octobre 25, 2021

The White Buffalo – Love and the Death of Damnation – Songs of Liberty

gallery_7_2_8675

Avis :

Il est étrange comment les séries télévisées ont pu lancer des carrières fulgurantes. Bien entendu, cela va de soi que les acteurs sont les premiers touchés par cette success story, mais depuis quelques temps, on voit de plus en plus de groupes se faire connaître via les séries. The Rembrandt avec Friends, The Fray avec Grey’s Anatomy ou plus récemment The White Buffalo avec les Sons of Anarchy, tous ces groupes se sont vus sur le devant de la scène grâce au succès des séries dans lesquelles elles apparaissent. Mais pourquoi un tel succès ? Tout simplement parce qu’elle s’accorde parfaitement avec l’univers que véhicule la série et forcément, les fans sont comblés devant une telle osmose. Et c’est ensuite l’occasion pour ces groupes de sortir des albums afin de continuer sur cette vague porteuse. The White Buffalo, qui débute en 2011, se fait rapidement un nom sur la scène rock et country américaine, notamment grâce à des critiques élogieuses de la part de la presse spécialisée. Le fait de paraître dans la BO des Sons of Anarchy lui permet alors de se faire connaître à l’internationale, et ainsi de pouvoir avoir une couverture médiatique plus ample. C’est alors que sort Love and the Death of Damnation, troisième album du grand barbu, qui semble bien parti pour conquérir le monde entier.

Car on ne va pas se le cacher plus longtemps, c’est un excellent album que nous livre là Jake Smith, alias The White Buffalo. Le skeud débute sur des airs plutôt rock et assez court avec Dark Days et Chico. Le premier titre est assez pêchu et permet de voir que le chanteur possède vraiment une voix hors pair. D’une tonalité brute et grave, il arrive à faire passer une énergie incroyable dans le titre. Chico sera plus hispanique dans la forme, avec notamment des instruments à vent, mais gardera un certain dynamisme et un format relativement court ne dépassant pas les trois minutes. C’est assez surprenant au départ, car l’homme est plus connu pour ses ballades que pour ses morceaux plus rock/country. Il suffit d’écouter le sublime Come Join the Murder, dernier morceau de la série des Sons of Anarchy pour se rendre compte de la puissance des ballades de cet homme. Néanmoins, dans ce skeud, il fait l’effort de fournir des titres plus énergiques afin d’arriver à une sorte de symbiose entre moments intimistes et chauds et moments plus dynamiques, plus électriques. Chose qu’il fait parfaitement avec des titres comme Modern Times par exemple. Et la symbiose sera complète sur des titres comme Go the Distance ou encore Home is in Your Arms, des titres qui allient parfaitement l’aspect rock dynamique et des paroles d’une beauté imparable malgré leur facilité.

HardForce-blog-560

Mais bien évidemment, ce qui fait le succès et le talent de The White Buffalo provient essentiellement des ballades, qui sont d’ailleurs bien plus longues que les morceaux plus pêchus. On sent une vraie inspiration dans ces titres et une réelle volonté de faire quelque chose de simple, mais de beau, sans se faire chier avec des fioritures qui gâcheraient le plaisir d’écoute. C’est ainsi que l’on peut voir I Got You en duo avec Audra Mae (rien à voir avec Christophe !), un titre d’une simplicité touchante et qui rentre immédiatement en tête, laissant même perler une petit larme si l’on ferme les yeux. Mais le grand gaillard ne s’arrête pas pour si peu et enchaine avec Last Call to Heaven, un autre beau morceau, plus complexe, mais tout aussi touchant. Néanmoins, si tout ça est bien beau, The White Buffalo peut-il encore surprendre ? La réponse est oui, un grand oui, notamment avec le dernier titre du skeud, Come On Love Come On In, qui flirte avec la soul où l’on entend un chanteur tout donner sur un titre qui oscille aussi entre blues et rock, pour un morceau complet, puissant, beau et immédiatement référentiel, avec ses cuivres, ses claviers et ses élans criés, rappelant un époque révolue de la musique qui manque cruellement. Comment ne pas penser à James Brown sur ce morceau ?

Au final, Love and the Death of Damnation, le dernier effort de The White Buffalo est un excellent cru, qui est partagé entre morceau rock, ballades bluesy et country folk américaine. Un cocktail non pas détonnant mais plutôt sirupeux qui rentre rapidement en tête pour ne plus lâcher l’auditeur. Un album un peu court (c’est d’ailleurs le seul reproche que l’on peut faire à ce skeud), mais qui prouve tout le talent de cet homme, sans pour autant en faire des caisses et amenant avec lui un bagage culturel et musical poignant et sincère.

  1. Dark Days
  2. Chico
  3. Go the Distance
  4. Radio With no Sound
  5. Home is in You Arms
  6. I Got You feat Audrey Mae
  7. Modern Times
  8. Last Call to Heaven
  9. Where is Your Savior
  10. Rocky
  11. Come On Love Come On In

Note: 17/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=RX-2FfN4_b4[/youtube]

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.