Zoolander

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De : Ben Stiller

Avec Ben Stiller, Owen Wilson, Will Ferrell, Christine Taylor

Année: 2001

Pays: Etats-Unis, Australie, Allemagne

Genre: Comédie

Résumé:

Derek Zoolander, un célèbre mannequin, est à l’apogée de sa carrière. Couronné trois fois de suite Top model de l’année, il est sur le point de recevoir son quatrième trophée lorsque ce titre lui est ravi par un jeune et ambitieux challenger : Hansel.
Effondrée, l’idole des podiums décide d’abandonner l’univers futile de la mode pour se ressourcer au sein de sa famille en Pennsylvanie. C’est alors que Maury Ballstein, son agent, et Jacobim Mugatu, un styliste déjanté, proposent à Zoolander de devenir la star de la nouvelle ligne de vêtements Derelicte. Zoolander accepte, mais il est loin de s’imaginer que le diabolique Mugatu, secondé de la troublante Katinka, s’apprête à lui effectuer un lavage de cerveau. Ainsi lobotomisé, Derek pourrait exécuter plus facilement ses ordres, à savoir assassiner le président de la Malaisie.

Avis:

Derrière le comique Ben Stiller, celui qui cartonne la plupart du temps au box-office avec ses comédies gentiment loufoques, se cache aussi un excellent réalisateur. Ben Stiller réalise peu, mais chacun d’eux est un vrai petit plaisir à voir. Que ce soit les plus que déjanté « Disjoncté » ou « Tonnerre sous les tropiques« , ou encore les touchants et justes, « La vie rêvée de Walter Mitty » ou « Génération 90« , Ben Stiller a plus d’un tour dans son sac pour surprendre ou faire rire le public.

Dans la partie de sa filmographie complètement délirante, le comédien nous a offert en 2002 le film le plus tordu sur l’univers de la mode. Un film complètement improbable, délirant et déjanté, qui ne se prend pas au sérieux. Un film qu’il a fait avec ses potes Owen Wilson et Will Ferrell pour un déballage de fashionistas hautes en couleurs et un film très irrévérencieux qui me fera toujours autant marrer. En gros, c’est con (mais pas tant ça), c’est tordu, ça part dans tous les sens et à chaque coup ça m’éclate.

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Derek Zoolander, cinq syllabes que le monde de la mode connaît par cœur depuis des années maintenant. Dans le milieu, il est connu de tous. Il travaille avec les plus grands noms… Enfin presque, car l’un des plus grands créateurs, Jacobim Mugatu, n’a jamais voulu travailler avec lui. Mais la donne vient de changer. Après avoir raté le prix du modèle de l’année, remporté par Hansel, une nouvelle belle gueule, genre hippie, je profite de la vie et je suis trop classe, Derek annonce sa retraite leur des funérailles d’un ami. Mais c’est à ce moment que Mugatu décide de travailler avec Zoolander. Une journaliste du magazine Time fait alors le rapprochement entre des morts suspectes et les modèles hommes qui travaillent avec Mugatu. Elle décide alors de développer son enquête et ce qu’elle va découvrir fait froid dans le dos.

Je ne suis pas spécialement bon public pour les comédies américaines. Peu de films du côté des américains arrivent à vraiment m’éclater, bien souvent l’humour trop lourd et gras me laisse de marbre. Mais pourtant, de temps à autre, il y a quelques films qui arrivent à vraiment m’amuser et c’est le cas avec les films de Ben Stiller. Que ce soit en tant que comédien ou en tant que réalisateur, je trouve que Ben Stiller a ce petit truc en plus qui me fait toujours passer un bon moment. Alors quand le réalisateur est aussi le comédien principal de son film, que demander de plus.

Ce que j’aime beaucoup avec « Zoolander« , c’est que le film a deux niveaux de lecture. Dans un premier temps, on peut voir le film comme un vrai délire, un grand n’importe quoi déjanté, qui enchaîne les gags funs, absurdes, et des situations parfaitement guignolesques. Le film assume sa crétinerie et on rigole bien. Il évolue dans le milieu de la mode et c’est avec beaucoup de drôlerie que Ben Stiller exagère volontairement le trait poussant son film à la caricature et la parodie. Le look de Will Ferrell n’a pas de prix et personnellement, chacune de ses apparitions me fait mourir de rire, surtout que le comédien s’en donne à cœur joie dans la caricature. Avec « Zoolander« , je trouve que Stiller a réussi à trouver la dose parfaite en exagérant tout, allant à la limite de la limite, et pourtant malgré cette énormité de trait, tout reste drôle et surtout, ce n’est pas lourd. Bon, il y a bien quelques moments lourds, mais si peu comparé au reste du film. Et même quand c’est un peu lourd, le réalisateur arrive toujours à trouver une parade pour retomber dans l’humour.

Et dans un deuxième temps, « Zoolander » s’avère, entre les lignes, une critique fun, absurde et ridicule en même temps du monde la mode, de sa façon de penser, de réagir et dans ce qu’elle véhicule comme état d’esprit. C’est avec pas mal de subtilité et d’amusement que Ben Stiller, derrière la comédie « débile », se moque de tout ce petit monde et finalement en dresse un portrait peu glorieux pour notre plus grand plaisir. Un portrait méchamment drôle et peut-être pas si éloigné de la vérité que ça (Bon, on oublie quand même l’assassinat de ministre…), enfin du moins ça m’amuse de l’imaginer ainsi.

Ben Stiller compose un personnage hilarant tout en cul de poule. L’acteur lui aussi au look improbable, forme un très bon duo/rivalité avec son compère de toujours Owen Wilson. Les deux sont trop bons à s’envoyer des vannes et se chercher des noises en permanence. Ce qui m’amuse doublement, c’est qu’on ne les aurait jamais vus en mannequins et la fonction leur correspond tout à fait, puis on sent qu’ils s’amusent dans ces rôles. Will Ferrell est génial et il est toujours accompagné par une Milla Jovovich toute de grimace sortie. Je crois bien n’avoir jamais vu l’actrice de « Resident Evil » dans un tel rôle et aussi mal fagotée. Pour le reste du casting, Ben Stiller a fait très fort en réunissant devant sa caméra un florilège de stars, toutes plus ou moins dans leurs propres rôles. Pour la plupart, elles ne feront que des apparitions. Mais on retiendra tout de même David Bowie en arbitre de défi-défilé.

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« Zoolander » est donc un film totalement improbable, c’est un moment déjanté comme on les aime. Ben Stiller réalise un excellent divertissement, doublé d’une belle critique cynique du monde superficiel de la mode. C’est un film que j’aime, qui m’amuse et je suis assez pressé de voir sa suite, qui arrivera sur nos écrans l’année prochaine.

Note : 14,5/20

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Par Cinéted

One Comment to "Zoolander"

  1. […] en 2001, le tout premier Zoolander n’avais pas été un franc succès. Le film de Ben Stiller a peiné au box-office et la suite, […]

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