décembre 2, 2020

Spider Web – Nanaraignée

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Titre Original : In the Spider’s Web

De: Terry Winsor

Avec Lance Henriksen, Emma Catherwood, Cian Barry, Lisa Livingstone

Année: 2007

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Un groupe d’explorateurs se rend en Inde dans un petit village où se trouve une grotte remplie de gigantesques toiles d’araignées.

Avis:

Il est étonnant de voir comment une campagne marketing efficace peut tromper un spectateur. Vendu en DVD depuis l’année dernière comme étant Spider Web, un film d’horreur avec des araignées, il s’agit en fait de In the Spider’s Web, un téléfilm d’horreur proposé par Syfy et faisant partie de la saga des Maneaters. C’est à partir de là que l’on commence à comprendre que l’on s’est fait avoir et que l’on va voir l’une des pires productions sur les araignées, allant faire de ce film un nanar indigeste et d’une débilité affligeante. Et c’est plutôt dommage, parce qu’en l’état, le film aurait pu être drôle, ou tout du moins mettre en avant un prédateur efficace et discret. Sauf qu’avec des tâcherons à la base du projet, difficile de faire quelque chose de bien et même de potable. Retour sur une arnaque qui ne s’en cache même plus, en utilisant une ancienne star de l’horreur pour promouvoir de la merde.

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Un groupe de touristes visite une forêt en Inde. Alors que le groupe dort à la belle étoile, une araignée pique l’une des touristes. Le groupe décide alors de se diriger vers un petit village où vit un docteur au milieu de cette tribu. Le groupe ne va pas tarder à découvrir que l’homme est étrange et le village voue un culte aux araignées. Le groupe décide alors de se diviser, pendant que certains vont chercher du secours en ville, deux autres restent sur le camp pour surveiller l’évolution de la malade. Seulement, un homme recouvert de toiles d’araignées apparait et semble être considéré comme un Dieu parmi la tribu. Et la découverte d’une grotte en forme d’araignée ne va pas arranger les choses.

Parmi tous les prédateurs animaliers, l’araignée tient une place de choix. Qu’elle soit petite ou grande, cet invertébré fascine, révulse et joue toujours avec les phobies de certains. Il est donc logique de la trouver dans bons nombres de productions plus ou moins marquantes, et cela depuis les prémices du cinéma horrifique. Et si on peut pardonner à d’anciennes productions des effets spéciaux plutôt hilarants avec des arachnides en mousse, il est difficile aujourd’hui d’accepter des CGI imbuvables et des araignées en plastique de fête foraine. Parce que Spider Web est comme ça. Le budget étant à la baisse et voulant à tout prix mettre un maximum de bestioles à huit pattes, les producteurs ainsi que le réalisateur ont cru bon de mettre en avant des effets numériques indignes d’une Playstation 2. C’est bien simple, soit les araignées sont en pixels informes (que l’on affiche en gros plan montrant bien son je m’enfoutisme du produit) soit elles sont en plastique et ne bougent même pas. Difficile de ne pas voir que l’on se fiche royalement du spectateur.

Du coup, les effets de peur sont complètement annihilés par des effets spéciaux médiocres. Mais pire que cela, le film s’octroie le droit de faire des farces de maison hantée avec des araignées en plastique qui tombe du plafond en étant accrochées à un fil. A la rigueur, si l’effet n’était utilisé qu’une fois, mais il est utilisé tout le temps, durant tout le film! Et en plus de cela, les autres effets de peur sont absents du film, à cause d’une réalisation atroce. Dès le début du film, le réalisateur montre ses faiblesses et les coupes budgétaires affichant un décor de studio pour créer une jungle indienne. On n’y croit pas une seconde et l’ensemble est totalement factice et raté.

Enfin, histoire de combler ce nanar qui ne fait pas rire, le scénario est indigent. C’est bien simple, sous couvert d’araignée, on aura droit à un trafic d’organes organisé par deux frères amateurs d’araignées. Si le premier joue un double-jeu grotesque, c’est le physique du deuxième qui l’est. Arpentant tout le film avec une serpillière sur la gueule en faisant croire que c’est une toile d’araignée, le méchant est d’une platitude affolante et d’un intérêt limité, tout autant que toutes les toiles en papier bulle. Le scénario essaye donc de mélanger le survival au vieux slasher, mais l’ensemble est tellement médiocre qu’il n’arrive aucunement à faire ressentir les sensations de l’un de ces deux genres. Et puis les acteurs sont atroces, surjouant ou faisant comme s’il n’y avait pas de caméra. Le summum étant quand le groupe arrive dans le village et que tous les figurants regardent la caméra en souriant. Et Lance Henriksen qui cachetonne pour payer des dettes, faisant le minimum et ne croyant pas un seul instant au projet.

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Au final, Spider Web est une daube sans nom produite par Syfy. Trompant honteusement le spectateur sur son contenu, le film fait la part belle à la bêtise, à un humour gras et oublie les fondamentaux de ce genre de production, c’est de la simplicité que nait la peur. Bref, un nanar qui vire au navet malgré des effets kitschs et quelques moments de rigolade mais qui ne feront pas mal aux côtes. Pour les araignées, il vaut mieux se tourner vers L’Horrible Invasion ou encore Arac Attack pour le délire.

Note: 01/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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