Hatebreed – The Divinity of Purpose

Hatebreed

Avis :

Pour tous ceux qui écoutent un peu tous les genres de métal, il est difficile de passer à côté de Hatebreed, un des meilleurs groupes de metalcore du moment. Mais qu’est-ce que le metalcore ? Il s’agit d’un genre assez violent, qui est un mélange entre Heavy et punk hardcore. En gros, on a un gros type qui chante avec une grosse voix, qui gueule parfois, et des riffs de guitares très secs avec uns sonorité qui se rapproche du métal mais parfois en plus rapide. Hatebreed est né durant les années 90 et a connu plusieurs changements de line-up. Hormis le chanteur qui n’a pas bougé depuis le début, le groupe a vu ses guitaristes aller et venir au grès du vent. Le succès commercial arrive en 1997 avec leur premier album Satisfaction is the Death of Desire puis avec Perseverance qui sera bien vu dans la presse et sera très vite comparé à Slayer. Enchainant les premières parties de groupes cultes comme Slayer mais aussi Deftones ou encore Napalm Death, Hatebreed sort alors Rise of Brutality en 2003 qui est une véritable tuerie. Le groupe enchaîne avec Supremacy et Hatebreed en 2006 et 2009 et il aura fallu attendre 4 ans pour voir leur dernier skeud sortir, The Devinity of Purpose. L’album est-il bon ? Je peux vous dire que oui !

Préférant les morceaux courts et directs, Hatebreed a toujours eu l’habitude de proposer des pistes durant le plus souvent moins de 3 minutes. En conséquence les albums sont courts mais très denses, nous coupant le souffle après chaque écoute complète. The Devinity of Purpose ne déroge pas à la règle et le groupe continue à suivre une ligne de conduite très dure, violente, mais vraiment intéressante. Ainsi, les 12 pistes présentées ne dépassent jamais les 4 minutes et iront toujours droit au but. L’entrée en matière est d’ailleurs très forte avec Put It to the Torch, très violente et très rapide. La suit est du même acabit comme Honor Never Dies ou encore Own Your World. Alors on pourrait se dire que tout un album sur le même rythme avec la même voix braillarde, c’est pénible. Mais c’est là qu’intervient la magie du groupe, proposant des rythmes variés et surtout mettant toujours quelque chose de neuf dans chaque morceau. Ainsi, The Language, véritablement le meilleur morceau de l’album avec The Devinity of Purpose met en avant un solo de guitare, chose que le groupe ne nous avait pas habitué, surtout avec une guitare non saturée. On aura droit aussi à des introductions plus travaillées qu’auparavant, comme avec Before the Fight Ends You ou encore Nothing Scars Me. De plus, on ressent toutes les influences du groupe en fonction des titres. Par exemple, Dead Man Breathing rappelle les morceaux de Slayer ou le gros métal qui tâche, Indivisible ressemble plus à du punk hardcore avec sa ligne de basse en guise d’introduction. Ainsi, aucun morceau ne se ressemble et on en aura pour notre argent et pour nos oreilles. On aura même droit à des rythmiques hallucinantes de rapidité comme pour Bitter Truth qui est très rapide et impressionnante, notamment sur le début. Enfin, malgré la violence du groupe, chaque instrument à son rôle bien précis et on arrive à distinguer la basse, de la guitare et de la batterie, mettant en avant le talent des musiciens.

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On pourra reprocher à Jamey Jasta, le chanteur du groupe de ne jamais utiliser sa voix claire pour interpréter les morceaux de Hatebreed, mais cela n’est pas du tout dans leur ligne de conduite. En effet, depuis le premier album, le groupe est resté fidèle à lui-même et ne s’aventure jamais dans le chant clair. Néanmoins, il n’est pas un growleur pour autant, il ne va pas se mettre à faire des gargarismes avec sa gorge. Avec une voix cassée et très puissante, il va permettre aux chansons de prendre une ampleur assez violente et surtout, il va suivre le rythme rapide imposée par les rythmiques. Néanmoins, on notera certains changements, notamment avec la présence de chœurs pour donner encore plus une impression de violence (donnant la sensation d’être devant une rébellion à grand coup de cocktail molotov) mais on notera surtout une grosse différence avec The Divinity of Purpose, où il va essayer d’entamer un chant clair un peu cassé pour monter en puissance crescendo. Au niveau des paroles, on reste dans l’engagement politique et ou encore anti-racial. Attention, ils ne sont pas racistes, loin de là, bien au contraire, ils prônent la tolérance et l’annulation de la notion de race, d’où le nom du groupe Hatebreed (déteste les races).

Au final, The Divinity of Purpose est un excellent album, complet, violent et dans la même veine que ce que propose le groupe depuis maintenant plus de 15 ans. Si cela peut sembler redondant à une oreille pas averti, le groupe sait varier ses sonorités et montre toutes ses influences, du métal au punk hardcore. Bref, un album très bon qui donne vraiment envie de headbanger !

  1. Put it to the Torch
  2. Honor Never Dies
  3. Own Your World
  4. The Language
  5. Before the Fight Ends You
  6. Indivisible
  7. Dead Man Breathing
  8. The Divinity of Purpose
  9. Nothing Scars Me
  10. Bitter Truth
  11. Boundless (Time to Murder It)
  12. Idolized and Vilified

Note: 16/20

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