October Gale

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De : Ruba Nadda

Avec Patricia Clarkson, Scott Speedman, Tim Roth, Callum Keith Rennie

Année: 2015

Pays: Canada

Genre: Drame, Thriller

Résumé :

Suite au récent décès de son mari, le médecin Helen Matthew décide de revenir dans la petite île où se situe leur maison. Après le passage d’une violente tempête, elle se retrouve isolée du reste du monde. Un soir, un jeune homme échoue sur le rivage. Elle le conduit chez elle pour y panser ses plaies. Cette rencontre se révélera être tout autant salvatrice pour l’un que pour l’autre…

Avis :

Réalisatrice canadienne, Ruba Nadda commence à avoir une bonne carrière derrière elle. Productrice au départ, elle se tourne vite vers la réalisation et après plusieurs courts-métrages, la jeune femme passe alors au long-métrage. Son premier film, « I always come to you« , sort en 2000. Depuis, Ruba Nadda n’a pas chômé puisque « October Gale » est son sixième effort.

Après Keanu Reeves, Orlando Bloom, Ian Mckellen et Michael Bay, le festival de Deauville rend hommage à la comédienne américaine Patricia Clarkson. Pour accompagner l’hommage que la ville lui rend, le festival diffuse alors « October Gale » le dernier film en date de l’actrice où elle y tient un rôle important. Dès la bande-annonce, je dois dire que la réalisatrice a su attirer mon attention. « October Gale » se présentait aussi bien comme un thriller qu’un huis-clos bien sombre perdu sur une île. Et c’est ce qu’il sera, à la seule différence que la bande-annonce est mensongère, et à la place d’avoir un film prenant, on aura le droit à un film terriblement long et chiant.

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Helen vient de perdre l’amour de sa vie quelque mois plus tôt. Elle a bien du mal à se remettre de cette séparation brutale. Mais un matin, elle décide de se rendre sur une petite île, où elle et son mari ont un joli chalet. Depuis la mort de son époux, Helen n’y est pas retourné, celui-ci restant comme la dernière fois qu’elle a vu son amour vivant. Elle décide de se rendre dans la maison afin de se séparer des affaires de ce dernier, histoire d’avancer. Helen arrive au bon moment, car peu après son arrivée, la région est prise dans une violente tempête. Et c’est dans ces conditions qu’Helen va découvrir dans la nuit le corps d’un homme blessé par balle. Helen, qui est médecin, aide le jeune, mais au réveil de ce dernier, Helen n’est plus en sécurité.

On n’est jamais contre un bon petit thriller, surtout si la barque est tenue par Patricia Clarkson et Tim Roth. À la vision de la bande-annonce, on était en droit de penser que le film irait droit au but et nous offrirait un huis-clos correct. On ne voulait même pas d’un film incroyable, un huis-clos correct aurait amplement suffi à notre affaire. Mais malheureusement, c’est avec beaucoup de regrets que l’on constatera que ce n’est pas le cas et que le film de Ruba Nadda ne sera que longueurs sur longueurs. À noter que c’est un constat que l’on fait dès le premier quart d’heure.

Le scénario est très simpliste au premier abord, mais il avait de quoi tenir tout un film. Mais Ruba Nadda s’aventure sur trop de terrains à la fois. Elle approche tout, elle veut parler de beaucoup de choses, mais finalement, à force d’aller voir ailleurs, elle a bien du mal à nous emmener jusqu’au bout de son film. L’intrigue est bourrée d’incohérences. Quand on découvre le film, une tripotée de questions se chamboulent dans nos têtes, mais malheureusement, on aura peu de réponses, dans le sens où l’on se rend compte que ce ne sera que des incohérences. Comment, alors que l’homme en question a pris une balle, finit-il par échouer dans le salon d’Helen ? Pas de réponse… Pourquoi Helen fait-t-elle des allers-retours en bateau, pour finalement aller nulle part ? Pas réponse… Pourquoi, alors que les deux personnages se savent menacés, font-ils un jeu de cartes ? Pas réponse… Et des grossièretés comme celles-là, le film en est parcouru. Le scénario sonne vide et la réalisatrice le comble avec des longueurs. Comme ce qu’elle a à nous raconter, elle le raconte mal, elle va s’attarder sur des détails peu importants et ainsi couler le peu d’intérêt qu’on pourrait avoir.

L’une des seules choses qu’il nous reste alors, sera les personnages. Peut-être que si le scénario n’est pas terrible, la réalisatrice aura pris le temps de nous écrire de beaux personnages. Et vu le casting, on pourrait aisément croire en ce sens. Mais là non plus, ce n’est pas ça et chaque personnage est survolé. On ne s’attache pas à eux, on ne frémit pas pour eux et finalement, on se fiche de ce qui peut leur arriver. Puis on ne peut pas dire que les acteurs croient en leur personnage. On a rarement vu Patricia Clarkson si peu convaincante. Quant à Tim Roth, il apparaît si peu que c’en est frustrant. L’acteur arrive après 1h10 de film, alors que le film peine à aller jusqu’à 1h30. Quant à Scott Speedman, il souffle toutes les deux répliques et se demande ce qu’il fait dans cette galère.

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Je suis donc ressorti de mon film les paupières lourdes, l’esprit endormi et avec beaucoup de frustration. C’est long, c’est lourd, c’est bourré de flashbacks qui n’ont qu’un but, essayer de nous toucher, mais ça ne marche pas. Et une fois que le film commence vraiment, il se finit aussitôt et l’on se dit, haut et fort : Quoi, tout ça pour ça ?

Note : 04/20

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Par Cinéted

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