Emelie

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De: Michael Thelin

Avec Sarah Bolger, Carly Adams, Thomas Bair, Chris Beetem

Année: 2015

Pays: Etats-Unis

Genre: Thriller

Résumé:

Afin de célébrer leur treizième anniversaire de mariage, Dan et Joyce décident d’aller dîner en ville en laissant leurs trois enfants à la maison. Comme la baby-sitter qui les garde habituellement se désiste au dernier moment, les Thompson font appel à une autre jeune fille, Anna, pour la remplacer. Tout au long de la soirée, les enfants vont s’apercevoir qu’Anna n’est pas exactement celle qu’elle prétend être…

Avis:

On ne sait pas grand-chose sur Michael Thelin. Le réalisateur passe pour la première fois nos frontières, et encore ce n’est que pour le festival de Deauville, car son film n’a toujours aucune date de sortie chez nous. En faisant quelques recherches sur le net, on découvre que Michael Thelin est avant tout un réalisateur de court-métrage, de téléfilms et de documentaires. « Emelie » est donc son « premier » film destiné à faire une carrière sur le grand écran.

L’ayant raté en séance officielle, j’ai pu me rattraper quelques jours plus tard, où le film était projeté en séance de nuit. Mais pendant ce temps, j’ai pu entendre que le film avait divisé les festivaliers. Sans qu’il ne fasse scandale, les dires étaient très négatifs dans le sens où le film était mauvais au possible, et d’autres qui avaient beaucoup apprécié. Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre avec ce petit thriller qui revisite le mythe de la baby-sitter monstrueuse. Et j’en ressors mitigé, car si j’ai plutôt apprécié le film qui reste à voir une fois, il faut dire quand même qu’il est loin d’être marquant et au final, je pense que je vais l’avoir vite oublié.

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Un couple part fêter leurs treize ans de mariage. Comme le couple a trois enfants, ils font appel à une baby-sitter. Maggie, leur baby-sitter habituelle, n’est pas disponible ce soir-là, alors, sur les conseils de cette dernière, ils font appel à Anna, une jeune fille qui se présente bien sous tous rapports. Mais une fois le couple parti, les enfants de la famille, surtout le fils aîné, vont s’apercevoir qu’Anna est loin d’être celle qu’elle semble être.

Présenté discrètement, « Emelie » est l’un des films de la compétition officielle qui se regarde sans déplaisir, mais qui ne marquera pas les esprits, ce qui est dommage, car le réalisateur avait pourtant de quoi offrir un bon petit thriller bien efficace, et son film détient quelques bonnes scènes. Mais c’est malheureusement trop peu pour vraiment convaincre.

Le scénario d’ »Emelie » est plutôt chouette, même s’il est loin d’être original. Pour son « premier film », Michael Thelin nous offre un film à l’histoire quelque peu tirée par les cheveux, mais qui tient la route pourtant. Le réalisateur arrive à nous emmener dans son film sans trop de difficulté et on peut même dire qu’à plusieurs moments « Emelie » nous fait espérer qu’il va être très bon. Le film détient une bonne montée dans le « sadisme » de la baby-sitter et une scène assez dérangeante.

Mais voilà, malgré ceci, le film ne décolle jamais et se laisse simplement regarder. Et plus on avance dans le film et plus on constate que ce qu’il manque vraiment à « Emelie » est une ambiance. À aucun moment ou presque, on est pris dans le film. À chaque fois que le réalisateur laisse entrevoir une possibilité, il la lâche en cours de route et nous laisse retomber. Je ne peux pas dire que j’ai craint pour les personnages, comme je ne peux pas dire que l’histoire m’ait surpris dans son déroulement, car elle reste assez convenue et propre, et hormis une ou deux petites scènes assez glauques, pour le reste, malheureusement, on regardera le film sans passion ni crainte.

Ce qui n’aide pas aussi à vivre le film, ce sont les comédiens que dirige le réalisateur. Sans être mauvais, on ne peut pas dire non plus qu’ils arrivent à nous prendre et nous faire vivre le film. Au début, on peut se laisser charmer par les gamins et l’ambiance qui règne dans cette maison, mais une fois que le film se « corse » un peu, on sent une légère retenue. Les comédiens font leur travail, mais ne vont pas plus loin. Seule Sarah Bolger essaie de composer, mais je ne sais pas trop pourquoi, alors que l’actrice est convaincante dans son rôle, on arrive à la prendre qu’à moitié. Peut-être est-ce l’intrigue tirée par les cheveux qui donne cette sensation ?

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Alors je ne dis pas que le film est mauvais, car au final, je l’ai suivi sans ennui, mais c’est vrai que je l’ai trouvé fade, sans conviction. Il ne révolutionne rien, il ne m’a pas mis mal à l’aise, hormis la scène de la vidéo et je ressors mitigé, car j’ai apprécié, mais j’ai aussi vu, avec frustration, qu’avec un tout petit peu plus de travail dans l’ambiance, « Emelie » avait de quoi être très bon.

Note: 10/20

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Par Cinéted

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