Saint Asonia – Saint Asonia

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Avis :

Le super groupe peut-être un moyen de faire le buzz, de remettre sur le devant de la scène des groupes qui sont en perte de vitesse ou encore de lancer un projet créatif inédit. Il est aussi un moyen de faire connaître des groupes moins connus au sein d’une formation qui prend plus d’ampleur. Si certains de ces super-groupes ont connu un certain succès comme Chickenfoot ou Them Crooked Vultures, d’autres n’ont même pas passé les frontières de notre pays comme Eye Empire. Saint Asonia fait partie de ces formations qui se font presque au hasard, portées par des musiciens qui veulent créer un projet ensemble. Avec Adam Gontier de Three Days Grace au chant, Mike Mushok de Staind à la guitare, Corey Lowery à la basse et Rich Beddoe de Finger Eleven à la batterie, le groupe avait tous les ingrédients pour fournir quelque chose d’intéressant, mais qu’en est-il vraiment ? Après avoir fait le buzz sur scène pour l’ouverture d’un festival, Saint Asonia est-il fait pour durer ? Après plusieurs écoutes intensives, on serait tentés de dire oui, car l’album contient de bonnes surprises et est assez varié, néanmoins, il reste aussi très classique dans sa ligne de conduite et ne surprendra pas grand monde.

Le skeud démarre avec Better Place, le morceau qui les a révélés au grand public. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça démarre sur les chapeaux de roues. Entre des riffs agressifs et lourds et une voix relativement puissante et grave, le groupe trouve facilement le chemin du métal alternatif. On pourrait bien évidemment rapprocher cela à du Staind, mais la fore est complètement différente. En effet, là où le groupe d’Aaron Lewis explore un terrain plus lourd et dépressif, Saint Asonia se veut plus léger, tout en gardant une énergie explosive. On peut aussi dire que Mike Mushok trouve un rôle un poil plus important dans cette nouvelle formation. Si dans Staind, on reconnait immédiatement sa lourdeur, dans ce groupe, il a plus de place pour des solos endiablés et il sait en profiter. Ainsi, il trouve une parfaite alternance entre riffs gras et des moments beaucoup plus techniques. On retrouvera cela dans l’excellent titre Blow me Wide Open, qui termine sur un solo explosif rappelant un petit peu le Southern Metal. Néanmoins, on regrettera l’apparition de quelques pistes qui font un peu office de bouche-trous à l’image de Live my Life, qui reste dynamique, mais qui n’a pas de particularités créatives, hormis un refrain entrainant et qui rentre rapidement en tête et un joli solo ultra rapide.

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En fait, le principal reproche que l’on pourrait au groupe, c’est qu’il fournit un style que l’on a déjà entendu des centaines de fois et il n’y a pas de sonorités particulières. C’est super bien produit, c’est carré, c’est bien évidemment ultra pro, mais il manque cette marque qui permet de dire à la première écoute que c’est Saint Asonia. Et c’est dommage parce que des morceaux comme Happy Tragedy ou encore Dying Slowly sont très intéressants et font sévèrement hocher les têtes, mais ils ne restent pas dans cette dernière, preuve qu’ils ne marquent pas assez. Néanmoins, le groupe fournit un gros effort sur certaines ballades qui sont les plus belles réussites du skeud. Et le groupe n’est pas radin avec ça, puisqu’elles sont au nombre de quatre et que chacune explore un terrain différent. Si Even Though I Say est plus rock et dynamique que les autres, permettant au chanteur de montrer ses talents et de moduler sa voix, Waste my Time est plus touchante, avec une guitare que maîtrise à la perfection Mushok, qui a déjà fait ses preuves avec Staind. Trying to Catch up With the World est un titre plus sombre que les autres, plus simple aussi, mais le morceau gagne en intensité dans sa durée. Enfin, Leaving Minnesota résonne plus comme un titre nostalgique et empreint d’un mélange de pop rock et de country. C’est d’ailleurs un morceau totalement différent du reste du skeud, ce qui reste intéressant, montrant toute la palette que peut proposer le groupe.

Au final, Saint Asonia, le premier album éponyme du groupe, est une excellente surprise. On ressent bien évidemment les influences de chaque membre du groupe et il manque une réelle identité à l’ensemble, mais globalement, il faudrait avoir des oreilles en carton pour ne pas apprécier ce premier skeud. Entre métal alternatif et hard rock, la formation propose vraiment quelque chose de varié et de réellement plaisant. Il leur manque juste une sonorité particulière pour vraiment marquer les esprits, mais peut-être que le temps fera son œuvre pour ce groupe, comme il le fait avec le bon vin.

  1. Better Place
  2. Blow me Wide Open
  3. Live my Life
  4. Even Though I Say
  5. Fairy Tale
  6. King of Nothing
  7. Waste my Time
  8. Dying Slowly
  9. Trying to Catch up With the World
  10. Happy Tragedy
  11. Leaving Minnesota

Note: 15/20

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Par AqME

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