Moonwalker

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De : Jerry Kramer, Colin Chilvers et Jim Blashfield

Avec Michael Jackson, Sean Lennon, Kellie Parker, Joe Pesci

Année : 1988

Pays : Etats-Unis

Genre : Fantastique

Résumé :

Dans les années trente, Monsieur Big, un malfrat de la pire espèce, sévit dans les rues de Chicago. Lorsqu’il s’en prend à de jeunes enfants, Michael Jackson ne peut s’empêcher de réagir et avec l’aide de ses amis, Sean, Zeke et Katie, ils vont tout faire pour mettre ce dangereux truand sous les verrous. Un combat du bien contre le mal au sommet.

Avis :

S’il y a bien une période dans le cinéma où les producteurs, réalisateurs et acteurs se permettaient un peu tout et n’importe quoi, c’est bien dans les années 80. Époque sublime, superbe qui a vu naitre un nombre incalculable de projets fous, de films divertissants, de personnages indémodables, de films qu’on ne cesse d’aimer trente ans plus tard, d’aduler et de revoir. Les années 80 sont une période incroyablement riche où l’on essayait sans avoir cet Hollywood ultra boursier d’aujourd’hui. Le principe était de divertir et l’on ne peut que regretter cette période d’une créativité absolue, qui pouvait voir naître des projets aussi beaux et différents que « Out Of Africa« , « Raging Bull » « Retour vers le futur« , « E.T, l’extraterrestre« , « The Wall, Pink Floyd » ou encore « Full Metal Jacket« , « Koyaanisqatsi » et tant d’autres films encore.

Et parmi ces projets un peu dingues et tripés, il y a eu en 1988 ce « Moonwalker« , un projet indéfinissable qui mettait en scène, tout en le glorifiant, Michael Jackson, qui était à cette époque le roi du monde. Film puzzle, vision de l’univers de Michael Jackson, documentaire, comédie, clip géant, film de gangsters, comédie musicale, parodie ? En fait « Moonwalker« , c’est un peu le mélange de tout ça, pour un résultat unique, drôle, déstabilisant, mais toujours fun.

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« Moonwalker » c’est Michael Jackson qui se balade dans les rues, pour arriver dans les années 30 et se confronter à Mister Big, parrain de la mafia de Chicago. Michael Jackson, aidé de ses amis, va alors tout faire pour le mettre hors d’état de nuire (ça, c’est pour les plus grandes lignes).

Il est assez difficile d’aborder « Moonwalker » dont le projet est aussi fou que singulier. Divisé en deux parties très distinctes, la première sera en quelque sorte un documentaire qui retrace les débuts de la pop star, depuis la période des « jacksons 5 » avec ses frères, jusqu’à sa chanson « Dirty Diana« , où le chanteur s’en prend directement à Diana Ross, l’ancienne amie qui l’a trahi. Cette première partie est intéressante, car elle offre un bon documentaire où l’on peut voir toute l’évolution de Jackson. On prend plaisir à revisiter les tubes indémodables de l’idole. Les premiers pas solo, les premiers gros succès, « Ben« , « She’s Out of My Life« , « Billie Jean« , « Thriller« , « Bad« , bref, le film est un petit best of à lui seul.

Puis arrive la deuxième partie, celle dont on ne sait trop comment l’aborder. Fiction rêvée, ça commence par une excellente parodie de « Bad » faite par des gamins. C’est drôle, bien vue, léger, et l’on se laisse prendre au jeu. Puis les différents réalisateurs ne savaient trop que faire de « Moonwalker » et cela va être un enchaînement de sketchs et de clips de Michael Jackson avec bien entendu Michael Jackson qui joue son propre rôle. Si le tout est excellent, car complètement improbable et deuxième, voire même troisième, degré, on notera tout de même le vide du projet. Certes, le film divertit, mais on aurait aimé qu’il ne repose pas seulement sur Michael Jackson et ce qu’il est. Une véritable intrigue aurait été la bienvenue, même si on lui incorpore certains clips de Jackson. Une intrigue aurait solidifié le film, car, si pour ceux qui comme moi, ont découvert le film petit et on grandit avec, il reste un vrai plaisir à voir, et l’on ne peut s’empêcher de l’aimer, mais pour ceux qui vont le découvrir aujourd’hui, ils risquent d’être on ne peut plus dubitatifs dans le manque total de narration et les grands moments de grand n’importe quoi. Rappelons que pour fuir Joe Pesci (hilarant à chacune de ses apparitions) par exemple, Michael Jackson se transforme en voiture et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de celle du film « Sans Issues » de Harley Cokeliss. Et cela sans aucune explication, bien entendu. Et des moments comme ça, la seconde partie du film en est pourvue à ne plus savoir qu’en faire et le film peut parfois tourner au ridicule, un peu mégalo. On pense notamment au moment où Michael Jackson se transforme en robot.

Si le film risque donc de laisser dubitatif dans son « intrigue », qui manque de fond, et a tendance à partir dans tous les sens tant le film est en roue libre, on ne pourra pas en dire autant de la mise en scène qui croule sous les idées toutes plus folles les unes que les autres. Le film n’a pas vraiment de sens, et les réalisateurs se sont permis un peu tout et n’importe quoi, essaient certaines choses, testant des plans audacieux, des séquences assez bluffantes et le tout est superbement chorégraphié avec la musique de Michael Jackson. Reste que parfois, les effets spéciaux ont mal vieilli et si on leur reconnaît l’audace, il est vrai que le découvrir aujourd’hui peut choquer. Il faudra donc le replacer dans son époque.

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« Moonwalker » est donc un ovni, comme on ne pouvait qu’en faire dans les années 80. C’est un film qui reste vraiment fun, à condition de ne pas chercher de cohérence. C’est un film que j’ai envie de conseiller avec de très grandes réserves, car comme je le disais, c’est un film que j’aime parce que j’ai grandi avec et aussi parce que j’ai toujours apprécié Michael Jackson, sa musique et ses clips, et le découvrir aujourd’hui risque (ou pas) d’être assez perturbant.

Note : 13/20

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Par Cinéted

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