octobre 27, 2020

Real Steel

affiche-real-steel-2011-5

De : Shawn Levy

Avec Hugh Jackman, Dakota Goyo, Evangeline Lilly, Anthony Mackie

Année: 2011

Pays: Etats-Unis

Genre: Action/Science-Fiction

Résumé :

Dans un futur proche, la boxe a évolué pour devenir un sport high-tech. Charlie Kenton, un ancien boxeur, a perdu toute chance de remporter le championnat depuis que les humains ont été remplacés sur le ring par des robots d’acier de 900 kilos et de 2,40 m de haut. A présent, il n’est plus qu’un manager minable qui utilise des robots bas de gamme fabriqués à partir de pièces de récupération. Il gagne juste assez pour survivre d’un combat à l’autre. Lorsque Charlie touche le fond, il accepte à contrecœur de faire équipe avec son fils Max, qu’il a perdu de vue depuis des années, pour construire et entraîner un champion. Dans l’arène où tous les coups sont permis, les enjeux sont plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été. Contre toute attente, Charlie et Max ont une chance, une seule, de faire leur grand retour…

Avis :

Quand on décide de faire un film familial, il faut remplir certains points pas si évidents que cela. La première chose à faire, c’est de rendre le métrage accessible. Cela signifie qu’il faut faire quelque chose de pas trop violent, de pas trop compliqué et avec un thème qui attirera les enfants comme les parents. Ensuite, il faut un scénario simple mais pas débile. En effet, les trois quarts des films familiaux sont là pour inculquer des valeurs familiales essentielles et parfois un peu chiantes, mais obligatoires. Enfin, il faut s’accrocher à quelque chose qui est à la mode et qui va enchanter les enfants. Shawn Levy avait déjà réussi ce pari assez complexe en réalisant La Nuit au Musée qui était très novateur et franchement enchanteur, rendant les visites au musée un peu moins chiantes et sentant moins la naphtaline. Il revient avec un autre genre de film, plus science-fiction, mais toujours grand public avec Real Steel ou des robots géants se mettent sur la gueule. Alors que vaut ce film ? Bonne surprise ou ennui mortel ? Le film n’est-il pas trop violent ? Êtes-vous prêts à rentrer sur le ring ?

Real Steel 2 Movie

Alors tu vois, si tu veux faire de l’huile, tu te mets dans cette position !

Le scénario de départ de Real Steel est très simple. On va suivre Charlie Kenton, un ancien boxeur hargneux qui utilise des robots pour combattre à sa place. Sur le déclin, il accumule les défaites et les humiliations. Un coup du sort va lui retomber sur le coin de la figure lorsqu’il apprend que son ex-femme est décédée et qu’il doit passer au tribunal concernant la garde de son fils qu’il n’a pas connu, ne voulant pas s’en occuper. Il entrevoit une échappatoire, gardant son fils deux semaines et le rendant à sa belle-sœur qui veut le garder après, moyennant quelques dollars. Il se retrouve alors avec ce fils qu’il n’a pas connu sur les bras et doit se refaire pour gagner de l’argent. Lors d’une fouille dans une décharge pour robot, son fils trouve un ancien robot de combat, qu’il va rafistoler et qui va s’avérer le chainon manquant entre eux deux. On se retrouve donc devant LE film familial par excellence. Le scénario est simple, l’histoire va droit au but et affiche clairement le message de retrouvaille et d’amour entre un père et son fils. D’autant plus que le thème des robots boxeurs est très vendeurs, surfant sur la vague des Transformers et donnant toujours un sentiment d’impressionnisme sur les enfants. Alors avec tout ça, on pourrait croire que le film est naze, voir navrant, mais il n’en est rien, car il s’en dégage une volonté de bien faire et surtout une réelle bonne humeur. S’éloignant des films de Michael Bay pour proposer quelque chose de plus intelligent et de plus subtil, le film va permettre de voir une relation humaine se former au milieu des robots et la fin révèle que l’humain sera toujours plus fort que la machine. Et du coup, les robots ne sont là qu’en second plan, se substituant à l’homme pour les combats et la violence. Et finalement, si on retiendra forcément les robots, grâce à leur look et aux scènes de baston terriblement efficaces, on aura une réelle envie d’amélioration pour cette petite famille et on sera touché par cette histoire.

Mais pour être touché par cette petite famille, il fallait des acteurs convaincants et bons. C’est alors que surgit Hugh Jackman, délaissant pour un petit moment les griffes d’acier pour les transférer dans un homme d’acier. Parfait en bourru de service mais aussi en looser de service, il aborde ce rôle avec un certain naturel et demeure très convaincant, voir très touchant même dans les moments difficiles, comme le coup du nacho (ceux qui ont vu ou verront le film comprendront). Il n’est jamais bien loin du rôle de Wolverine, mais il s’en éloigne, surtout vers la fin, comprenant alors sont vrai rôle de père. J’avais des réticences avec le jeune acteur Dakota Goyo. Ce jeune canadien que l’on a pu voir dans Defendor ou encore Thor joue ici le fils du héros et j’avais peur d’un gamin pleurnichard et insupportable. Finalement, il s’en tire avec les honneurs, affichant une répartie infaillible et un courage incroyable. On s’attache très vite à son personnage, à cet enfant perdu et triste mais au caractère bien trempé. On regrettera seulement le petit rôle d’Evangeline Lilly, sublime, mais assez anecdotique, sauf pour la maturité du héros. On aimera aussi détester les méchants de l’histoire, une grosse pétasse russe en tenue moulante qui pense détenir le monde dans sa main grâce à son pognon et son super chinois expert en informatique, imbu de lui-même. Les acteurs sont assez bons et le pari demeure remplit.

Enfin, le film recèle un rythme très soutenu, alternant phase d’apprentissage, de connaissance entre nos deux héros et combats nerveux entre robots. Les effets spéciaux sont impressionnants, mettant en scène des robots aussi imposants que variés et la violence en demeure à la fois accrue, car les mises à mort sont de mise, mais aussi affaiblie car il ne s’agit que de robot. Jouant sur cette ambivalence, le film est vraiment accessible pour tout le monde et demeure tout public. Chaque design est vraiment bien calculé et le film ressemble à un jeu vidéo géant, entre Midas le robot punk, le robot gorille ou encore Zeus, l’ultime robot inépuisable.

real-steel-photo-1

Tu vois p’tit gars, je t’avais dit que la critique serait positive !

Au final, Real Steel est un vrai moment familial et sympathique. Possédant un rythme soutenu avec des acteurs convaincants et une histoire, certes classique, mais bien ficelé et agréable, le film permet de passer un bon moment, réservant son lot de sourire, de larmichette et parfois de rire. Bref, un bon film qui n’a rien d’original mais qui donne la banane et en ces temps austères, c’est plutôt une bonne chose.

Note : 16/20

Image de prévisualisation YouTube

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.