Godsmack – 1000 HP

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Avis :

Le hot rod, les flammes, une iconographie tribale rappelant un tatouage, il ne manque plus que la Harley sur la jaquette et on tombe en plein dans l’univers des bikers américains. Et ce n’est pas très loin de la vérité tant Godsmack véhicule cette image au travers ses concerts et ses clips. Fondé en 1995, le groupe originaire de Lawrence, une bourgade à côté de Boston, commence à se faire un nom grâce au leader Sully Erna qui décide de se mettre au chant, mettant fin à sa carrière de batteur. Le groupe fait la tournée des bars et devient relativement connu. D’ailleurs, en quelques années le groupe a conquis les foules, devenant l’un des groupes de hard rock les plus réputés du pays, affichant des montées vertigineuses dans le Billboard. Même leur unique EP acoustique fut un carton, reprenant pourtant des chansons de leur répertoire. Alors que reste-t-il à prouver au groupe, sinon prendre du plaisir sur scène et sur les skeuds ? 1000 HP, entendez par là 1000 Chevaux, est le sixième album du groupe et il fait partie de ces albums que l’on attend avec impatience et qui ne déçoivent pas. En effet, fidèle à lui-même, le groupe garde la même sauce, ne cherche pas à faire dans le complexe et livre une galette alléchante et généreuse.

Le skeud démarre avec le titre éponyme de l’album. Et c’est un démarrage en trombe à grands renforts de bruits de moteur. Le morceau est pêchu et raconte l’histoire du groupe depuis ses débuts en 1995. C’est d’ailleurs à l’occasion de la sortie de cet album que le maire de Boston annonça le 06 aout comme jour de Godsmack à Boston. Le titre envoie du bois, avec un mini solo mais surtout un refrain entêtant et d’une grande intensité. Sully possède une voix fabuleuse et il le montre encore une fois sur ce titre, pouvant jouer sur une sorte de trémolo tout en partant dans des graves collant parfaitement au style. La suite, FML, Fuck My Life pour ceux qui veulent savoir, reste dans le même moule, se révélant sans surprise, mais diablement orchestrée et emportant l’auditeur dans des headbangs de folie. Le changement viendra surtout du morceau Something Different, qui démarre lentement, montrant une qualité de chanteur dans la voix de Sully que l’on ne lui connaissait pas, pour ensuite partir vers quelque chose de plus nerveux. Néanmoins, le morceau est plus touchant que les autres, s’octroyant même quelques violons et montrant que le groupe sait faire quelque chose de varié et de sensible. What’s Next remettra les pendules à l’heure, reprenant un rythme lourd, si cher au groupe. C’est en milieu d’album qu’arrive la pierre angulaire du skeud. Generation Day est le morceau le plus long mais aussi le plus complexe. Il faut dire qu’en son milieu le groupe s’essaye à quelque chose de plus aérien, de plus planant, un peu comme le ferait un Led Zeppelin par exemple. Nous ne sommes pas dans du psychédélique, mais on s’en rapproche et le titre permet de voir que le groupe, au-delà de ses qualités techniques, essaye de proposer quelque chose de différent, de moins direct et de plus posé.

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Pour reprendre la seconde moitié du skeud, le groupe balance Locked & Loaded, un morceau hyper nerveux et violent qui balance des riffs très agressifs. Le morceau est une réussite, non seulement par sa technique et son rythme mais aussi pour son refrain qui rentre rapidement en tête. Puis arrive Living in the Gray, un morceau moins dense, plus scandé, mais terriblement accrocheur avec une mélodie puissante et un refrain d’une grande beauté. Sans être touchant, le titre arrive pourtant à faire son office, notamment grâce à la voix du chanteur qui est vraiment parfait dans le refrain. I Don’t Belong est surement le morceau le moins intéressant de l’album malgré un joli travail à la batterie, mais l’ensemble reste assez anecdotique et cela malgré un refrain facilement mémorisable. Par contre, Nothing Comes Easy est l’un des titres les plus particuliers du skeud. Premièrement parce qu’il n’a pas de refrain hormis un riff particulier, mais aussi parce qu’il pose une ambiance assez lourde et pesante, s’éloigne des titres directs du skeud. Le titre est très intéressant, même s’il reste celui le moins accessible avec des riffs ultra rapides. Enfin, pour la version classique, Turning to Stone clôt le skeud, en allant chercher des sonorités dans ce qu’adore Godsmack, c’est-à-dire quelque chose d’arabisant, d’orientale, comme il l’avait fait sur I Stand Alone pour la BO du Roi Scorpion. Le morceau est puissant, fort et propose une véritable identité. Enfin, pour la version bonus, il y a Life is Good, un morceau décontracté, qui pourrait parfaitement d’inclure dans un rassemblement de bikers.

Au final, 1000 HP, le sixième effort de Godsmack, est une belle réussite. Nerveux, puissant, direct, il offre tout de même des pistes plus complexes et propose vraiment un travail varié et très intéressant. D’autant plus que le groupe garde sa patte, restant fidèle à son style, son image et ne trompe aucunement les fans. Bref, un album quasi parfait, reflet d’une Amérique libre, aimant l’asphalte, le sable et la liberté. Et ça fait du bien, un peu de liberté.

  1. 1000 HP
  2. FML
  3. Something Different
  4. What’s Next
  5. Generation Day
  6. Locked & Loaded
  7. Living in the Gray
  8. I Don’t Belong
  9. Nothing Comes Easy
  10. Turning to Stone
  11. Life is Good !

Note : 18/20

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Par AqME

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