Bullet – Balle Perdue

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De : Nick Lyon

Avec Danny Trejo, Torsten Voges, Jonathan Banks, John Savage

Année: 2015

Pays: Etats-Unis

Genre: Action

Résumé:

Frank Marasco, surnommé « Bullet », est le flic le plus féroce de Los Angeles. Il s’apprête à partir à la retraite. Lorsque son petit-fils est kidnappé, il décide de se faire justice lui-même : il ne reculera devant rien pour le retrouver.

Avis:

Il y a des acteurs sur lesquels on ne misera pas un kopek sur leur carrière de cinéma. Danny Trejo, gueule cassé du septième art, fait partie de ceux-là tant le cousin de Robert Rodriguez enchaine coup sur coup les daubes infâmes qui hantent les bacs de dvd à un euro dans les supermarchés. Si certains rôles lui ont valu une certaine notoriété dans le cinéma bis, au point de devenir le héros de deux films complètement déjantés mais dont le second opus frôlait le foutage de gueule, Danny Trejo assume toujours ses choix et fait ce qu’il lui plait. Pas étonnant donc de le retrouver dans des films de zombies au budget famélique comme Rise of the Zombies ou encore dans des thrillers poussifs à l’image de Froid Comme la Vengeance. Mais avec Bullet, l’acteur franchit une nouvelle étape dans sa carrière, celle du héros grand-père vengeur qui va se coltiner toute une mafia russe pour retrouver son petit-fils. Sortez les tambours et les trompettes, Machete s’en va friter du gangster.

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Que peut-on attendre de film comme Bullet dont le sort est réservé aux mauvais magasins de vente de DVD? Concrètement, rien, si ce n’est le plaisir coupable de voir un bon nanar et de se marrer un bon coup. Le problème avec Bullet, c’est que l’on se marre rarement, que tout est très premier degré et que dans son ensemble, le film est à la limite du supportable. Il faut dire que foutre Nick Lyon derrière une caméra est déjà une très mauvaise idée. Tâcheron ayant fait ses méfaits sur des films comme La Mutante 4 ou encore Zombie Apocalypse, sa filmographie est parcouru de films infâmes comme un malade de la gastro laisse des traces jaunâtres. Et Bullet ne fait pas exception à la règle, puisque chaque plan est presque flou, affichant une photo saturée et que l’ensemble ne mérite même pas une sortie sur une galette. Pire que ça, le réalisateur essaye de donner des effets de style en faisant vibrer sa caméra entre chaque changement de plan, essayant de dynamiser un métrage complètement anémié et à bout de souffle dès la première minute.

Et comment, à partir de ce constat imminent, espérer avoir de l’action en bonne et due forme? Le film sera parsemé d’échanges de coups de feu entre le héros, la police et les malfrats. Le scénario essaye de dynamiser le film en mettant en avant des quiproquos, mais bien souvent est ridicule et accumule les incohérences. Il faut dire que l’on a déjà du mal à voir Danny Trejo en flic héros vu sa tronche de bandit. Mais le pire viendra de la fin du film, qui consiste en un jeu du chat et de la souris autour d’un motel en plein désert, où l’acteur flingue sans sourciller des dizaines de méchants, en marchant et en regardant à travers des stores miteux. Rien de galvanisant, mais on s’y attendait un peu. Le problème, c’est qu’au niveau des enjeux dramatiques, le film en est dénué puisque Trejo ne craint jamais rien et s’en sort toujours, ce qui pousse à la compréhension rapide de la fin du film.

D’autant plus que techniquement, le film a de l’ambition, mais n’a pas le budget. Clairement, Nick Lyon recommence avec ses images de synthèse pour remplacer du sang ou pour mettre en avant des effets d’explosion. C’est digne de Asylum, sans l’humour. On est en 2015, on trouve des films indépendants plus burnés que ça et avec de vraies idées de mise en scène. Là, le cinéaste (si on peut l’appeler comme ça) se contente de balancer des millions de pixels sans se soucier de l’esthétisme de son film qui en pâtit grandement. Donc non seulement c’est très con, mais en plus c’est très moche. Et la version française n’est pas là pour aider. A croire que les voix françaises sortaient d’une soirée alcoolisée tellement c’est une catastrophe. Aucune intonation, aucune volonté de mettre un peu de théâtralisation, on est en plein déni culturel et on se moque clairement des gens qui voient ce genre de métrage. Et ce n’est vraiment pas bien de prendre le spectateur de ce genre de film pour des cons ou des bourrins, puisque le cinéma est un art et qu’il est ouvert à tous les curieux et ce n’est pas ce genre de métrage qui favorisera l’amour des nanars ou des films à petit budget.

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Au final, Bullet est un film qui ne respecte pas le spectateur et qui ne se respecte pas. Mal joué, mal tourné, accumulant des mauvais choix esthétique avec une image numérique dégueulasse et affichant un scénario indigent, Bullet est une catastrophe sur tous les étages, mais qui prend aussi le spectateur pour un con écervelé sans une once d’humour, si ce n’est quelques passages grotesques et un second couteau complètement débile. Bref, un très mauvais film qui ne mérite aucune attention de la part du public et des cinéphiles.

Note: 01/20

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Par AqME

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