Vol 7500 – Aller Sans Retour – Navet Volant

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Titre Original : 7500

De : Takashi Shimizu

Avec Ryan Kwanten, Amy Smart, Leslie Bibb, Jamie Chung

Année : 2014

Pays : Etats-Unis, Japon

Genre : Horreur

Résumé :

Le vol 7500 quitte l’aéroport international de Los Angeles à destination de Tokyo avec à son bord 273 passagers. Alors que l’avion survole l’Océan Pacifique, l’appareil rencontre une zone de fortes turbulences. Une fois le calme revenu, un passager est victime d’une crise et meurt subitement. Sa mort semble avoir été déclenchée par l’attaque d’une force surnaturelle qui menace les passagers et les membres d’équipage.

Avis :

Faire un film d’horreur dans un avion nécessite d’avoir un scénario en béton armé. Le simple fait de faire un huis-clos requiert un minimum de préparation scénaristique si l’on ne veut pas endormir le spectateur. En effet, le huis-clos ne permet pas beaucoup de mouvements, ni d’action, et il faut donc avoir des enjeux importants pour maintenir l’attention du spectateur. Si certains se sont essayés au style de manière idéale, comme Alfred Hitchcock, d’autres se sont vautrés lamentablement, offrant des films chiant et sans grand intérêt. Et puis il y a ceux qui ont le cul entre deux chaises, puisqu’ils partent d’un très bon concept, mais qui ne tiennent pas sur la durée, comme le fameux BuriedRyan Reynolds est enfermé dans un cercueil sous terre. Alors dans quelle catégorie se place ce Vol 7500 ? Clairement dans ceux qui se sont crashés, et rarement un film n’aura été aussi mauvais.

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Durant un vol qui relie Los Angeles à Tokyo de fortes turbulences se font ressentir. Mais alors que le calme est revenu, un homme mystérieux fait subitement une crise et meurt. Son cadavre est amené à l’étage du dessus, mais une entité rôde dans les couloirs de l’avion et les victimes commencent à disparaître ou à s’entasser.

Pitch tenant sur un post-it, Vol 7500 ne brille pas par son inventivité. Film à la fois américain et japonais, on sent que Takashi Shimizu, qui a quand même réalisé les The Grudge dont le premier n’était pas si mal, a voulu condenser à la fois la culture nippone à celle plus conventionnelle des Etats-Unis. Il en ressort un film complètement noyé dans la masse, d’où jaillit le n’importe quoi le plus burlesque et incongru. C’est bien simple, le film ne tient aucunement en haleine, la faute à un enjeu principal perdu d’avance mais aussi à des personnages insignifiants et pénibles.

L’idée de foutre un fantôme dans un avion peut sembler intéressante, après tout, on a bien foutu des serpents ou des morts-vivants dans un boeing, mais le problème vient du fait que l’idée est très mal exploitée. L’enquête pour trouver ce qui fait disparaître les passagers est d’une mollesse incroyable dans laquelle même les acteurs ne s’y retrouvent pas. C’est bien simple, tout le monde s’en fout et fait semblant de chercher une explication plausible. Sauf que les réactions sont d’une débilité sans nom et que parfois on peut se demander comment quelqu’un n’entend pas le cri d’un autre dans un putain d’avion. C’est relativement mal foutu et le spectateur n’y croit pas une seconde. D’ailleurs, il n’est jamais sollicité pour résoudre cette affaire, se contentant d’être spectateur d’une bande de débiles profonds cherchant une vaine explication au lieu de combattre la menace. L’ensemble est d’une paresse sans nom et tout le monde s’accorde à faire le minimum syndical, même le réalisateur, pourtant moteur du projet, qui lâche les vannes avec des plans mal branlés et une réalisation digne d’un téléfilm français.

Outre l’aspect enquête, les personnages sont tous énervants au possible et les clichés vont bon train. On aura donc droit au couple qui va se séparer mais dont l’épreuve rapproche, les jeunes mariés qui partent en lune de miel et dont l’épouse est une garce infâme, une gothique, un voleur accro à l’informatique ou encore deux hôtesses de l’air qui sont aussi intelligentes que leur réputation. Dans tout ce petit monde, personne n’est agréable et on ne ressent de l’empathie pour personne, ce qui fait que les fils dramatiques ne tiennent pas la route. Pire que cela, on attend leur mort avec grande impatience. Les réactions sont aussi d’une bêtise abyssale, à l’image de la nana qui se fait happer par les petits coffres au-dessus des sièges et dont les autres n’auront que faire, s’exclamant seulement de l’effet de la chose.

Enfin, et c’est surement le pire, c’est que le film ne fait absolument pas peur. Dénué de tout enjeu et de tout élan dramatique, le film perd de sa force dans les effets de peur et le spectateur ne ressentira rien d’autre que de l’ennui. Et c’est bien dommage car certains moments sont plutôt intéressants, comme le selfie où l’on voit que le cadavre bouge ou encore la visite de la soute à bagages par une des hôtesses. Mais le tout est à chaque fois plombé par deux choses. Soit un hors-champs qui ne montre rien, n’offrant ainsi à son spectateur même pas de gore, soit une conclusion ubuesque qui est vite bâclée. A partir de là, même le réalisateur jette l’éponge sur un projet dont il n’a clairement rien à foutre.

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Au final, Vol 7500 est certainement l’un des plus mauvais films d’horreur de la décennie. Complètement à côté de ses pompes, le film ne fait pas peur et n’installe rien pour plaire à quiconque. Les personnages sont insupportables, la réalisation est une calamité et le twist final ne donne pas envie de se refaire le film pour comprendre, contrairement à Reeker qui utilise le même principe. Bref, un film abject qui ne mérite même pas que l‘on s’y attarde dessus.

Note : 02/20

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Par AqME

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