Made in USA

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De : Jean-Luc Godard

Avec Anna Karina, Jean-Pierre Léaud, Laszlo Szabo, Yves Afonso

Année : 1966

Pays : France

Genre : Policier

Résumé :

Evocation de l’enlèvement et de l’assassinat de Mehdi Ben Barka à travers une fiction politico-policière.

Avis :

Cinéaste emblématique de la nouvelle vague, Jean-Luc Godard a un style qui lui est propre. Mais c’est un cinéaste avec lequel j’ai énormément de mal. J’avoue que j’arrive rarement à entrer dans son cinéma, mais depuis que j’ai apprécié « Pierrot le fou« , je me relaisse tenter par Jean-Luc Godard.

Et je n’aurais pas dû. Si « Pierrot le fou » avait réussi à me charmer, je retombe avec « Made In USA » dans ce que je n’aime pas chez Godard, ce qui m’agace au plus haut point. J’ai beau essayer encore et encore avec Godard, mais à chaque fois j’en reviens et je pense que finalement, peut être que j’ai fini par trouver le cinéma qui ne me parle pas, celui qui me fait passer une heure trente devant comme si je venais d’en vivre trois, voire même cinq. « Made In USA » avait pourtant de quoi m’intéresser, mais j’ai simplement trouvé un film détestable et terriblement agaçant.

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Paula Nelson est une journaliste qui recherche son fiancé Richard Politzer disparu quelques jours plus tôt. Elle entreprend alors une enquête. Une enquête étrange, dans laquelle elle va croiser la route de différents personnages tout aussi étranges.

J’ai eu envie de revenir au cinéma de Godard et à ce film pour plusieurs raisons. Premièrement, parce que le sujet m’intéressait et j’avais envie de voir comment le cinéaste allait mener l’enquête, surtout que j’avais vu que le film suivait les événements autour de l’assassinat Mehdi Ben Barka. Et ensuite, parce que voir Anna Karina et Jean-Pierre Léaud à l’écran ne se refuse jamais.

Mais voilà, j’en reviens et « Made In USA » s’est révélé être une très mauvaise expérience de cinéma. J’ai bien cru à un moment ne pas pouvoir finir le film, mais finalement, je me suis forcé à rester devant simplement pour savoir jusqu’où le film pouvait aller, si toutefois, il allait quelque part. Car visuellement et scénaristiquement, j’ai trouvé le tout brouillon. C’est le foutoir ce film, et j’avoue ne pas avoir compris grand-chose. Le film a tendance à partir dans tous les sens sans aucune limite. On reste là, à regarder des scènes parfaitement improbables, des dialogues incompréhensibles et une ambiance inexistante. Pour la faire courte, c’est long, c’est creux, c’est plat, et ça veut pousser à la réflexion. D’ailleurs, je pense que c’est même trop intelligent pour mon petit esprit, et comme je n’arrive pas à entrer dedans, j’avoue ne plus avoir fait d’efforts au bout d’un moment pour essayer de comprendre ce que le cinéaste voulait me raconter. Puis cette mise en scène absurde avec des bruitages partout. Godard veut faire un film politique, il veut nous parler de quelque chose et en même temps se censure lui-même et j’avoue ne pas comprendre le concept. À chaque fois qu’un nom allait être prononcé, le réalisateur le noie sous un brouhaha, comme s’il ne fallait pas qu’on en parle et à la place d’être intéressant, c’est exaspérant à un point pas possible !

Reste du moins que j’ai apprécié certains plans, qui sont très intéressants dans leur construction, et quelques scènes, qui prises à part, m’ont plu. J’ai trouvé que Godard filmait très bien Anna Karina. Il a une belle manière de la mettre en valeur, tout comme Jean-Pierre Léaud. J’ai pu aussi apprécier à plusieurs reprises le jeu de ces deux acteurs, car même si je n’arrive pas avec le contour, Karina et Léaud ne sont jamais mauvais. Dans un sens, je crois qu’ils m’ont énormément aidé pour attendre le générique.

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L’histoire avait pourtant des côtés intéressants et je m’attendais vraiment à apprécier le film, mais ce ne fut pas le cas et j’ai fini par trouver ce film inintéressant au possible. Moi qui sortais d’un chef d’œuvre (« Un singe en hiver« ), j’ai pris une sacrée douche écossaise. Et je ne sais pas ce qui a été le plus agaçant à vivre. L’ennui devant l’intrigue, les klaxons et autres bruitages afin de camoufler tout nom à l’écran (Je n’ai pas bien compris pourquoi d’ailleurs…), la frustration d’être encore une fois passé à côté ou enfin la colère envers moi-même d’y revenir à chaque fois…

Note : 05/20

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Par Cinéted

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