Cacao

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But du Jeu :

Placez vos villageois autour des bonnes tuiles pour marquer le plus de points possibles en cultivant des graines de cacao, en les vendant au plus offrant, en marchant sur l’eau ou en colonisant des temples.

Avis :

Les boîtes de jeu. Voilà un argument de vente indéniable que beaucoup de développeurs de jeu ont compris. Tout comme l’affiche d’un film, il faut que la boîte de jeu soit attrayante pour attirer le regard du potentiel acheteur mais assez explicite pour annoncer quel type de jeu il y a dedans. Et depuis quelques temps, le domaine du jeu de société a bien compris ce concept, essayant de vendre au mieux sa camelote en s’appuyant sur de jolis designs. Certes, cela n’apporte rien à la qualité intrinsèque du jeu, mais tout est bon pour attirer le chaland. Ce qui n’est étrangement pas le cas de Cacao, affichant en gros plan son aborigène nous tendant des graines de cacao et sa police plus que douteuse pour le titre. Le pire, c’est que l’on ne sait même pas si l’on a affaire à un jeu grand public ou un jeu de stratégie pour hardcore gamer. Quoiqu’il en soit, cela ne suscite pas un intérêt ahurissant pour ce jeu, qui s’avère sommes toutes sympathique et rapide.

Cacao est un jeu de tuile et de placement se déroulant dans une jungle. Chaque joueur possède une pile de tuile de village avec des petits personnages dessinés sur les bords allant de un villageois à trois. Au centre de la table, la jungle prend forme. Dans cette jungle, on trouve des tuiles permettant de cultiver des fèves de cacao, de les vendre à des villages, des temples rapportant des points en plus à la majorité autour de ce temple, des mines où l’on trouve des pièces et des lagons, permettant d’avance un pion sur son petit plateau devant soi. Il y a aussi les pierres de soleil, qui permettent de mettre une tuile village sur une autre tuile village. Le principe est très simple, un premier joueur va placer une de ses tuiles contre une tuile du plateau. On va résoudre les effets en fonction du nombre de villageois de la case. Par exemple, si un joueur pose un côté de deux villageois contre une culture de fève, il remporte deux fèves. Ensuite, le joueur va prendre une ou deux tuiles jungle et encadrer son village de la manière qu’il veut et résoudre les nouveaux effets. Ensuite, c’est à un autre joueur de placer une tuile. Face à lui, le joueur possède un petit plateau circulaire où il va pouvoir stocker les fèves, les pierres de soleil et faire avancer son marcheur d’eau, qui commence dans le négatif. A la fin de la partie, quand il n’y a plus de tuiles jungle, la partie se termine.

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Cacao est donc un jeu relativement simple de placement qui met les joueurs face à des choix stratégiques difficiles. En effet, à chaque tour de jeu, il faut trouver la meilleure combinaison possible pour marquer le plus de points. Placer sa tuile est donc un challenge pour trouver le meilleur rendement, mais il faut aussi compter sur les deux tuiles suivantes qui viendront combler les trous. Ainsi, l’orientation de sa tuile peut grandement changer en fonction de ce que l’on va poser par la suite. Mais l’aspect le plus intelligent du jeu, c’est qu’il n’y a pas assez de tuiles pour tout le monde en fonction de ce que l’on veut faire. Par exemple, il n’y a que quatre tuiles lagons pour faire sortir son marcheur d’eau du négatif sur son petit plateau. Du coup, il va y avoir une course sur certaines tuiles, et il va falloir trouver les stratégies adéquates pour bien poser ses villageois afin d’engendrer un maximum de points. Le plus gros problème du jeu provient de son côté austère. En effet, le design est peu avenant, l’univers quasi inexistant et ce n’est pas avec la présence de quelques pauvres dessins vus de dessus de la jungle que le joueur va se sentir en Amazonie. Certes, le matériel est de bonne qualité, mais il manque clairement un univers plus fort pour sortir le jeu de son simple statut de jeu de société de tuiles et de stratégie.

Au final, Cacao est un jeu agréable et à la mécanique très simple, engendrant des parties qui ne se ressemblent pas. Seulement, l’univers peu engageant et travaillé empêche une immersion complète et ne sort pas le jeu de son carcan de simple jeu de société. Son avantage est qu’il reste accessible à un grand nombre de joueurs, néophytes comme hardcores, et qu’il permet des parties rapides sans prise de tête ni coup de couteaux dans le dos, puisque le but du jeu est de se développer et non pas de pourrir la partie de l’autre.

Note : 13/20

Par AqME

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