décembre 5, 2020

Le Transporteur – Me and my Car

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Titre Original : The Transporter

De : Louis Leterrier

Avec Jason Statham, Shu Qi, Matt Schulze, François Berléand

Année : 2002

Pays : France, Etats-Unis

Genre : Action

Résumé :

Pour les livraisons à haut risque, Franck est toujours là. Comme les autres, il obéit aux trois règles d’or : ne poser aucune question, ne pas ouvrir les colis et ne pas enfreindre les deux premières au risque d’y trouver la mort.
Mais cette fois-ci, Franck a ouvert le sac posé dans son coffre et a découvert une jeune femme se nommant Lai. Face à ce cas de conscience et à une sombre affaire de trafic humain, il ne va plus pouvoir fermer les yeux et décide d’aider ce « colis » un peu spécial.

Avis :

Durant les années 2000, Europacorp commence réellement à se faire un nom et ce bon vieux Luc Besson commence à ne plus réaliser pour produire des films d’action débridés. Et on peut clairement reprocher à Besson de ne plus faire du cinéma pour faire du pognon, il faut quand même reconnaître qu’il apporte un cinéma différent dans l’hexagone. Alors perdu dans les comédies bouffonnes ou les drames larmoyants, le cinéma français se veut d’auteur et par conséquent, de nombreux films rebutent le public jeune et adolescent, ou alors en manque d’action. Il fallait bien quelqu’un pour faire bouge tout ça et démontrer que la France, ce n’est pas seulement Dany Boon ou Claude Lellouch, et cela même si certains films dit d’auteur sont très bien. Le Transporteur fait partie de ces films français avec des acteurs étrangers qui ont fait un carton parce qu’ils étaient différents dans leur démarche et dans leur style. Et il n’est pas étonnant que cela ait donné deux suites (allant de mal en pis) et un reboot près de dix plus tard. Mais que vaut aujourd’hui l’instigateur de la trilogie originelle ?

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Franck est un transporteur. On peut lui confier n’importe quel colis dangereux, il fera toujours le nécessaire pour qu’il arrive à bonne destination. Franck a trois règles : ne jamais donner de nom, ne jamais changer le contrat et ne jamais ouvrir le colis. Seulement, alors qu’il livre un sac, il fait l’erreur de l’ouvrir et de découvrir une jeune chinoise ligotée à l’intérieur. Après une tentative de meurtre sur sa personne, il sauve la chinoise et va découvrir un réseau de trafic d’humains.

En l’état, quand on commence Le Transporteur, on se demande si l’on n’est pas dans un mauvais épisode de Taxi. Même boîte de production, même humour, même musique de merde. C’est là que l’on voit que le film a pris un coup de vieux. Fort heureusement pour nous, le film va s’arranger par la suite, grâce à un climax explosif que ne renierait pas un certain Michael Bay. Quoiqu’il en soit, le film est doté d‘un humour assez douteux qui ne colle pas tellement à son acteur principal, Jason Statham. Encore à la recherche du succès, l’ancien plongeur trouve un rôle qui va lui permettre d’exploser à l’internationale, et cela malgré un jeu un peu monolithique. Rien de bien méchant, le rôle veut ça, mais du coup, la pointe d’humour, apportée par Berléand et par certaines situations ubuesques en voiture ne colle pas trop à l’ambiance voulue.

Mais rien de bien méchant finalement, car le film ne laisse pas une minute de repos et il ne faut pas oublier que derrière la caméra, il n’y a pas un manche en la présence de Louis Leterrier. Même si maintenant il fait office de yes man aux States, il a réussi avec Le Transporteur à rendre certaines scènes d’action relativement plaisantes et innovantes. On aura donc droit à une baston sur de l’huile, en terrain glissant, qui est de toute beauté. Non seulement la chorégraphie de Cory Yuen est impeccable, mais le réalisateur rend les scènes lisibles et ne présente pas de shaky cam insupportable. Et c’est là que l’on voit que Le Transporteur a vraiment du potentiel, mettant en avant un film d’action burné et assez inventif.

Bien évidemment, on est loin de la perfection et certains passages sont grotesques, notamment dans les poursuites de voitures, qui, même si elles restent nerveuses et bien mises en valeur, sont totalement improbables et frôlent parfois le n’importe quoi. Mais encore une fois, c’est du n’importe quoi maîtrisé et on est embarqué dedans, pardonnant aisément les effets de style du cinéaste pour maintenir des enjeux dramatiques importants lors des bastons. Par contre, on peut lui reprocher de grosses ficelles dans le scénario, à cause de retournements incessants et parfois de bêtises crasses, comme le lien entre le flic et le transporteur, qui deviennent copain comme cochon alors que rien ne les prédestine à devenir amis.

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Au final, Le Transporteur reste encore aujourd’hui une valeur sûre pour Europacorp. Louis Leterrier fournit un travail satisfaisant, remplissant pleinement son cahier des charges, à savoir un film d’action nerveux et qui tient en haleine sur la longueur. Certes, le scénario famélique n’est qu’une excuse pour des courses-poursuites, mais on pardonne cet état de fait pour un plaisir ludique agréable et divertissant. Par contre, il n’était pas nécessaire de faire des suites.

Note : 14/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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