septembre 22, 2020

Everest – Sur le Toit du Monde

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De : Baltasar Kormakur

Avec Jason Brolin, Jake Gyllenhall, Jason Clarke, Sam Worthington

Année: 2015

Pays: Etats-Unis, Angleterre, Islande

Genre : Aventure

Résumé :

Inspiré d’une désastreuse tentative d’ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l’homme ait connues. Luttant contre l’extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l’épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.

Avis :

Baltasar Kormákur est un réalisateur qui a une double carrière. Islandais, le réalisateur varie entre Hollywood qui l’a accueilli les bras ouverts depuis son thriller « Crime city » et son pays où le réalisateur continue encore de tourner avec de petits moyens et sait offrir d’excellents films, comme son dernier en date, « Survivre« .

Mais aujourd’hui, on va s’arrêter sur sa dernière production hollywoodienne, « Everest« . Présenté en ouverture du festival de Deauville, il est l’un des films les plus attendus de la rentrée. Il faut dire que la comm a mis le paquet dans sa bande-annonce, peut-être même un peu trop, car au final, même si le film est vertigineux, il n’est pas aussi grandiose que les différents trailers nous le promettaient, ce qui laisse un petit goût de déception, mélangé à celui de la satisfaction, car le film reste prenant et dépaysant.

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L’Everest est surnommé le toit du monde. C’est le plus haut sommet du monde et bien des alpinistes se sont essayés à le gravir. Certains y sont arrivés et sont redescendus, d’autres non et la montagne a conservé leur corps. Si au départ, l’Everest est réservé à quelques personnes, dans les années 90, tout un commerce s’est créé autour de son ascension. En 1996, l’une de ces ascensions dirigées par un alpiniste du nom de Rob Hall va tourner au drame.

« Everest« , c’est l’exemple parfait du bon film, voire même très bon, mais qu’on nous a trop vendu. On pourrait facilement utiliser des adjectifs comme grandiose, vertigineux, atmosphérique, beau, prenant ou encore touchant, parce que dans un sens, ces adjectifs définissent très bien le film et à aucun moment on ne peut dire que le film de Baltasar Kormákur est raté. Techniquement parlant, « Everest » est irréprochable. C’est beau, magnifique, la montagne est filmée avec puissance et splendeur. La mise en scène est comme on pouvait l’imaginer, grandiose, offrant des plans et des scènes prenantes, qui sont parfaitement tenus par le réalisateur. Puis il y a la bande originale de Dario Marianelli qui est violente et angoissante.

Le film est très intéressant, car on va apprendre tout le protocole pour gravir l’Everest. On entrevoit tout le commerce mis en place autour de cette montagne que beaucoup rêvent de gravir. On apprend ses règles, ses légendes, son fonctionnement et c’est vraiment plaisant de découvrir tout ceci. On sent que Baltasar Kormákur a bossé en amont de son film pour le rendre le plus crédible et intéressant possible. « Everest« , c’est aussi un bel hommage aux victimes que la montagne a fait et pas seulement à celles dont le film va nous parler, c’est bien plus large dans son ensemble.

Il y a beaucoup de personnages attachants, avec qui l’on va gravir ce sommet. Quand survient la catastrophe, on craint pour eux et on est touché par la disparition de certains. On notera aussi que Baltasar Kormákur s’est fait plaisir et nous offre un beau casting à l’écran, Jason Clarke, Jake Gyllenhaal, Josh Brolin, John Hawkes, Keira Knightley, Robin Wright, Emily Watson, Sam Worthington, Michael Kelly, Martin Henderson pour les plus connus et chacun trouvera sa place.

Mais voilà, derrière tout ce côté grandiose, on a tendance à rester sur notre faim, car on s’attend aussi à un film « aventure » avec une ambition de survie pour chacun et le film n’offre pas ceci. Alors c’est vrai qu’il relate une histoire vraie et que le réalisateur ne peut pas tromper l’histoire et s’amuser à inventer des péripéties. Mais quand les différentes bandes-annonces allaient dans le sens de l’aventure, on reste quand même déçu de cette comm, car finalement, « Everest« , c’est tout autre chose. Le film prend son temps, et avec l’incident, il se passe facilement une bonne heure et quart. C’est donc une contradiction entre le plaisir et la frustration.

Le film sort en 3D, mais franchement, elle ne sert à rien du tout. Hormis un ou deux plans quand les personnages sont au sommet, pour le reste, elle est complètement dispensable. Même pendant les scènes de tempête, où là, on aurait pu croire qu’elle apporterait un joli plus, elle ne sert à rien et c’est terriblement agaçant à la longue.

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Au final, « Everest » est un bon film, car hormis le fait que le film nous ait été trop vendu, le dépaysement est complet et il vaut vraiment le coup d’être vu sur un grand écran. Et petit plus, si vous avez la chance de le voir dans une salle au son atmosphérique, alors foncez y, car il y a un gros travail qui a été fait sur le son et le film vaut doublement le coup dans ses conditions-là.

Ce n’est donc pas la claque annoncée, mais ça reste un bon film, prenant, touchant et vertigineux.

Note : 15/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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