décembre 2, 2020

Les Saphirs

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Titre Original : The Sapphires

De : Wayne Blair

Avec Chris O’Dowd, Deborah Mailman, Jessica Mauboy, Shari Sebbens

Année: 2012

Pays: Australie

Genre: Comédie, Drame

Résumé :

Australie, 1968, trois sœurs aborigènes : Gail, Julie et Cynthia et leur cousine Kay, sont découvertes par Dave, musicien irlandais au caractère bien trempé, amateur de whisky et de soul music. Dave remanie le répertoire du groupe, rebaptisé « The Sapphires », et organise une tournée dans les zones de guerre du Vietnam du Sud. Dans le delta du Mékong où elles chantent pour les marines, les filles déchainent les foules, esquivent les balles et tombent amoureuses.

Avis :

Réalisateur australien, Wayne Blair a roulé sa bosse dans l’univers des séries. Des séries australiennes encore inédites chez nous et surement pour longtemps. A force d’endurance, et après plusieurs courts, le réalisateur a fini par trouver le chemin du long-métrage.

Dès sa bande-annonce, « Les Saphirs » sentait la bonne humeur et un groove fort attirant, mais bon, faute d’une comm’ presque inexistante, le film a très peu été distribué. Mais sans que le film soit mauvais, j’avoue qu’il ne m’a pas transporté et touché comme je l’aurais aimé. C’est beau, bien fait, mais pourtant, il manque de dynamisme et de drame.

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1968, Australie, trois sœurs aborigènes rêvent de chanter, mais elles se font systématiquement rejeter, car l’Australie n’accepte pas cette culture et les trois sœurs sont victimes de leur origine et de leur couleur de peau. Un jour, elles se rendent à un casting et vont taper dans l’œil de Dave, un musicien passionné de soul, qui s’invente producteur à ses heures perdues. Dave est touché par les voix des sœurs et il est certain de pouvoir les aider à percer. Et après quelques répétitions, Dave arrive à leur décrocher un contrat. Devenu le groupe « Les saphirs », les trois sœurs, qui ont recruté une cousine, partent alors en tournée au Viêtnam afin de chanter pour les soldats. Cette tournée va alors les changer à jamais.

Très souvent, le cinéma a abordé la ségrégation faite au peuple noir, mais très peu de films parlent du rejet et des horreurs qu’a subit le peuple aborigène de la part des australiens et c’est en partie ce que va faire Wayne Blair avec ce biopic consacré à ce groupe éphémère qu’ont été les Saphirs. Ainsi, dès l’ouverture du film, le réalisateur nous ouvre les yeux sur la situation de ce peuple et ainsi, le parcours de ce quatuor prendra donc plus d’importance, car on comprendra mieux les difficultés qu’ont rencontrées ces jeunes filles pour en fin de compte réussir à monter et faire vivre leur groupe. Cette success story est donc à raconter et tout le travail fait autour d’elle est bon. Le réalisateur a très bien su reconstruire les différents décors. Son film est un voyage qui part des plaines désertes de l’Australie aux grandes métropoles, des cabarets miteux au front de la guerre du Viêtnam. On prendra plaisir à suivre le parcours exceptionnel et bourré d’espoir de ces quatre jeunes femmes. Et dans un sens, le scénario est bien, car le film s’avère aussi divertissant qu’instructif.

Mais voilà, derrière tout le beau portrait et le divertissement que nous offre le film, « Les Saphirs » s’avère très sommaire et sans grande surprise et le réalisateur n’arrive pas vraiment à nous passionner et nous toucher avec ce groupe et son histoire, et c’est dommage, car tout est bien fait, mais le film manque de profondeur et de fun. On sent cette volonté de parler des discriminations faites, mais aucun moment, nous sommes touchés par ce rejet et finalement, on ne fait que regarder ce film, alors que l’on aurait aimé qu’il nous emporte.

Le film manque aussi de rythme, de soul, de blues, et en fin de compte de vie, la mise en scène est trop classique. De ce côté-là aussi, le film est trop lisse pour convaincre. Ça reste bien fait, mais au vu de la bande-annonce, on a tendance à en attendre bien plus. Et surtout, comme c’est plutôt bien fait, on ne peut qu’imaginer l’excellent moment qu’on aurait forcément passé, si le film s’était aventuré sur d’autres chemins que ceux déjà trop vus.

Reste alors d’excellentes chansons et des comédiens convaincants, même s’ils ne sont pas touchants. Deborah Mailman, Jessica Mauboy, Shari Sebbens et Miranda Tapsell forment un bon groupe, plein d’espoir et de petites répliques drôles. Quant à Chris O’Dowd, c’est le seul qui sort vraiment son épingle du jeu, dans la peau de ce manager quelque peu porté sur le whisky.

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Au final, on passe un moment agréable, mais le film reste très frustrant, car il laisse entrevoir ce que ces « saphirs » auraient pu être. On comprend que cette histoire, assez incroyable, devait être racontée, mais au vu de celle-ci, elle méritait plus…

Note : 12/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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