Airport 75 – 747 en Péril – Trou d’Air

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Titre Original : Airport 1975

De : Jack Smight

Avec Charlton Heston, George Kennedy, Karen Black, Gloria Swanson

Année: 1975

Pays: Etats-Unis

Genre: Catastrophe

Résumé:

La collision entre un Boeing 747 reliant Washington à Los Angeles et un petit avion à hélices…

Avis:

C’est en 1970 que commence la saga Airport. Saga peu connue en France et pour cause, il n’y avait pas eu de ressorti digne de ce nom depuis aujourd’hui. Composée de quatre films qui peuvent se regarder indépendamment les uns des autres, Airport fait partie de ces fleurons du cinéma catastrophe qui a fleurit à Hollywood dans les années 70. A la différence près que chaque film met en scène un avion avec ses passagers et non pas une ville face à des perturbations climatiques ou sismiques. Original me direz-vous, mais il faut quand même bien se débrouiller pour filer la pétoche dans un espace aussi clos que le tube d’un avion. Si le premier film ne compose pas cette ressorti haut de gamme de chez Elephant Film, on pourra se régaler avec les épisodes suivants, mettant en scène des acteurs cultes aujourd’hui et prenant parfois un avion symbolique, à l’image du Concorde avec Alain Delon dans le dernier opus. Mais pour l’instant, concentrons-nous uniquement sur le deuxième épisode, qui porte sur un drame survenu en vol dans un 747.

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Un pilote vit une vie difficile avec une hôtesse de l’air. Toujours en vadrouille à différents endroits du globe, les deux amoureux se promettent de se revoir lors du prochain vol commun. La belle hôtesse embarque pour un vol commun qui relie deux villes américaines. Pendant ce temps, un homme d’affaires prend son coucou pour se rendre au plus vite chez lui car il a un rendez-vous important le lendemain. Malheureusement, vers Salt Lake City, l’homme fait un arrêt cardiaque et son avion percute de plein fouet le cockpit du 747. Grièvement blessé, le pilote ne peut plus le diriger. L’hôtesse écoute alors son compagnon ainsi que le responsable de la sécurité pour éviter le crash et trouver une solution.

Airport 1975 (ou 747 en Péril lors de sa sortie en France à l’époque) est un film catastrophe tout ce qu’il y a de plus simple. On va avoir droit à tous les codes du genre jusqu’au happy end. Le démarrage est assez classique, avec une longue présentation de personnages principaux mais aussi des passagers. Si l’on retrouve quelques clichés inhérents au style, comme le paranoïaque, la vieille actrice ou encore la petite malade (jouée par Linda Blair qui se repose de son exorcisme), il va aussi y avoir quelques bons moments pour que l’on prenne en affection l’équipage et les passagers. Il règne une bonne ambiance durant tout le début du film et le seul problème viendra de la jeune fille malade qui attend une dialyse dans la ville d’arrivée. Bizarrement, ce début de film est peut-être ce qu’il y a de plus agréable durant tout le métrage. C’est assez léger, en décalage avec la catastrophe qui va suivre, pose calmement les personnages et leurs personnalités et finalement, l’ensemble est plutôt bien amené.

Mais là où ça se gâte, et c’est surprenant pour un film de ce genre, c’est qu’à partir du moment où l’accident se produit (rapidement expédié avec un moment assez inoubliable du co-pilote qui s’envole), la tension, qui devrait être à son comble, redescend d’un coup. On peut passer outre le sang orangé ou les mouvements de panique, mais on a l’impression que ce drame n’est pas si grave que cela. Certes, il n’y a plus personne pour piloter l’avion, mais l’hôtesse, alors au téléphone avec son mari s’en sort tellement bien que l’on ne doute pas de la réussite de l’opération. Et c’est là que le film rate le coche, car il indique clairement une porte de sortie joyeuse alors qu’il aurait dû laisser planer le doute. A la rigueur, la scène de sauvetage, complètement ringarde au passage, est assez tendue car il se passe réellement quelque chose d’intéressant. Mais néanmoins, pour la durée du film, certains passages sont bien trop longs et on s’ennuie sévère. Et ce n’est pas le charisme légendaire de Charlton Heston qui va y faire quelque chose, l’acteur se contentant du minimum syndical.

Bien évidemment, le film n’oublie pas non plus de faire une satire sur certains points idéologiques. Ainsi, on aura droit au bureaucrate qui reste amoureux de son ancien métier sur terrain et qui livre son « c’était mieux avant », parlant ainsi de la perte de qualité des ouvriers. Mais surtout, on aura une critique piquante de la presse à sensations, avec un journaliste odieux prêt à tout pour avoir un scoop et qui va se faire rembarrer plus d’une fois.

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Au final, Airport 1975 n’est pas un film désagréable, mais c’est un film qui aujourd’hui ne tient plus la route face aux mastodontes du genre. S’il garde son côté kitsch et un casting à faire pleurer les yeux les plus secs, force est de constater que cela a mal vieilli et que seul un public d’initiés ou de volontaires trouveront du plaisir là-dedans. Maintenant, pour un film des années 70, les plans aériens sont splendides et bon nombre de productions devrait en prendre de la graine au lieu d’utiliser des CGI abominables.

Note : 10/20

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Par AqME

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