Impastor Saison 1

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D’Après une Idée de : Christopher Vane

Avec Michael Rosenbaum, David Rasche, Mircea Monroe, Aimee Garcia

Pays : Etats-Unis

Genre : Comédie

Nombre d’Episodes : 10

Résumé :

Un pauvre homme criblé de dettes fuit ses débiteurs et se cache dans une petite ville. Il y trompe les habitants en se faisant passer pour un pasteur gay…

Avis :

Christopher Vane, qui est cet homme ? À première vue, son nom est inconnu. « Impastor » est sa deuxième série, il avait déjà créé en série « Finder of Lost Loves » qui date de 1984, mais qui n’avait absolument pas marché et fut même annulé après sa première saison. Entre temps, il fut un scénariste qui a œuvré tout de même sur des séries telles que « Bones« , « Dream On« , « La Croisière s’amuse« , « Twins » et quelques autres séries encore.

Mais bon, pour en revenir à « Impastor« , on peut dire que c’est son bébé, puisque c’est la première fois de sa carrière que Christopher Vane produit, écrit et réalise et au vu du résultat, on se demande pourquoi la machine hollywoodienne a mis une trentaine d’années avant de lui refaire confiance, parce qu’ »Impastor« , sans être incroyable, est une très bonne surprise, qui parfois fait rire aux éclats devant l’improbabilité de certaines situations et la malchance de son « héros ».

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Buddy Dobbs est l’exemple parfait du glandeur malchanceux qui est toujours en train de se mettre dans les plans pas possibles. Dans un sens, on peut dire de Buddy qu’il tire en permanence sur la corde. Et cette fois, la corde a cédé. Buddy doit de l’argent à une petite frappe, il lui doit même beaucoup d’argent, et il a la nuit pour le rembourser, sinon il est mort. Buddy ne sait comment faire, et après s’être fait larguer comme une vieille chaussette par sa copine, il décide alors de se rendre sur le pont de San Francisco et de se jeter dans le vide. Mais « grâce » à Dieu, un homme lui vient en aide avant de faire le grand saut. Et comme les voix du seigneur sont impénétrables, Buddy, grâce à cet homme, se voit offrir une nouvelle chance. Par un très malheureux hasard, Buddy se voit prendre la place de cet homme, qui se rendait à un nouveau poste qu’il vient de décrocher sur le net. Buddy pense donc être tranquille, mais une fois arrivé sur place, il va apprendre qu’il est pasteur et qu’il s’est fait virer de son ancienne paroisse parce qu’il est… gay…

D’emblée, « Impastor » séduit par son humour très très noir. Si le scénario avait tout pour ne pas tenir la route, la série a su le « rendre crédible » dès les premières minutes et par conséquent éviter l’histoire qui se veut drôle mais complètement gratuite et débile.

L’écriture de Christopher Vane est très bonne et démontre, avec un bon sens du comique, qu’on peut encore faire rire de nos jours, sans tomber dans le gras et le vulgaire. L’histoire se tient miraculeusement et chaque épisode apporte avec humour sa pierre à l’édifice. On prend donc plaisir à suivre ses dix petits épisodes d’une vingtaine de minutes chacun. Au programme, situations absurdes, déjantées, cocasses, les scènes où certaines femmes commencent à avoir des doutes sur l’homosexualité du pasteur et commencent alors à le chauffer pour voir sa réaction sont franchement hilarantes. Tout comme l’inverse d’ailleurs, quand l’un des personnages gays jette son dévolu sur le pasteur. Bref, la série n’arrête pas une minute et nous sert toujours du fun. Crimes, putes, sermons improbables, courses poursuites, intervention divine, chantage et tellement d’autres choses sont à prévoir, ce « pasteur » n’a vraiment pas fini d’en voir de toutes les couleurs. Car Christopher Vane n’a pas oublié non plus d’y mettre du suspens et une histoire et c’est toujours avec autant d’humour que la série nous sert aussi une bonne intrigue policière et mafieuse, puisque notre malheureux héros est recherché par les deux, ce qui va apporter parfois des situations totalement loufoques. Particulièrement avec ce duo de flics improbable.

« Impastor » est aussi une série insolente qui s’amuse avec tout un tas de thèmes assez lourds. La série citrique et se moque gentiment de la religion, de l’église et de la belle parole. L’imposture est d’autant plus drôle que Buddy, même s’il reste un type bien, n’a aucune limite, il boit, il baise, il joue, il arnaque, a un langage de non approprié, il jure comme ce n’est pas permis et comme la série est meublée par sa voix off, on est aussi dans sa tête quand tout part en vrille. « Impastor » s’amuse à caricaturer l’homosexualité et s’offre des personnages assez « folles ». Elle critique aussi la bourgeoisie américaine de belle façon. Si tout le monde a l’air parfait à première vue, il ne faut pas creuser, sinon on y trouvera un peu tous les vices. Elle est même très irrévérencieuse sur certains personnages.

La série doit énormément à Michael Rosenbaum, le Lex Luthor de la série « Smallville » et il nous revient en très grande forme. L’acteur est génial dans le rôle. C’est un savoureux mélange de connerie, de charme, de fun et de malchance et le voir dans toutes les situations dans lesquelles il se retrouve malgré-lui est vraiment très drôle. Puis l’acteur a un côté très attachant, aussi bien dans son jeu que dans son personnage. La série offre plein de bons seconds rôles, comme celui tenu par Sara Rue qui joue la secrétaire du pasteur, qui essaye encore et toujours de croire au bon côté de l’être humain, quitte à tomber dans le naïf à gogo. Puis il y a Mircea Monroe, la blonde incendiaire un peu conne et portée sur la chose. Plus la série avance et plus le personnage un peu con de départ va se retrouver très attachant. D’ailleurs, c’est un peu le destin de chaque personnage, même pour les plus imbuvables au départ, comme celui de David Rasche, qui joue le maire de la ville.

Malgré tout, cette saison s’essouffle un peu sur les derniers épisodes. Il faut dire que la série nous en met plein la vue et les oreilles dès le départ, qu’à la fin, même si elle reste dans le même ton, elle est un peu moins percutante. Ça reste drôle, mais il y a comme une sorte de routine qui s’installe et ça ne surprend plus autant. Et enfin, il y a ce dernier plan. Personnellement, même si j’attends la suite avec impatience, et j’espère une saison deux, je dois dire que le final de cette saison est complètement foiré, dans le sens où il ne fait absolument pas final de saison. J’ai eu la désagréable sensation qu’il me manquait un bout d’épisode, comme s’il manquait un peu de budget et que Christopher Vane avait coupé avant l’heure. C’est vraiment dommage, car c’est même un goût amer que cela laisse.

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« Impastor » est donc la bonne surprise de la rentrée. C’est une série qui ne recule devant rien pour être satirique et drôle. D’excellents moments de n’importe quoi sont à prévoir et si jamais vous vous laissez tenter, sachez que vos zygomatiques risquent de vous en vouloir.

Note : 14,5/20

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Par Cinéted

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