The Resistance

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But du Jeu :

Dans un futur pas si lointain, un groupe de Résistance s’est monté afin de faire chuter un gouvernement puissant mais corrompu. Les joueurs incarnent soit des membres de la Resistance, soit des espions de l’Empire. Durant trois à cinq tours, les membres de la Résistance doivent coopérer pour mener à bien des missions contre l’Empire. Cependant, il leur faudra également déduire l’identité des autres joueurs, et gagner leur confiance…

Avis :                                               

Dans le domaine des jeux de rôle abordable et pour néophytes, on peut aisément citer Les Loups-Garous de Thiercelieux, jeu que l’on ne présente plus et que l’on peut pratiquer de partout, dans les écoles ou dans les centres de loisir, lors de jours pluvieux. Mettant en avant un aspect rôleplay car un incarne un rôle mais aussi de bluff et de vote, le jeu s’est vite taillé une bonne réputation. Maintenant, il est quasiment le seul à se partager les recettes de ce juteux gâteau et certains éditeurs aimeraient aussi se tailler la part du lion en proposant quelque chose de novateur tout en restant dans un jeu de rôle à base de cartes et de bluff. C’est alors que débarque The Resistance, un jeu de cartes quasiment identique aux Loups-Garous, si ce n’est son univers science-fiction et les rôles bien moins nombreux. Alors le jeu est-il aussi bon que nos amis lycanthropes ? Prenons-nous autant de plaisir à trahir ses potes ? Enfoncez votre scaphandre, on part en mission dans l’espace !

The Resistance est donc un petit jeu de cartes au thème assez fort. Néanmoins, il n’y a pas que le thème qui l’écarte des Loups-Garous. Je n’ai que deux parties et on était six joueurs, donc mon jugement se posera sur cette façon de jouer. Nous sommes donc des astronautes et nous devons remplir des missions. Lorsque l’on est six joueurs, il y a 2 traitres, dont le but est de faire rater les missions. Un tour de jeu se présente ainsi : le leader, choisi aléatoirement, va désigner un nombre de joueurs qui vont partir en mission. Par exemple, lors du premier tour, toujours à six joueurs, seulement deux joueurs vont partir. Ensuite, tous les joueurs vont choisir si les deux joueurs partent au non avec un vote. Si le vote est contre, la mission est ajournée, sinon, les joueurs partent en mission. C’est alors que les deux joueurs reçoivent deux cartes, une positive et une autre négative. Si, parmi toutes les cartes, il y a une seule carte négative, la mission est échouée. Pour gagner, les joueurs doivent réussir trois missions sur cinq et pour que les traitres gagnent, il faut faire rater trois missions aussi. Néanmoins, les traitres peuvent aussi gagner avec trois missions ajournées d’affilée. Le but devient très rapidement évidemment, il faut vite trouver qui est un traitre et qui ne l’est pas, car pour chaque mission, il y a de plus en plus de joueurs qui partent et les mailles du filet se referment petit à petit. Bien entendu, le bluff est de mise puisque les joueurs peuvent faire les marchands de tapis et essayer de dire qui est traitre ou qui ne l’est pas. En ce sens, cela ressemble aux Loups-Garous, mais en mettant en avant un passage beaucoup plus stratégique. Le bémol, c’est que l’on a l’impression de temps à autre de ne pas vraiment jouer, surtout si l’on ne part pas en mission et l’on est plus spectateur que joueur sur certaines parties où l’on n’a pas la chance de partir en mission et de poser des cartes. Et l’autre aspect qui rappelle les Loups-Garous, c’est que les traitres se regardent en début de partie quand tout le monde a les yeux fermés pour se connaître.

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L’autre bémol va venir du matériel en lui-même. Il s’agit d’un jeu de cartes, avec un mini plateau tout riquiqui pour poser nos jetons victoires dessus et pour voir à combien de personnes la mission en cours va se cantonner. En fait, seuls les cartes de personnages sont illustrées, et elles le sont de bien belle manière. Seulement, les autres cartes ne représentent que des symboles comme le montre la photo au-dessus et ne sont guères attractives, ce qui est vraiment dommage. L’autre point noir vient du plateau, qui est vraiment petit. Alors c’est vrai que cela favorise les parties rapides sur une table de bar, mais il faut avoir de bons yeux pour lire les instructions sur le plateau. Enfin, et je chipote, mais quand même, on peut jouer avec une extension qui donne des pouvoirs, et sur certaines cartes, le texte n’est pas fini, ce qui donne au produit un aspect un peu… amateur. Sinon, le matos est de bonne facture et tient bien la route.

Au final, The Resistance est beaucoup plus stratégique que les Loups-Garous de Thiercelieux, mais il perd en intensité à cause d’un thème moins fort et surement moins porteur. Je pense aussi que les parties au-delà de six doivent être bien plus exaltantes et que la recherche des traitres doit être plus accrue. Bref, un jeu sympathique, mais je préfère nos amis poilus, mettant en avant un thème auquel j’accroche plus et une ambiance encore plus mystérieuse. Mais les plus stratégiques préféreront sans aucun doute possible The Resistance !

Note : 13/20

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