janvier 19, 2021

Riley Jenson 1. Pleine Lune – Keri Arthur

Riley jenson 1

Résumé :

Riley Jenson est une créature rare : un hybride de vampire et de loup-garou. Avec son frère Rhoan, elle travaille à Melbourne pour une organisation chargée de faire respecter la loi parmi les êtres surnaturels et de protéger les humains. Si Rhoan est un gardien enthousiaste – autrement dit un assassin -, sa soeur, elle, se contente d’un poste administratif… jusqu’à ce que Rhoan disparaisse lors d’une mission. Ça ne pouvait pas tomber plus mal : plus loup-garou que vampire, Riley est extrêmement lunatique et, la semaine avant la pleine lune, son besoin de s’accoupler devient irrépressible. Certes, elle a deux partenaires toujours prêts à la satisfaire, mais elle va devoir maîtriser ses pulsions si elle veut retrouver son frère !

Avis :

La Bit-Lit est un nouveau genre littéraire qui est apparu en même temps que le succès phénoménal et incompris de la saga Twilight en livre. Il est la contraction de deux mots. Le premier vient de l’anglais to Bite, qui signifie mordre et le second provient bien évidemment de littérature. En gros, les livres de Bit-lit parlent de vampires, de loups-garous, de peuples de l’ombre et parfois mythologique, et aussi d’hybrides, comme les dhampires, des croisements entre loups-garous et vampires. Avec la saga australienne de Riley Jenson, rarement un genre n’aura aussi bien porté son nom. En effet, en général, dans les livres de ce genre, on retrouve beaucoup de sexe et donc pas mal de bites, mais ne venant pas forcément du verbe anglais. Alors il s’agit bien évidemment d’un genre destiné à un public féminin, et de préférence dans l’âge où la sexualité commence à s’affirmer voire même quand elle est bien développée. Il est assez difficile de juger un livre sur un sujet que l’on n’affectionne pas particulièrement, mais on peut toujours parler du style, de la profondeur de l’histoire ou encore de la philosophie du bouquin. Du coup, on va s’aventurer un peu plus en dedans, sur ce premier tome d’une saga terminée en 8.

L’histoire se passe à Melbourne et chose nouvelle, on a droit à une histoire se déroulant en Australie. Néanmoins, on n’aura aucun kangourous ou autres koalas et il ne faut pas s’attendre à avoir une quelconque référence aux modes de vie des australiens ou encore aux différents paysages. En effet, l’histoire prend place dans un futur assez proche, où les vampires, les loups-garous et autres créatures hybrides vivent au milieu des êtres humains, qui deviennent des êtres inférieurs. Prenant les choses en main, un Directoire est créé afin d’assurer la police auprès des créatures fantastiques et des gardiens jouent le rôle de régulateur lorsqu’un vampire ou un loup-garou devient trop violent. On va donc suivre Riley Jenson, une dhampire, moitié vampire et moitié loup-garou, qui tient un rôle administratif au sein du directoire, alors que son frère jumeau, Rhoan, est un gardien renommé. Sauf que ce dernier disparait et qu’elle est très inquiète, même si son flair lui permet de dire que la vie de son frère n’est pas en danger. Mais elle va rencontrer Quinn, un vampire aussi vieux qu’attirant, qui a échappé à un meurtre et qui souhaite voir Rhoan. Les deux compères vont mener l’enquête pour trouver des agences impliquées dans du clonage illicite. Voilà le point de départ de l’histoire, qui aurait pu se révéler intéressante, s’il n’y avait pas quelques lacunes au niveau du style et surtout des chapitres.

En effet, privilégiant un genre typiquement féminin, le sexe est présent dans tous les chapitres et dans quasiment toutes les situations. On apprend qu’à l’approche de la pleine lune, Riley Jenson, plus louve que vampire, doit s’accoupler avec n’importe qui pour assouvir des besoins irrépressibles. Du coup, tout est sujet aux sens et au sexe, du moindre toucher jusqu’à la scène de baise bien explicite. Et c’est assez dommage, car cela ralentit le rythme et on sent bien que l’affaire du clonage est reléguée au second plan, préférant nous asséner de scènes de cul toutes les deux pages. Mais le pire dans tout ça, c’est que même lors de situations dangereuses, on aura droit à du cul, comme lorsque l’héroïne se déguise en prostituée et chauffe les deux gardiens, et on aura droit à une description de leur bite, ou alors lorsqu’elle fouille un bureau avec Quinn et que pour faire croire aux vigiles que c’est le patron et qu’elle n’est qu’une prostituée, elle le suce gaiement avec une éjaculation faciale. Bref, tout cela nuit à l’enquête et avoir des scènes de cul toutes les deux pages devient assez lassant.

Et l’action dans tout ça ? On aura quand même notre petit lot d’action, mais on sent bien que l’auteure est plus douée pour décrire les scènes de cul que les scènes d’action. En effet, Riley Jenson fera tout le temps les mêmes prises, une sorte de balayette pour faire tomber ses adversaires et cela devient vraiment flagrant. Heureusement pour nous, les autres personnages savent mieux se battre, mais encore une fois leurs exploits sont vite relégués au second plan. Tout comme la résolution de l’enquête qui sera longue et se reposera sur un dossier vu quelques années auparavant par Riley et n’aidera pas forcément le lecteur ou la lectrice à sa compréhension. D’autant plus que pour avoir la vraie résolution, il faut lire le deuxième tome. Néanmoins, tout cela se laisse lire et le style, bien qu’assez familier et avec un emploi de la première personne du singulier qui rappelle indubitablement La Communauté du Sud (True Blood), demeure assez cohérent malgré les faiblesses au niveau des descriptions et des scènes de combat.

Au final, Pleine Lune, le premier tome des aventures de Riley Jenson est loin d’être mauvais, mais il faut avouer qu’il cible un public très particulier, les filles et rien d’autres. Ayant toujours un rapport au sexe, le livre montre quelques faiblesses scénaristiques et surtout une affaire qui est reléguée au second plan par rapport aux conquêtes et autres parties de jambes en l’air de l’héroïne. Heureusement, le style est correct et tout cela demeure très fluide. Bref, pour les nanas.

Note : 12/20

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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