octobre 26, 2020

Les Portes de l’Enfer – La Légende Stull

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Titre Original : Nothing Left to Fear

De : Anthony Leonardi III

Avec Clancy Brown, Anne Heche, Jennifer Stone, Ethan Peck

Année: 2013

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

L’histoire d’une famille qui, dans l’espoir d’avoir une meilleure vie, déménage dans une petite ville. Ils y rencontrent un ecclésiastique charismatique mais quelque peu instable…

Avis:

Le métal et les films d’horreur sont-ils indissociables? Il faut dire que lorsque l‘on s’attarde un petit peu sur le sujet, on retrouve un grand nombre de personnes qui attachent beaucoup d’importance à la musique métal (ou tout du moins hard rock) et qui, dans le même temps, sont friands de films de genre. On retrouve d’ailleurs beaucoup d’occurrences aux films d’horreur chez certains groupes comme Cannibal Corpse par exemple ou encore l’imagerie gothique de Cradle of Filth qui rappelle quelques films d’épouvante. Mais au-delà des musiciens qui font des afférences au genre dans leur musique, on retrouve aussi des musiciens passionnés qui produisent des films d’horreur. Kirk Hammet, le guitariste de Metallica est un collectionneur acharné de tout ce qui touche de près ou de loin à l’horreur cinématographique. Mais ce n’est pas le seul, puisque Slash, ex-guitariste des Guns n’Roses, s’est lancé depuis un petit moment dans la production (avec Slasher movie, un titre prédestiné) et Les Portes de l’Enfer – La Légende de Stull fait partie de ses petits bébés. Maintenant, reste à savoir si les métalleux ont aussi bon gout que Snoop Dogg dans le domaine de l’horreur et visiblement, c’est assez similaire, ce n’est clairement pas terrible.

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Il faut dire que Les Portes de l’Enfer ne part pas avec un bon point, tout du moins dans sa distribution française. Jaquette affreuse et titre on ne peut plus kitsch, le film fait aujourd’hui les beaux jours des bacs à DVD à un euro. Là n’est pas la question qualitative du film, mais il faut se rendre compte de la méconnaissance des français en matière de bon gout pour renommer un film et lui donner une chance lors de sa sortie, même en DTV. Quoiqu’il en soit, Les Portes de l’Enfer ne part pas gagnant et il aura bien du mal convaincre durant toute son intrigue. Comme bien souvent dans ces productions fauchées, il y a un réel manque d’équilibre et d’idées. En premier lieu, la réalisation reste trop basique et ne décolle jamais pour susciter une quelconque surprise. Et cela que ce soit dans l’élaboration du mystère planant sur la ville ou sur la fin avec l’attaque du démon. Et c’est bien dommage parce que le film respire l’honnêteté par tous ses pores. Produit et réalisé par des fans du genre, on sent que Les Portes de l’Enfer essaye de donner autre chose que les produits conventionnels de zombies, de vampires et autres tueurs en série. Sauf que l’ensemble est très maladroit et que le film se contente du minimum syndical en matière de peur.

Piochant à droite et à gauche des idées pour faire un film qui ressemble à de l’exorcisme sur fond de secte nauséabonde, Les Portes de l’Enfer ne trouve jamais le juste milieu et n’arrive pas à installer une ambiance digne de ce nom. D’ailleurs, tout est plus ou moins téléphoné dans le métrage, avec des habitants bizarres et une jeune fille qui a des suspicions. Mais comme elle a aussi de très gros atouts (entendez par là des poumons surdéveloppés et un joli minois), elle fait fondre un autre jeune qui va lui dire ce qu’il se trame… trop tardivement. Le climax du métrage se fait trop attendre, et même si certains CGI ne sont pas dégueulasses, le film peine à convaincre à cause du déséquilibre causé par la tournure des évènements. Il ne se passe pas grand-chose, ça traine en longueur là où il faudrait justement mettre en avant quelque chose de malsain, et en plus de cela, le message areligieux manque clairement de cynisme e ne rentre pas assez dedans.

Et c’est encore une fois bien dommage car on sent cette volonté de bien faire, comme sur les séquences finales qui n’hésitent pas à buter des gosses et à mettre en avant la lâcheté de quelques habitants face à une force qui les dépasse. Il y a même quelques passages un peu gorasses, rien de bien méchant, mais on voit que ce sont des amoureux qui sont derrière. Cependant, cela n’empêche pas quelques incohérences, notamment dans les réactions des personnages qui préfèrent sauver leur peau et ne pleure pas les différentes décès dans leur famille. D’autant plus que la fin est un summum de mauvaise foi, tuant jusqu’à l’origine même du problème et détruisant le mystère de départ qui n’a pas lieu d’être si les gens avaient un peu de courage. Il en résulte donc un métrage en total déséquilibre qui n’est presque pas sérieux sur son sujet. Même les acteurs ne semblent pas trop concernés pas ce qu’il se passe, à l’image de Clancy Brown qui cachetonne en prêtre cachottier et Anne Heche en mère de famille lambda qui ne s’inquiète pas trop que sa fille dégueule un liquide visqueux et noir.

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Au final, Les Portes de l’Enfer – La Légende de Stull est un mauvais film d’horreur comme il sort des centaines chaque année. Mal dosé, mal joué et surtout avec un scénario rempli d’incohérences, le film ne trouve jamais sa voie en empruntant à trop de genres pour trouver une identité propre. Ne suscitant ni peur ni angoisse, le métrage se perd dans une histoire rocambolesque qui finalement ne raconte rien de spécial, si ce n’est une ville boursouflée de lâches qui n’essayera jamais de combattre un démon, préférant sacrifier des familles de pasteurs à tour de bras. Mais que fait la police?

Note: 06/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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