Disturbed – Immortalized – Résurrection

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Avis :

Il y a des groupes que l’on connait de par la sortie de leurs albums et de leurs singles et puis il y a ceux que l’on entend dans un film ou une série et qui deviennent immédiatement une sorte de référence. Néanmoins, dans le métal, cela est peu courant, le genre étant peu exploité en ce moment, que ce soit sur grand ou petit écran. Mais dans les années 2000, entre les comédies pour adolescents la American Pie et les films de vampire édulcorés pré-Twilight, on avait de quoi se mettre sous l’étrier (pour les incultes, c’est un petit os dans l’oreille !). D’ailleurs, Disturbed a connu un certain succès grâce au film La Reine des Damnés, dont on taira la qualité, mais avec le titre Down With the Sickness, qui fera grand bruit, surtout avec cette intro ultra efficace à grands coups de batterie. Et si le film était bien naze (merde, on avait dit qu’on se taisait là-dessus, on va vexer les fans d’Anne Rice), il n’en fallait pas plus pour que Disturbed prenne une place de choix dans le domaine du nu métal. Et c’est de façon cyclique que tous les deux/trois ans, un nouvel album sortait, ressemblant au précédent, sans réelle prise de risque. Et après une longue pause de cinq années, le groupe revient avec Immortalized, un sixième effort qui montre un léger changement pour un album classique mais très efficace.

Le skeud débute avec une intro relativement douce et efficace, annonçant un gros changement de cap pour le groupe. En effet, le titre fait assez heavy voir power métal, et lance alors Immortalized, qui reste dans ce que fait le groupe d’habitude, tout en y apportant une touche de violence en plus. Et c’est un peu ce qui marquera cet album, où l’on retrouve un Disturbed plus énervé, s’accordant des riffs plus violents et moins mainstream. A titre d’exemple, la rupture de The Vengeful One est d’une rare intensité, s’octroyant un passage proche du metalcore dans l’approche. Et ce ne sera pas la seule surprise, puisque Open Yours Eyes, avant de reprendre un chemin balisé par la groupe depuis ses débuts, fait une forte entrée en matière, proche du djent, avec une batterie qui rappelle l’intro de Down With the Sickness. Le refrain est ultra accrocheur et l’ensemble fonctionne parfaitement. Il faut croire que la pause que s’est octroyé le groupe a été plutôt bénéfique, puisqu’outre le fait que certains morceaux sont plus inspirés que d’habitude, le disque est très généreux, avec pas moins de 16 morceaux pour la version collector. L’autre chose assez marquante dans ce skeud, c’est que les morceaux, même s’ils sont nombreux, gardent une identité propre, comme Never Wrong qui lorgne du côté du nu metal, avec des paroles presque rappées et une rupture qui rappelle étonnamment Five Finger Death Punch, autant dans la voix que dans la préparation du refrain et les riffs.

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Mais attention, tout n’est pas forcément excellent dans ce skeud. En effet, certains morceaux sont complètement transparents et s’oublient aussi vite qu’ils sont écoutés. En fait, Disturbed a tout de même du mal à sortir des codes qu’il a bâti et qui ont fait sa renommée. Il est très difficile de sortir de son propre schéma, surtout après plus de quinze ans d’existence, mais le problème, c’est que ces titres sont effacés par rapport aux nouveautés. Save Our Last Goodbye en est l’exemple parfait, restant dans un esprit très propre et très chantant, voire commercial, malgré quelques riffs bien sentis. On peut aussi évoquer Who ou The Light, deux titres pas désagréables, mais sans grande surprise. Autre moment un peu gênant, le titre You’re Mine et sa batterie électrique. Si le groupe tente autre chose, difficile de le blâmer, mais pour le coup, on se retrouve avec quelque chose qui n’a pas de liant avec le reste de l’album. C’est un peu la même chose avec leur reprise de Simon & Garfunkel, The Sound of Silence, qui est une très bonne reprise, montrant le talent vocal de David Draiman, mais qui tombe comme un cheveu dans la soupe dans cet album.

Au final, Immortalized, le dernier album de Disturbed, est plutôt une bonne surprise dans sa globalité. Le groupe se veut plus direct, plus agressif, tout en gardant une ligne de conduite qui a fait son identité. Si certains titres valent vraiment le coup, d’autres sont bien trop sages, ce qui contrebalance le ressenti sur cet album plaisant, mais qui aurait pu être mieux. Néanmoins, difficile de se montrer difficile avec ce groupe et David Draiman, qui livre une prestation vocale irréprochable et signe finalement un bon album.

  1. The Eye of the Storm
  2. Immortalized
  3. The Vengeful One
  4. Open Your Eyes
  5. The Light
  6. What are you Waiting For
  7. You’re Mine
  8. Who
  9. Save Our Last Goodbye
  10. Fire It Up
  11. The Sound of Silence
  12. Never Wrong
  13. Who Taught You How to Hate
  14. Tyrant (Bonus)
  15. Legion of Monsters (Bonus)
  16. The Brave and the Bold (Bonus)

Note: 14,5/20

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Par AqME

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