octobre 27, 2020

La Gloire de mon Père

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De : Yves Robert

Avec Julien Ciamaca, Philippe Caubère, Nathalie Roussel, Didier Pain

Année : 1990

Pays : France

Genre : Comédie Dramatique

Résumé :

Le jeune Marcel Pagnol part en Provence avec toute sa famille pour les vacances d’été. Enfant de la ville, c’est la découverte de la nature, des grands espaces et la fierté d’avoir un père grand chasseur. Des vacances qui marqueront à jamais ses souvenirs d’enfance.

Avis :

Grand acteur et réalisateur français, Yves Robert est l’un des spécialistes de la comédie. Au cours de sa carrière, que ce soit devant ou derrière la caméra, Yves Robert s’est illustré particulièrement dans ce domaine. Certains de ses films sont même aujourd’hui des classiques du cinéma français. On pense d’emblée à « La Guerre des boutons« , à « Le Grand Blond avec une chaussure noire« , puis à « Un éléphant, ça trompe énormément » et enfin mon petit préféré « Courage, fuyons« .

Traversant les décennies avec assurance, aujourd’hui, on va s’arrêter sur sa dernière décennie, du début des années 90. Et pour entamer cette dernière décennie, le réalisateur a décidé de rendre hommage à l’illustre Marcel Pagnol en portant à l’écran le roman éponyme du célèbre auteur. Avec « La gloire de mon père« , Yves Robert va nous raconter l’enfance de Pagnol et plus particulièrement un été que l’auteur estimait énormément dans sa vie. Un été où son amour pour la Provence est né. « La gloire de mon père » sera un joli film, une jolie aventure portée par le chant des cigales.

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Par un après-midi de Février 1895 naît un petit garçon appelé Marcel. Ce petit garçon aura une destinée incroyable et sera connu de tous, puisqu’il s’agit de Marcel Pagnol. Mais avant d’être l’auteur et cinéaste reconnu par tous, il fut un petit garçon (prodigue) qui vivait une vie comme tous les petits garçons de son âge. Fils d’un instituteur, le jeune Marcel porte son père en véritable héros. Alors que la vie est douce et paisible, que la famille s’agrandit avec un petit frère, Paul, et une petite sœur, Germaine, le jeune garçon va partir un été en vacances loin de la ville. Dans une petite villa perdue dans les collines, il va alors découvrir la nature et les grands espaces. Des vacances qui le marqueront à jamais.

C’est au cœur des collines de la Provence des années 1900 qu’Yves Robert nous emporte pour un premier chapitre et l’on se laisse bercer.

Sur un scénario à la base assez simple, le réalisateur nous entraîne dans un voyage initiatique des plus plaisants. Raconté en permanence avec la voix off d’un vieux Marcel Pagnol qui revient avec douceur et mélancolie sur son passé, « La gloire de mon père » est un film qui sera aussi touchant de par sa mélancolie que drôle de par son ton libre et l’amusement de ces deux garnements, alors en pleine découverte de la vie. Rêves de gamins, grandes virées dans les collines, petit braconnage et partie de chasse à l’issu revancharde seront au programme. Ce qui est très prenant dans ce film, c’est la simplicité des choses et des gens. Une simplicité qui fait choc avec ce qu’est devenue la société aujourd’hui. Avec ce film et sa suite, on se rend compte que l’on ne prend plus le temps de rien et les sujets que cette « Gloire de mon père » aborde de belles manières donne envie de s’arrêter quelques instants et de profiter du moment présent. Car comme on le ressent à l’écoute de la voix du vieux Pagnol, le temps passe à une vitesse folle et l’on peut passer à côté de l’essentiel. Peu de films ont le pouvoir de laisser ce ressenti et Yves Robert y arrive très bien et encore bien plus dans « Le château de ma mère« .

Caressé dans le ton chaleureux du soleil du sud de la France, « La gloire de mon père » est un véritable dépaysement qui nous donne envie de partir à la découverte de ces collines. Très bien mis en scène, Yves Robert filme ces paysages comme un véritable personnage qui enveloppe d’amour le jeune Marcel, sa famille et ses amis. Encore une fois, c’est simple mais c’est beau.

Le rôle du jeune Marcel est confié à Julien Ciamaca (dont ce film et Le château de ma mère seront les seuls dans lesquels le jeune garçon jouera) qui n’aura aucun mal à nous convaincre et nous amuser. Le jeune garçon dégage quelque chose de très spontané qui fait qu’on a envie de suivre son parcours dans ces collines. Tout comme son copain Lili, joué par le jeune Joris Molinas. Les deux garçons composent un sacré duo, plein de malices et de vie. Le père de Marcel est campé par Philippe Caubère. L’acteur est tout simplement génial dans ce film. Tendre et drôle, il porte un regard bienveillant sur ses enfants. Un regard et un sourire qui sont des plus touchants. Il n’y a pas de superflu ici, pas d’esbroufe (c’est peut-être un peu trop idyllique pour être vrai, mais qu’importe, ça fait du bien) et c’est ce qui fait le charme de tous les personnages. Chacun d’eux finit par nous ressembler.

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« La gloire de mon père » est donc un joli film sur l’enfance, ses rêves et son innocence. C’est un film devant lequel on s’évade, c’est un film qui fait du bien. Mais c’est aussi un film qui ne fait que planter le décor pour sa suite, qui en sera d’autant plus touchante. C’est donc un film qu’on recommande grandement. C’est une ode à la vie, tenu par des personnages sincères.

Note : 15,5/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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