mars 7, 2021

Starship Troopers

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De : Paul Verhoeven

Avec  : Casper Van Dien, Dina Meyer, Denise Richards, Jake Busey, Neil Patrick Harris

Année : 1997

Pays : Etats-Unis

Genre : Science-Fiction

Scénario : Edward Neumeier (d’après le livre de Robert A. Heinlein)

Résumé :

Au XXIVème siècle, un régime autoritaire, la Fédération, règne sur la terre. Dans le même temps, la planète Terre est menacée par des Arachnides (sortes de gigantesques et sanguinaires insectes) venant de la lointaine planète Klendathu qui rasent littéralement la ville de Buenos Aires. La race humaine est bien décidée à laver cet affront en faisant débarquer son armée fraichement recrutée pour descendre de la « racaille arachnide »

Avis :

Avec Starship Troopers, nous tenons plus que probablement l’un des meilleurs films de science-fiction des années 1990. Le film ne fut pas un énorme succès (recettes de 120.000.000 de $ alors qu’il en a couté 100.000.000) et fut injustement décrié lors de sa sortie (faute à sa violence extrême et son engagement politique douteux paraît-il) mais qui est, depuis, passé à la postérité et à ranger aux côtés de films cultes de la SF intelligente (comme Blade Runner, 1984, …) et des films de guerre pacifistes (Full Metal Jacket, …) Intelligent ? Oui, vraiment, à l’instar des journalistes qui ont vu en Starship Troopers un film fasciste (il faudra vraiment qu’ils m’expliquent où ils ont vu ça, ou alors quelle est leur définition de « Fascisme »). Voulez-vous en savoir plus ?

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Le film se déroule certes dans un régime autoritaire qui octroie certains droits aux Citoyens (l’armée de la Fédération) qu’il n’octroie pas aux simples civils : permis de naissance (droit d’avoir ou non un enfant), droit de vote, bourses d’études, possibilité d’emploi dans les postes publiques, … L’uniforme des militaires fait également penser à celui porté par la Gestapo. Les Etats-Unis en prennent également pour leur grade : dans ce film, l’être humain veut être « le maître incontesté de cette galaxie et de tout l’univers », n’hésitant pas à bombarder tout ce qui ressemble de près ou de loin à une menace au cas où ils se montreraient hostiles… ça ne vous rappelle personne ? Il met en avant la désinformation et la propagande utilisée par l’armée pour son recrutement (internet, programme scolaire, …), mais nullement pour les faire valoir, mais simplement pour les dénoncer. C’est là la différence majeure avec le bouquin de Heinlein (« Etoiles, garde à vous », titre français un peu moisi, j’en conviens). Là où le livre (qui a remporté le prix Hugo du meilleur roman de science-fiction en 1960)  se voulait une œuvre patriotique et pro militariste, le long métrage du « Hollandais violent » se veut plutôt contre la guerre en témoigne l’horreur de certaines scènes ou encore le comportement des généraux ; (Le sergent Zim fait penser très fort au Sergent Hartman de Full Metal Jacket) Voulez-vous en savoir plus ?

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Côté effets spéciaux, on est servi. Subtil mélange d’effets numériques et de maquettes, ils sont 15 ans plus tard, toujours aussi impressionnants (mise à part les météorites qui font un peu « carton-pâte »), les arachnides sont splendides, l’action est fluide, bien filmée ; Phil Tippet a d’ailleurs été nominé aux oscars pour les meilleurs effets visuels (qu’il perdit aux dépends de Titanic de James Cameron). La nature même des monstres (des insectes géants) fait référence aux classiques de SF des années 60 (Them !, Tarantula, …) La musique de Basil Poledouris (Robocop, Conan le Barbare, …) est, elle aussi, dantesque. Voulez-vous en savoir plus ?

Le film contient cependant quelques points faibles. Notamment la pseudo love story entre les deux héros qui est totalement insipide et niaiseuse au possible. Les acteurs ne sont pas très bon non plus (ce n’est pas pour rien qu’on n’a plus jamais entendu parler de certains de ceux-ci) et certains passages sont assez lents (l’attente dans le vaisseau avant la première invasion de l’infanterie ou l’apprentissage de Carmen aux commandes du Roger Young). En 2013, la vision du futur qu’on avait en 1997 fait sourire et le film est parfois très kitsch, mais tout cela ne gâche en rien la puissance du film. Voulez-vous en savoir plus ?

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Le film a eu droit à deux suites tout à fait dispensables. Un quatrième opus en image de synthèse est sorti l’an dernier et sortait un peu du lot, comme cette mini-série d’animation (1999-2000). Il parait qu’un remake est en cours, remake sans humour et moins violent… L’intérêt ? Je ne vois pas…

Fin de la transmission

Note : 18/20

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Par Trasher

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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