octobre 26, 2020

Le Prodige – Requiem Pour un Con

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Titre Original: Pawn Sacrifice

De: Edward Zwick

Avec Tobey Maguire, Liev Schreiber, Michael Stuhlbarg, Peter Sarsgaard

Année: 2015

Pays: Etats-Unis

Genre: Biopic

Résumé:

L’histoire de Bobby Fischer, le prodige américain des échecs, qui à l’apogée de la guerre froide se retrouve pris entre le feu des deux superpuissances en défiant l’Empire Soviétique lors du match du siècle contre Boris Spassky. Son obsession de vaincre les Russes va peu à peu se transformer en une terrifiante lutte entre le génie et la folie de cet homme complexe qui n’a jamais cessé de fasciner le monde.

Avis:

Edward Zwick est un réalisateur assez discret. Depuis plus de trente ans maintenant, le réalisateur nous a offert de bons films, dont certains ont marqué les esprits. Derrière ce nom se cache l’homme qui a réalisé « Glory« , « Blood Diamond« , « Le dernier Samouraï » ou encore « Légendes d’automne« , des films qu’on a tous vu, mais qui pourtant laissent le réalisateur dans la discrétion.

Du réalisateur, on n’avait plus de nouvelles depuis 2011. Une année où le réalisateur était revenu à ses premiers amours, c’est-à-dire la comédie romantique avec le très sympa « Love, et autres drogues » qui voyait dans les années 90, Jake Gyllenhaal tomber fou amoureux de la belle Anne Hathaway, alors que cette dernière est atteinte de la maladie de Parkinson. Pour son nouveau film, « Le Prodige« , le réalisateur s’attaque à l’histoire Bobby Fischer, un jeune prodige des échecs qui va peu à peu sombrer dans la démence. Un film un peu long, mais bien réalisé, surtout dans l’ambiance de la guerre froide. Mais c’est aussi un film avec lequel, on a beaucoup de mal, principalement à cause de son personnage principal.

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Bobby Fischer est un jeune prodige des échecs. Dans les années 70, l’Amérique, alors en pleine guerre froide, voit en lui l’homme qui pourra battre le champion du monde des échecs, Boris Spassky, un Russe. Mais alors que le pays suit avec passion l’ascension de Bobby, l’homme devient de plus en plus obsédé par les agences gouvernementales et voit des complots partout.

Edward Zwick a toujours très bien su choisir ses sujets et la plupart des films du réalisateur sont de bons moments. Enfin ça, c’était jusqu’à celui-là.

Non pas que son film soit mauvais, loin de là. Non pas que son sujet soit inintéressant, loin de là aussi, c’est d’ailleurs l’un des films du réalisateur qui a le sujet le plus intéressant. Non, Le principal problème du film vient de son personnage principal qui est détestable et insupportable. Pour défendre le réalisateur et son film, « le Prodige » parle de Bobby Fischer, un personnage ayant vraiment existé et il était comme le réalisateur le peint. Donc dans un sens, le réalisateur réussi son film, mais il est impossible ou presque de s’attacher à un personnage qui s’avère être un gros con, imbu de sa personne, qui fait des caprices pour rien. Ce qui fait que même si le film reste bon, on a du mal à entrer dedans.

Car pour le reste, on ne peut pas dire que le film soit mauvais. Le réalisateur tient un bon sujet qu’il exploite bien. Son film est tendu, le climat qui y règne est agréable. On sent vraiment l’importance pour le pays que le jeune prodige batte ce russe. On sent qu’il y a une fierté nationale qui le suit. Le réalisateur arrive bien à rendre cette ambition à l’écran. Le film est réussi quand il aborde la paranoïa de son personnage. Tout en faisant dans le déjà vu, le réalisateur arrive bien à rendre la folie de cet homme à l’écran et la descente dans cette folie se fait progressivement. Edward Zwick la « contrôle » bien, sans donner dans la surenchère. Le réalisateur réalise aussi un bon film d’époque, reconstituant et séparant bien les différentes époques du film.

Il y a quand même des longueurs. Parfois, le film a tendance à se répéter, et il insiste sur des événements pas si importants que ça. Si certains d’entre eux ne seraient pas dans le film, ça ne changerait pas grand-chose. Et enfin, on devra patienter pour arriver enfin à la fameuse partie d’échecs que le film nous vend principalement. Alors dans un sens, c’est frustrant de mettre autant de temps avant d’y arriver, car on a peur que le réalisateur ne la bâcle pour le coup, chose qu’il ne fera pas. Et dans un autres sens, c’est bien vu, car, cette longueur avant d’y arriver permet aussi de mieux exposer l’enjeu qui va se jouer, aussi bien pour le personnage principal que pour le pays entier. Il y a aussi le fait que comme j’avais beaucoup de mal avec le personnage de Bobby Fischer, j’ai surement dû trouver le film plus long et moins passionnant qu’il ne doit l’être.

Tobey Maguire est très bon dans le rôle. Il arrive sans aucune difficulté à nous faire croire qu’il est le personnage, mais je reste encore en toujours gêné par cet acteur. Il y a quelque chose en lui qui me dérange, qui fait que même s’il y met toutes les convictions du monde, m’agace, et je n’arrive pas à passer outre et comme ici, il tient le rôle d’un connard, j’avoue avec été encore plus frappé. Et du coup, je trouve, par exemple, bien meilleur et plus subtil que lui des acteurs comme Liev Schreiber ou Peter Sarsgaard qui tiennent des personnages passionnants et étonnants.

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Alors malgré ce que j’en décris, j’ai tout même passé un moment sympa devant le nouveau film d’Edward Zwick. L’histoire reste passionnante malgré son personnage imbu de lui-même. C’est un film à découvrir quand il va sortir, tout en se préparant à suivre un personnage assez détestable pendant deux heures.

Note: 13/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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