Iron Maiden – The Book of Souls – Best Sellers

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Avis :

Fondé en 1975 en Angleterre autour du bassiste Steve Harris puis du guitariste Dave Murray, Iron Maiden fait partie des figures emblématiques du heavy metal. Ils sont d’ailleurs considérés comme des piliers de ce genre, voire comme des fondateurs, d’une alternative au rock, en mettant en avant un son plus rapide et une technicité foudroyante. Mais Iron Maiden, qui a connu des heures sombres et qui fut accusé de satanisme à plusieurs reprises, c’est aussi et surtout des titres devenus cultes et faisant office d’incunables du Heavy. Entre The Number of the Beast, Run to the Hills, Hallowed Be Thy Name ou encore 2 Minutes to Midnight, le groupe a su insuffler un élan grandiloquent dans le monde du rock et il a inspiré un très grand nombre de petits rejetons qui ont suivi les traces de la vierge de fer. Alors forcément, quand on sait tout ça, un nouvel album du groupe est un putain d’évènement, le genre de chose qui n’arrive que tous les cinq et où les fans trépignent d’impatience pour voir la tronche d’Eddy sur une jaquette. Mais les inquiétudes concernant ce seizième album furent là, entre une sortie retardée et un cancer de la langue pour Bruce Dickinson qui n’augurait pas le meilleur. Nous avions tort de douter.

Premier double album du groupe, The Book of Souls se découpe en deux parties bien distinctes avec tout d’abord six morceaux d’une durée d’un peu plus d’une heure puis une seconde moitié de cinq titres pour une durée qui dépasse la demi-heure. Alors oui, plus d’une heure et demi de chansons, c’est long, mais comme le dit l’adage, plus c’est long, plus c’est bon (cela ne marche pas pour celui que l’on torture, mais qu’importe). Et ce sera effectivement le cas avec The Book of Souls qui est une tuerie incroyable. Le skeud commence avec If Eternity Should Fail et propose une petite intro aux airs hispaniques pour ensuite partir sur un son heavy reconnaissable parmi mille et un solo d’une qualité époustouflante. D’ailleurs, la technicité sera le véritable point fort de ce double album, dans lequel chaque titre a son importance sa marque et propose des riffs de grattes tout simplement stupéfiants. C’est-à-dire qu’en plus de 40 ans d’existence, le groupe met toujours la fessée aux petits jeunes et montrent qu’ils sont toujours en forme. En atteste des titres comme Speed of Light qui peut sembler anecdotique sur une première écoute, mais qui délivre toute sa force après trois écoutes intensives. C’est pêchu, nerveux et Bruce Dickinson montre qu’il possède toujours un bon organe. Le groupe n’oublie pas de faire des titres plus mainstream avec The Great Unknown, possédant une structure simple et ultra efficace, mais Iron Maiden a aussi cette faculté à mettre en avant des pièces de plus de dix minutes sans que l’on ressente le moindre ennui. The Red and the Black en est l’exemple le plus flagrant, alternant les instrumentalisations sèches avec les électriques, proposant des ruptures impressionnantes, tout en gardant une énergie sidérante. D’ailleurs, en parlant d’énergie, difficile de passer à côté de When the River Runs Deep, aux relents irlandais et qui est d’une puissance folle. Il s’agit d’ailleurs du meilleur morceau de ce premier cd.

Iron-Maiden

On pourrait croire que le soufflé va retomber avec le deuxième cd, mais il n’en est rien. Plus court, plus dense, il reste dans la même veine du premier et demeure tout aussi ébouriffant. Death or Glory qui débute cette session est incroyable, montrant la forme olympique de la formation qui tient un rythme hallucinant tout en gardant une technicité de grande qualité. On sent vraiment une osmose dans le groupe et que tout cela a été fait sur le vif. Ce morceau respire le live, c’est-à-dire qu’il résonne comme un concert et on sent l’envie du groupe de revenir brûler quelques planches. Shadows of the Valley est du même acabit tout en durant plus de sept minutes sans jamais susciter le moindre ennui. Là où le groupe réussit aussi son coup, c’est avec The Man of Sorrows, un morceau plus lent, plus mélodique et surtout plus touchant que le reste sans jamais perdre le cap de la musicalité. Le skeud est à mille lieues d’un aspect commercial. Le groupe s’en bat les couilles et fait ce qu’il a envie, mettant en avant tout leur talent et c’est cette liberté qui permet à l’album d’être l’un des meilleurs de l’année, si ce n’est le meilleur. D’ailleurs, le groupe se permet la folie de faire leur morceau le plus long avec Empire of the Clouds, écrit par Dickinson himself qui n’avait pas repris la plume depuis Powerslave en 1984 ! Dix-huit minutes de chanson pour un résultat à la hauteur de nos attentes, démontrant, si besoin en est, qu’Iron Maiden n’est plus grand, mais gigantesque.

Au final, The Book of Souls, le seizième album studio d’Iron Maiden, est une énorme réussite, une sorte de résurrection qui fait plaisir à voir et surtout à entendre. Fantastique du début à la fin, le groupe montre qu’après quarante ans de carrière, il est toujours présent et reste dans les hauteurs stratosphériques du heavy metal et que personne ne peut l’en déloger. Album de l’année ? Surement, mais il reste encore trois mois pour savoir et d’autres groupes mythiques veulent lui faire de la concurrence.

CD1

  1. If Eternity Should Fail
  2. Speed of Light
  3. The Great Unknown
  4. The Red and the Black
  5. When the River Runs Deep
  6. The Book of Souls

CD2

  1. Death or Glory
  2. Shadows of the Valley
  3. Tears of a Clown
  4. The Man of Sorrows
  5. Empire of the Clouds

Note : 20/20

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Par AqME

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