Blanche Neige et les Sept Nains

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Titre Original : Snow White and the Seven Dwarfs

De: David Hand

Avec les Voix de Adriana Caselotti, Lucile La Verne, Moroni Olsen, Roy Atwell

Année: 1938

Pays: Etats-Unis

Genre: Animation

Résumé:

Blanche Neige est une princesse d’une très grande beauté, ce qui rend jalouse sa belle-mère. Celle-ci demande quotidiennement à son miroir magique de lui dire qu’elle est la plus belle ; mais un jour, le miroir affirme que la plus belle femme du royaume est Blanche Neige. La reine décide alors de la tuer mais le garde chargé de cette tâche ne trouve pas le courage et abandonne Blanche Neige dans la forêt. Perdue, à bout de force, elle échoue dans une maison où habitent sept nains.

Avis:

Walt Disney, tout le monde connaît ce nom. Réalisateur, scénariste, acteur, producteur et surtout visionnaire ! En 1923, l’homme ouvre une petite maison de production, la « Walt Disney Company ». Cette société va l’aider principalement à faire les petits dessins animés qu’il réalise, tel que la série des « Alice Comedies« , ou encore celui qui deviendra par la force des années son alter ego, « Mickey Mouse« . Petit à petit, la maison Disney s’impose, et quatorze ans après son ouverture, elle va révolutionner le septième art avec la sortie de « Blanche Neige et les 7 nains« .

Classique connu de tous, « Blanche Neige et les 7 nains » est une adaptation d’un conte des frères Grimm. Si ce n’est pas le premier long métrage d’animation, comme on peut le lire bien souvent, il fut si important et révolutionnaire qu’il laissa sur le carreau les autres dessins animés qui ont été réalisés jusque-là. Et à l’heure où le film s’apprête à franchir le cap des quatre-vingts ans, il reste encore et toujours un chef d’œuvre incontournable qui ne prend pas de ride.

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Dans un royaume médiéval, vit la jeune princesse Blanche Neige. Le royaume est dirigé par sa vaniteuse belle-mère, la reine. Cette dernière est puissante et abjecte, refusant toute concurrence. La reine possède un miroir magique, qui a le don de répondre à tout ce qu’elle lui demande. Un matin, elle pose la tragique question « – Miroir magique au mur, qui a la beauté parfaite et pure ? » Et ce matin-là, le miroir ne lui répond pas ce qu’elle espérait entendre. Le miroir va lui apprendre qu’une jeune femme est plus belle qu’elle et cette jeune femme n’est ni plus ni moins que sa belle-fille. De rage et pleine de jalousie, la reine engage alors un chasseur pour tuer la jeune fille. Mais ce dernier ne pourra assassiner la jeune princesse. Il la chassera et lui ordonnera de se cacher au plus profond de la forêt. La jeune Blanche Neige, aidée des animaux sauvages, va trouver refuge dans une petite maisonnette habitée par sept petits nains.

Premier film, premier chef d’œuvre, et quand on voit le résultat, on reste encore aujourd’hui admiratif de ce premier long métrage que le célèbre studio nous a offert.

« Blanche Neige et les 7 nains » est ce que l’on pourrait qualifier de conte parfait, tant le film n’a pratiquement aucune faille et charme le spectateur qui le découvre ou redécouvre. Et pourtant, malgré le fait que je n’avais pas vu ce film depuis peut-être quinze ou vingt ans, à la redécouverte de ce classique, beaucoup d’éléments, comme les chansons ou les dialogues, me sont revenus instantanément. Les dialogues sont toujours aussi drôles, tout le discours anti-femme de Grincheux est génial.

L’histoire reste indémodable, mélangeant humour, bonne humeur et un petit côté sombre, allant même jusqu’au film noir quand Blanche Neige fuit le chasseur. La critique de la cupidité que fait le film avec le personnage de cette reine vaniteuse, égoïste, inquiétante et flippante est fort plaisante.

L’histoire reste enchanteresse jusqu’au bout, et le film se suit avec beaucoup de plaisir, nous offrant des scènes tour à tour touchantes et drôles. Certaines scènes font même partie de la culture populaire et c’est toujours un plaisir de les revoir. Je pense notamment à la scène où Blanche Neige chante « – Un jour mon prince viendra », ou celle du meurtre avec la pomme. D’ailleurs, le film est assez violent. Alors qu’enfant, il passait tout seul, aujourd’hui avec un regard d’adulte, on se rend compte que « Blanche Neige et les 7 nains » a des côtés très inquiétants, comme la scène de la forêt, les vautours, la scène du meurtre, les chevauchées des nains ou le final de la reine. C’est drôle comme le regard change avec les années.

En redécouvrant « Blanche Neige » adulte, je suis resté aussi bluffé et stupéfait devant la qualité graphique du film de David Hand. Il est magnifique, aussi bien dans l’animation, très vivante, avec un très bon rythme et une fluidité incroyable et bourré de nouveauté, que dans les couleurs très vives, les dessins puis les personnages, leurs traits, leurs caractères, bref, tout est parait ou presque. Je dois dire qu’une scène en particulier m’a laissé sur place. C’est la scène où Blanche Neige fuit le chasseur. Elle m’a laissée sur le cul. La terreur de la jeune princesse est si bien montée et la conclusion de cette séquence est magnifique, la panique qui joue sur l’imagination.

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« Blanche Neige et les 7 nains » est toujours un plaisir. Dans mon souvenir, je me rappelais un beau film, mais aujourd’hui, je découvre un chef d’œuvre qui mérite amplement sa réputation. « Blanche Neige et les 7 nains » est un classique du cinéma tout court qui se laisse encore et toujours déguster sans modération.

Note : 20/20

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Par Cinéted

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