septembre 28, 2020

Doomsday

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De : Neil Marshall

Avec Rhona Mitra, Malcolm McDowell, David O’Hara, Bob Hoskins

Année: 2008

Pays: Angleterre, Etats-Unis, Afrique du Sud, Allemagne

Genre: Science-Fiction, Action

Résumé :

Un terrible virus annihile 90 % des habitants en Ecosse. Pour endiguer l’épidémie, le gouvernement anglais construit un mur infranchissable. L’Ecosse est désormais un no man’s land barbare et violent où les survivants sont coupés du monde.
Lorsque 30 ans plus tard, le même virus réapparaît au cœur de Londres, un commando de choc part en mission suicide rechercher un éventuel vaccin dans une Ecosse contrôlée par des gangs rivaux…

Avis :

Dans la nouvelle « génération » de cinéastes anglais, je trouve que Neil Marshall se démarque quelque peu du lot, par la tournure un peu folle de sa carrière. Le réalisateur, dont le premier film est sorti en 2002, a seulement quatre films au compteur, qui baignent tous plus ou moins dans l’horreur, et pourtant aucun d’eux ne se ressemblent. Pour rappel, c’est à lui que l’on doit, « Dog Soldiers« , « Centurion » ou encore « The Descent« , qui est l’apogée de sa carrière pour l’instant, puisque c’est le film qui a le mieux marché.

Je n’ai pas encore jeté mon œil sur son premier film, et même si j’ai adoré « The Descent » et « Centurion« , je dois dire que j’ai un faible particulier pour celui-là. Avec « Doomsday« , Neil Marshall réalise là un film complètement dingue, qui part totalement en vrille. Une œuvre sanglante, viscérale, absurde, imprévisible. Un film dont je prends un vrai plaisir à chaque vision, tant il m’amuse autant qu’il est un pur plaisir coupable. On sent que le réalisateur s’est éclaté et a réuni dans un seul et même film des envies de tout genre. Du coup, « Doomsday » est un film assez unique en son genre. Et petit plus, sont héroïne est quand même une putain de badass !

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Il y a trente ans, un terrible virus, appelé le faucheur, a frappé l’Écosse. En l’espace de quelques semaines, la contamination était telle que le gouvernement de l’époque a enfermé l’Écosse derrière un mur infranchissable et ainsi abandonné sa population à son sort. Aujourd’hui, l’Écosse n’est plus qu’un no man’s land. Depuis, l’Angleterre survit comme elle le peut. Un taux de chômage énorme et les habitants sont cloîtrés dans des cités, les uns sur les autres. Et c’est dans ces conditions que des soldats vont faire une macabre découverte. En plein cœur de Londres, le virus du faucheur refait surface. Le gouvernement qui surveillait l’Écosse a alors fait une découverte intéressante, il y a quelques années. Alors que le virus était censé avoir décimé la population, des gens semblent avoir survécu. Et si des gens ont survécu, ça veut peut-être dire qu’il y a un antidote. Ils envoient donc une équipe au-delà du mur, dirigée par le Lieutenant Sinclair. Leur mission, est de trouver un scientifique resté piégé quand les portes du mur ont été fermées, car s’il y avait un homme capable de trouver un traitement, c’était lui. Mais l’équipe est bien loin de se douter de ce qu’elle va trouver sur place.

Souvent décrié, « Doomsday » est un film que je trouve injustement incompris et mal aimé. C’est vrai qu’il a ses petits défauts, qu’il est loin d’être parfait, et qu’on a bien du mal à croire que ce gouvernement, n’ pas découvert l’existence de survivant alors qu’ils ne cherchaient pas à se planquer. C’est vrai que le film a un côté un peu trop manichéen, toujours du côté du gouvernement, mais ces petits défauts n’entravent pas le plaisir que j’ai à chaque fois. D’ailleurs, des films aussi fous que celui-là, j’adorerais en voir plus.

L’intrigue dans un premier temps reste assez classique. La petite fille sauvée in extrémis, devenue le meilleur des agents est déjà vu et revu, même si elle a un petit plus. Tout le début du film reste assez convenu et pour vraiment commencer à s’éclater devant, il faudra attendre que l’équipe passe le mur.

Et une fois le mur franchi, le film de Neil Marshall devient alors incontrôlable. « Doomsday » c’est quatre films en un. Entre une ambiance apocalyptique et punk version « Mad Max » sur la fin et un film moyenâgeux, un film de contaminés qui peux rappeler « 28 jours plus tard » parfois et le tout amené à la sauce thriller futuriste sanguinolent, Neil Marshall ne choisit pas et s’offre tout ça sur une heure quarante-cinq de film et c’est ce que j’adore. Le rythme est génial et une fois lancé, il ne s’arrête plus. On a que peu de temps pour souffler et d’une scène à l’autre, on se retrouve dans un film punk très années 80, un survival sanglant et barbare très rock’n’roll (j’adore l’ambiance musicale déjantée et décalée parfois) puis d’un coup, on passe dans une époque moyenâgeuse avec « combat » en arène. C’est primitif, les bas instincts, la fureur, la terreur et la barbarie sont partout. Et ce qui est encore d’autant plus génial, c’est que son réalisateur maîtrise chaque partie de son film et donne de vraies ambiances à chacune des parties. Il nous gratifie même de scènes assez marquantes tant elles sont rudes. Comme par exemple un bûché chez les punks ou encore un combat éprouvant au moyen-âge. Mais malgré le fait que le film soit rude, noir, et très très sanglant avec pas mal de gore, on sent aussi que Neil Marshall veut offrir un bon divertissement et que le film ne se prend pas au sérieux en fin de compte.

Comme pour « The Descent« , le réalisateur a choisi de mener l’action au féminin et offre a Rhona Mitra le rôle le plus badass de sa carrière. Pleine de charme et de rage, l’actrice assure le spectacle de bout en bout, tenant tête aussi bien à une amazone folle furieuse (Leanne Liebenberg géniale au look inoubliable), qu’à un chevalier immense et imposant qui ressemble à la montagne de « Game Of Thrones« . Ou encore à la folie incontrôlable de Sol, le chef punk de la ville, tenu par Craig Conway, qui en fait des caisses, qui s’éclate, ça se sent et c’est terrible, même si on est à fond dans la caricature. Le film peut aussi se vanter d’avoir de grands acteurs dans de petits rôles. Ainsi, on trouvera Malcolm McDowell, Bob Hoskins et David O’Hara au casting.

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« Doomsday » est donc un gros patchwork, c’est un film survitaminé, violent, gore, débridé, qui s’amuse comme il est, même avec ses défauts. Neil Marshall a voulu s’éclater et offrir un gros pop-corn movie qui s’inspire de tout, qui mélange tout et au final, ça donne un film d’action improbable et frénétique, qui ne laissera que rarement le temps de souffler. Bref, je sais qu’il est mal aimé, mais pourtant, j’adore ce film et je n’ai pas peur de le dire qu’à cause de son audace et son délire, de son héroïne, de sa BO, de ses punks, ses différents looks, son mélange des genres, sa Bentley indestructible, de sa chair et son sang, et encore pour plein d’autres raisons, « Doomsday » est bien le film que je préfère de son réalisateur.

Note : 17/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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