octobre 27, 2020

Hunger Games

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Titre Original: The Hunger Games

De : Gary Ross

Avec Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson, Lenny Kravitz, Donald Sutherland, Wes Bentley, Elizabeth Banks, Stanley Tucci

Année: 2012

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction, Action

Résumé :

Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, le Capitole, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille – les « Tributs » – concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s’être rebellée et stratégie d’intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort. L’unique survivant est déclaré vainqueur.
La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n’est plus désormais qu’une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l’arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l’amour…

Avis :

Comme tout un chacun le sait, la littérature de jeunesse et plus précisément pour ados est devenu source de rentabilité pour les salles obscures. Les producteurs ne s’y trompent pas et une pléthore de films suive la mode de Twilight en sortant régulièrement des films tirés de livres pour ados et parlant d’amour, de guerre et encore d’amour. On croyait que Twilight était mort, mais c’est faux, car il faut se préparer au pire, entre Sublimes Créatures, qui ressemble à un remake avec des démons, l’épouvanteur qui se fait très discret ou encore le méphitique Les Ames Vagabondes, tout cela fleure bon l’eau de rose et la jeune donzelle effarouchée. Cela étant dit, un nouvel évènement est sorti en 2012 et il s’agit de Hunger Games, premier film d’une tétralogie au cinoche, alors qu’il ne s’agit que d’une trilogie en livre. Rentabilité, quand tu nous tiens ! Fort d’un succès critique et d’un succès médiatique, c’est avec une certaine appréhension que je me lance dans le visionnage… et bien mal m’en a pris ! Car ne nous y trompons pas, sous ses faux airs de Battle Royale pour adolescents se cache un film creux, filmé avec les pieds et dénué d’un fil conducteur qui tienne la route. Mais pourquoi tant de haine me direz-vous ? Alors autant lire la suite !

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C’est lui le vilain monsieur qui dit que des bêtises !

L’histoire de Hunger Games ressemble à Battle Royale sans pour autant y ressembler. En effet, c’est assez bizarre de dire cela, mais si la forme est identique, le fond demeure tout de même différent. Si on voit un massacre entre jeunes et qu’il ne doit en rester qu’un, la comparaison doit s’arrêter là. Car au lieu d’avoir une critique acide d’un système favorisant l’élitisme et le sacrifice de soi pour la réussite, Hunger Games se fourvoie dans une métaphore nauséabonde de la télé-réalité mais aussi du régime totalitaire. Ainsi, dans un futur plus ou moins proche, un jeu est organisé pour divertir les foules, qui se nomme Hunger Games. Chaque district du pays se voit privé d’un garçon et d’une fille pour faire ses jeux. Le but est simple, ils doivent s’entretuer et le ou la survivante deviendra connu et riche. Ainsi, sous couvert d’un jeu de gladiateur des temps modernes, on a droit à une grande reconnaissance, qui permet de ne pas oublier la guerre et de voir la générosité de la capitale. Bien évidemment, notre héroïne est déjà très forte au tir à l’arc et va se sacrifier pour épargner sa petite sœur. La suite est assez prévisible. Mais ce qu’il y a de particulièrement dérangeant dans ce film, c’est vraiment le propos dégueulasse. En effet, on nous pose un film où la population ne se rebelle pas, subit le joug d’un régime totalitaire et on voit que ce n’est pas la première fois que ces jeux sont organisés. Hors, il aura fallu attendre que l’héroïne du film entre en scène pour déchainer les passions et enfin mettre le feu aux poudres. Tout cela n’est vraiment pas crédible, tout comme la formidable aptitude à l’arc de notre paysanne. Et oui, elle tire aussi vite qu’un fusil et arrive à buter un moineau en plein vol. Mais finalement, ce n’est pas tant ça qui dérange, c’est que la critique du régime totalitaire est d’une fadeur affligeante et surtout, on est encore dans un thème qui enfonce des portes ouvertes. Ce thème, du gouvernement totalitaire, menteur, et même celui de la manipulation dans un jeu télé, a déjà été vu des milliers de fois. Du coup, on s’ennuie ferme et surtout, il n’y a rien de sulfureux. Si on doit comparer cela à Battle Royale, et c’est inévitable vu la tournure des évènements, c’est du pipi de chat. Battle Royale, c’est un film qui a une grosse paire de couilles, qui ose, qui défie l’autorité de son pays et qui critique ouvertement son système éducatif et là, ça devient beaucoup plus intéressant et prenant. D’autant plus que dans Hunger Games, on va nous bassiner avec une historiette d’amour à deux balles, qui n’est mis en place que pour satisfaire les petits cœurs gonflés de larmes des jeunes adolescentes en manque d’amour. Bref, d’un point de vue purement scénaristique, ce n’est vraiment pas bon.

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Si ça c’est pas des yeux de veau perdu dans la luzerne !

Mais le scénario n’est pas le seul truc qui m’a rendu fou dans ce film ; Quand on regarde le film de Gary Ross, on a juste envie de dégueuler à chaque fois qu’il y a une action. C’est bien simple, utilisant ce mécanisme pour masquer son incompétence, le réalisateur fait trembler la caméra dès que ça court ou dès que ça bouge un peu. Le début, lénifiant au possible est torché comme un cul sale avec des changements de points de vue toutes les deux secondes, donnant un tournis pas possible et surtout racontant du vide. Et que dire des acteurs ? On va commencer par la star du moment, celle qui perce l’écran grâce à ses lèvres pulpeuses et à ses nichons indécents, Jennifer Lawrence. La belle incarne donc Catniss, l’héroïne du film et elle reste assez convaincante. Elle agace parfois de part son inexpression, mais on est loin du jeu de merde de Kristen Stewart. Néanmoins, on a du mal à s’attacher à elle, mais cela est surement dû au traitement à la va-vite du film. Josh Hutcherson incarne Peeta, drôle de nom pour un mec, et je n’ai jamais aimé cet acteur, qui rentre dans la catégorie des jeunes stars montantes au charisme d’huîtres, comme Shia LaBeouf par exemple. Liam Hemsworth est d’ailleurs dans le même cas, incarnant un personnage lisse et inintéressant. Au niveau des acteurs confirmés, on aura Woody Harrelson et Donald Sutherland qui cachetonne pour payer des dettes et qui ne force pas du tout leur talent. Enfin, on aura Wes Bentley qui en fera des tonnes et qui ne sera pas du tout crédible. N’oublions pas aussi de citer Lenny Kravitz, aussi charismatique qu’une banane plantain dans un supermarché et dont le rôle demeure inutile dans cet opus. Et que vient faire la géniale Isabelle Fuhrman, alias Esther, dans ce film où on la voit à peine ?  Bref, au niveau du casting, il y a du beau monde, mais tout cela reste bien superficiel. Le traitement des personnages est vraiment bâclé, et de ce fait, on ne ressentira aucune émotion, pas même pour l’héroïne et encore moins pour la pauvre petite Rue qui va mourir d’une façon absurde et rapide, sans déclencher la moindre empathie chez le spectateur. Les effets spéciaux restent assez limites, mais le pire est l’ambiance impersonnelle qui se dégage de ce métrage.

Au final, Hunger Games est vraiment un film dont je regretterai le visionnage. Mou, laid avec une histoire nauséabonde et improbable, et surtout une réalisation dégueulasse, il ne restera pas longtemps dans les annales du cinéma, ou tout du moins de mon cinéma ! Et dire que l’on va devoir s’en taper encore trois autres, le business du cinoche est vraiment mal en point et profiteur. Ras le cul de ce cinéma pour adolescents, vide et abêtissant !

Note : 03/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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