Killswitch Engage – Disarm the Descent

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Avis :

Est-il difficile de se faire connaître en composant des musiques pour des bandes originales de nanars de luxe ? Il faut croire que non, car avec Killswitch Engage, c’est bien tout le contraire qu’il s’est produit. Formé en 1999 dans le Massachusetts, le groupe connait quelques passages difficiles après le deuxième album Alive or Just Breathing et le départ soudain de son frontman Jesse Leach suite à une dépression. Néanmoins, l’un des morceaux est utilisé dans la bande originale du sympathique Freddy Vs Jason de Ronny Yu. Recrutant Howard Jones pour remplacer le chanteur, le groupe va prendre un tournant musical assez inattendu. Lorgnant du côté du heavy et du power métal, le groupe va connaître un gros succès avec The End of Heartache qui deviendra d’ailleurs la pièce maîtresse du nanar Resident Evil Apocalypse. Par la suite, Killswitch Engage devient un groupe à suivre de très près et renoue rapidement avec le succès avec As Daylight Dies et le tube My Curse ainsi qu’avec Holy Diver reprise de Dio. Seulement, suite à un diabète de type 2, Howard Jones quitte le groupe après neuf ans de bons et loyaux services. Mais qui va le remplacer au sein du groupe ? Les rumeurs vont bon train, jusqu’à prétendre que Phil Labonte, le leader de All That Remains, reprendrait le flambeau, mais c’est finalement Jesse Leach, le chanteur d’origine qui revient sur le devant de la scène pour Disarm the Descent ! Alors bonne nouvelle ou pas ? L’album est bon ? Allons voir ce que ce sixième album a dans le ventre !

L’album commence très brutalement avec Hell in Me. Enchainant hurlement primaire avec une batterie frappadingue, on se rend vite compte de l’énergie retrouvée par le groupe. D’autant plus que malgré le changement de chanteur, on ressent tout de même un certain fil conducteur qui relie tous les albums du groupe, gardant un aspect très metalcore, mais s’approchant aussi rapidement du heavy ou du power avec des guitares très mélodiques. D’ailleurs on retrouvera un aspect Power avec Beyond the Flames, la deuxième pièce de l’album. On aura d’ailleurs cet aspect plusieurs fois dans l’album avec des morceaux comme Time Will Not Remain ou encore A Tribute to the Fallen. On aura aussi notre lot de moment purement métal avec une certaine violence et un rythme effréné comme le prouve Blood Stains ou encore Slave to the Machine. On retrouvera des guitares bien saturées lors des couplets et surtout un rythme d’enfer imposé par une batterie ultra rapide. Néanmoins, on aura toujours droit à des refrains en chant clairs qui rentrent étonnamment bien dans la tête et cela grâce à des guitares qui deviennent rapidement mélodieuses et qui proposent des solos endiablés donnant envie de headbanger dans tous les sens. On aura cela dans The New Awakening ou encore dans le tube In Due Time, morceau excellemment produit et vraiment ravageur montrant toute la technicité du groupe et tout le talent du chanteur, qui montre un retour incroyable et une envie retrouvée. On pourra surement pester contre les morceaux qui durent malheureusement peu de temps comme les deux premiers morceaux ou encore The Call, mais ils demeurent vraiment efficaces. Enfin, comment ne pas citer la ballade de l’album, Always, bien loin des standards du genre, proposant un gros son bien lourd et malgré tout une délicatesse incroyable.

Killswitch-Engage

Mais finalement, le plus important dans ce skeud, c’est le retour évènement de Jesse Leach à la tête de la formation. Et on peut dire que cela fut une bonne idée ! Même si Howard Jones avait vraiment une belle voix et qu’il assurait au niveau du chant clair, le chant hurlé était vraiment au second plan dans les derniers albums, perdant beaucoup en énergie. Avec Disarm the Descent, le groupe s’assure un retour en force, et cela dès la première piste o Jesse Leach explose sa voix et donne un chant clair puissant et compréhensible (comment ne pas reprendre All This Place, Inside of Me !). Mais bien au-delà de ça, il se montre capable d’assurer un gros chant suivi d’un chant clair du plus bel effet comme on peut l’entendre dans In Due Time par exemple ou dans You Don’t Bleed for Me. Par contre, on écoutera d’une oreille distraite les deux derniers morceaux, en live, Numbered Days et My Curse, qui ressortent assez mal et semblent mal enregistrées.

Au final, Disarm the Descent, le sixième album de Killswitch Engage et plutôt bon voir très bon. Mettant en avant un skeud avec 4 pistes et deux live, on peut dire que le groupe ne se fout pas de notre gueule. Mais en plus, la qualité est bien présente, alternant des morceaux rapides et très nerveux, renouant presque avec le côté metalcore du début, et des morceaux plus longs et plus travaillés où le groupe montre tout son talent. Bref, un retour en force qui promet de grands moments sur scène !

  1. Hell in me
  2. Beyond the Flames
  3. The New Awakening
  4. In Due Time
  5. A Tribute to the Fallen
  6. The Turning Point
  7. All That we Have
  8. You Don’t Bleed For Me
  9. The Call
  10. No End in Sight
  11. Always
  12. Time Will not Remain
  13. Blood Stains
  14. Slave to the Machine
  15. Numbered Days (Live)
  16. My Curse (Live

Note : 16/20

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