patate.

Le skeud commence avec The Moth, et c’est une parfaite entrée en la matière. Il faut dire que le groupe en a sous le capot et livre une première prestation puissante et très intéressante sur le plan technique. Les riffs sont agressifs, on pourrait presque croire à du Heavy ou du Power dans les premières secondes, puis le groupe emballe le tout avec une vitesse incroyable et une violence indéniable sur les accords de gratte. Bien entendu, le refrain rentre rapidement en tête et on n’échappera pas à un solo incroyable. Cette structure très simple mais finalement efficace se retrouvera ensuite dans Cause for Alarm, qui, malgré une rythmique moins dense, sera tout aussi tonitruante. Mais le groupe livrera tout de même deux pièces maîtresses totalement maîtrisées qui sont Father of Lies et Hatred United – United Hate. Le premier titre est d’une efficacité sans faille avec une rapidité incroyable et une violence exacerbée. Cependant, on niveau du chant, on sent aussi une réelle maîtrise, le chanteur alternant entre des moments plus chantés et d’autres plus criés et les ruptures offrent des moments de pause avant de repartir sur des riffs agressifs assez hallucinant. Le second titre, quant à lui, reposera plutôt sur une ambiance lourde et malsaine avant de partir vers une rythmique scandée mais tout aussi efficace, donnant envie de headbanger à tout bout de champ. D’ailleurs, n se rapproche presque d’un groove métal au niveau des riffs.

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Néanmoins, le groupe ne propose pas toujours des choses incroyables et il tombe parfois dans le morceau plus facile ou qui marque moins. C’est ce qu’il se passe avec Hell to Pay par exemple, qui est très rapide, très violent, mais auquel il manque un supplément d’âme pour vraiment entrer en tête, et cela même si l’on y retrouve un peu de Slayer dedans, notamment dans la rythmique et le chant plus crié. On peut aussi citer Breakaway qui demeure moins efficace que les autres, même si ça reste un très bon titre. En fait, ce qu’il manque réellement à cet album, c’est un moment de pause, un titre plus calme afin de montrer toute la palette artistique du groupe. Alors il y a bien Lost qui pourrait correspondre à la ballade du skeud, mais entre les riffs agressifs et un rythmique très cadencé, autant dire que l’on ne s’enlacera pas comme sur un Nothing Else Matters. Cependant, c’est le morceau le plus calme et qui montre que e groupe peut aussi faire un thrash moins puissant mais tout aussi touchant. Et puis finalement, si ce n’est pas le crédo du groupe, ils ont bien raison de ne pas céder à l’appel du commerce et à faire ce qui leur semble bon. D’ailleurs, entre tous les bons morceaux, on peut aussi citer l’entêtant It Can’t Be This ou encore la sublime dernière pièce Let the Pieces Fall qui clôture un album d’une grande qualité.

Au final, The Evil Divide, le dernier album studio de Death Angel, s’avère être un excellent skeud qui ne fait pas dans la dentelle, qui demeure assez court, mais d’une efficacité impressionnante. Sans jamais tomber dans le piège du mercantile, le groupe montre qu’il est toujours présent malgré ses presque trente années d’existence et il se pourrait bien que cet album fasse partie des meilleurs efforts métal de l’année.

  1. The Moth
  2. Cause for Alarm
  3. Lost
  4. Father of Lies
  5. Hell to Pay
  6. It Can’t Be This
  7. Hatred United – United Hate
  8. Breakaway
  9. The Electric Cell
  10. Let the Pieces Fall

Note : 18/20

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Par AqME

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