octobre 27, 2020

L’Homme du Train

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De : Patrice Leconte

Avec Johnny Hallyday, Jean Rochefort, Charlie Nelson, Jean-François Stévenin

Année : 2002

Pays : France, Japon, Allemagne, Angleterre

Genre : Drame, Thriller

Résumé :

Un mystérieux étranger descend d’un train et fait son apparition dans une petite ville. Cet individu au visage marqué, ayant pour unique bagage un sac de voyage, entre dans une pharmacie sur le point de fermer pour acheter de l’aspirine. Il fait alors la rencontre d’un professeur de français à la retraite qui lui propose de prendre un verre d’eau chez lui.
Alors que tout les oppose, ils vont sympathiser et se rendre compte que l’un aurait voulu avoir la vie de l’autre. L’ancien enseignant se rêvait aventurier, tandis que le voyageur s’envisageait pantouflard.

Avis :

Patrice Leconte a toujours été un réalisateur prolifique, même s’il reste assez inégal. Le début des années 2000 est marqué par des projets assez différents et plus particulièrement l’année 2002, où le réalisateur présentera deux films. En début d’année, il avait présenté une Laetitia Casta en prostituée d’une maison close dans « Rue des plaisirs« , un film moyennement accueilli. Il reviendra vers la fin de l’année avec cet « Homme du train » qui mettra face à face deux légendes.

Le cinéma de Patrice Leconte est un cinéma que j’apprécie de manière générale, mais ce n’était pas l’argument majeur qui a fait pencher la balance, le jour où je me suis décidé à découvrir « L’homme du train« . D’ailleurs, en le regardant, je ne connaissais rien de son intrigue et c’est simplement l’envie et la curiosité de voir face à face cette légende du cinéma qu’est Jean Rochefort donner la réplique à cette légende du rock qu’est Johnny Hallyday. J’imaginais déjà cette rencontre au sommet et le résultat fut ennuyant et fade et j’en reviens vraiment déçu.

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Une gare quelque part perdue dans une petite ville de France. Un soir gris et maussade de Novembre, un homme mystérieux descend d’un train. Cet homme énigmatique cherche un endroit où passer la nuit, mais ne trouvera rien. Il va faire la connaissance d’un homme tout aussi énigmatique que lui. Un homme qui habite dans une maison en permanence ouverte. Un ancien professeur de Français et de poésie. Entre les deux hommes, une relation étrange s’installe. Une relation partagée entre fascination, découverte et mystère. Et au fur et à mesure que les deux hommes se découvrent, c’est finalement leur destin qui s’apprête à changer.

Allez savoir pourquoi, il y a des films comme ça, on a envie de les aimer, même si on n’en connaît rien et pour moi « L’homme du train » faisait partie de ceux-là. Réalisation mineure dans la filmographie de Patrice Leconte, ce film a été aussi vite oublié qu’il est passé relativement caché dans les salles. D’ailleurs, le film n’a que moyennement marché comparé à d’autres films du réalisateur. Mais quand on découvre le film, on comprend très vite pourquoi. « L’homme du train » est un film bien étrange, un petit ovni dans la carrière de Leconte. C’est le genre de film qu’on ne sait comment prendre et qu’on aime d’emblée, ou qu’on rejette et pour ma part, ce fut le deuxième cas, car à aucun moment, je n’ai réussi à entrer dans le charme du film. Dans cette ambiance de western urbain, où les personnages se fascinent du coin de l’œil.

Je disais plus haut que « L’homme du train » est un film étrange, car Patrice Leconte nous livre un film dont l’intrigue est presque quasi-inexistante et le peu qu’elle a fonctionne au ralenti et n’arrive pas tenir son public captif. En découvrant ce film, une question taraude les esprits, où Patrice Leconte veut-il nous emmener ? « L’homme du train« , c’est un film avec une histoire qui au final n’en est pas une, ou alors elle est si floue, qu’on n’en comprend pas l’utilité. Patrice Leconte a voulu nous raconter une histoire de hold-up qui ne marche pas. Puis le film est terriblement contemplatif. Le tout apparaît comme vide, sans vraiment de sens, et les personnages, malgré d’excellents dialogues, souvent balancés avec beaucoup d’humour noir par Jean Rochefort, apparaissent comme peu attachants, voire même pas du tout pour Johnny Hallyday.

Un autre constat, qui est très étonnant venant de la part de Patrice Leconte, c’est la qualité visuelle de son film. Voulant faire une sorte de western moderne, « L’homme du train » est ambitieux sur le papier, mais à l’écran, ça ne marche pas. La photographie est affreuse, terne, sans caractère. Je suis resté stupéfait devant les couleurs et le manque d’inspiration pour créer de belles images. Le film enchaîne les longueurs, le rythme n’avance pas, ça traîne. Et à la fin, au moment de l’échange qu’on a très vite vu venir (c’est loin d’être une surprise), on se dit tout cet ennui par ça….

Le seul gros point fort du film, comme je l’ai déjà dit, c’est Jean Rochefort, qui ramène à lui seul une énergie et une fraîcheur qui font du bien. L’acteur est drôle, et son personnage est le seul qui ressort du lot. Le seul qui donne l’envie de continuer. Et c’est dommage qu’en face de lui, il se retrouve face au visage inexpressif de Johnny Hallyday qui peine tout simplement à exister. Je ne parle même pas de convaincre.

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J’ai donc regardé ce train passer. Il s’est arrêté à quai, j’avais tant envie de le prendre, de monter dedans et de partir à l’aventure à son bord, mais malgré ses bons arguments, finalement, je suis resté à quai et je le regrette tant. « L’homme du train » est donc une très ennuyeuse déception !

Note : 07/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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