octobre 28, 2020

Ghost in the Shell

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Titre Original : Kokaku Kidotai

De : Mamoru Oshii

Avec les Voix de Atsuko Tanaka, Akio Otsuka, Tamio Oki, Iemasa Kayumi

Année : 1997

Pays : Japon, Etats-Unis, Angleterre

Genre : Animation

Résumé :

Dans un Japon futuriste régi par l’Internet, le major Motoko Kusunagi, une femme cyborg ultra-perfectionnée, est hantée par des interrogations ontologiques. Elle appartient, malgré elle, à une cyber-police musclée dotée de moyens quasi-illimités pour lutter contre le crime informatique.

Le jour où sa section retrouve la trace du ‘Puppet Master‘, un hacker mystérieux et légendaire dont l’identité reste totalement inconnue, la jeune femme se met en tête de pénétrer le corps de celui-ci et d’en analyser le ghost (élément indéfinissable de la conscience, apparenté à l’âme) dans l’espoir d’y trouver les réponses à ses propres questions existentielles…

Avis :

Mamoru Oshii, c’est l’un des réalisateurs les plus connus à travers le monde dans le domaine de l’animation. Réalisateur de « Patlabor » ou « Avalon« , je n’avais encore jamais posé les yeux sur l’une de ses œuvres. Alors pour commencer, j’ai décidé de me lancer dans ce qui est peut-être son film le plus connu « Ghost in the shell« .

J’ai très souvent entendu parler de « Ghost in the shell« , on peut même dire que le film de Mamoru Oshii est une référence dans le domaine de l’animation, comme celui de la science-fiction. C’est donc avec beaucoup curiosité et un soupçon d’appréhension que je me suis enfin décidé à passer la soirée en compagnie de ce thriller cyber-punk et j’ai plutôt bien apprécié le programme. Très complexe, je dois dire que je ne suis pas vraiment sûr d’en avoir saisi toutes les nuances, mais il n’empêche que le film est magnifique à regarder et passe très vite.

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Au Japon, dans un futur indéfini, Motoko Kusunagi est une femme cyborg policière, qui appartient à une section spéciale de la ville. La société est régie par internet, et elle lutte contre la Cyber criminalité. La jeune femme se pose beaucoup de questions sur elle-même, la société, le sens de celle-ci et sur son « Ghost » (un élément qui s’apparente le plus à une âme mais qui reste un mystère). Un jour, sa section se retrouve à enquêter sur Puppet Master, un hacker aussi célèbre que mystérieux et introuvable.

À la découverte de ce film, je n’avais que « Matrix » des Wachowski en tête et d’ailleurs, le film de Mamoru Oshii m’a donné une folle envie de revoir le petit bijou des deux cinéastes. Avec un soupçon de « Blade Runner« , « Ghost in the shell » s’est bien trouvé être l’incroyable film d’anticipation auquel je m’attendais. Mais j’émets quand même quelques réserves.

Visuellement, le film est démentiel et malgré le fait qu’il ne va pas tarder à avoir vingt ans, l’animation n’a pas pris une seule ride, bien au contraire, il y a même plusieurs scènes qui sont totalement incroyables à regarder, folles, démentes même, en avance sur leur temps, comme une baston après une course-poursuite avec Motoko alors invisible. Ou alors la scène d’ouverture, qui démontre l’ambition et la maîtrise de son réalisateur. De suite, on devine qu’on aura affaire à un film loin d’être comme les autres. Le graphisme, le design, les couleurs, l’animation tout est parfait, beau, et nous accroche l’œil. J’ai adoré ce petit côté très brumeux qu’a le film. Puis ces scènes d’action sont magnifiques. Chose à laquelle je ne m’attendais absolument pas, c’est que « Ghost in the shell » est très violent et même très sanglant, avec pas mal de gore, corps éclatés et squelettes de sortie.

J’ai bien accroché avec les différents personnages et le look assez improbable de ces derniers, comme le chef et ami de Motoko ou Motoko elle-même, qui en plus d’être très charismatique est aussi terriblement sexy. Elle a un look dément !

Mais là où j’émets des réserves, c’est sur son intrigue. Non pas qu’elle soit mauvaise, loin de là, c’est même terriblement intelligent et les thèmes abordés sont passionnants, en particulier la réflexion qui est faite entre l’homme, l’humain et la machine, le corps, l’âme, la réalité, le virtuel. Mais voilà, comme je le disais plus haut, je suis loin, à ma première vision, d’avoir tout compris. Si dans l’essentiel, j’ai suivi le film et l’enquête sans trop de difficulté, j’avoue en ressortir avec pas mal d’interrogations, qui, j’en suis sûr, trouveront leurs réponses quand je vais le revoir, car je veux absolument le revoir. Je pense que « Ghost in the shell » nous balance beaucoup d’informations d’un coup et dans un temps trop court, le film ne fait qu’une heure et vingt et il a eu tendance à me laisser sur ma faim, sur une note de frustration pas si déplaisante d’ailleurs.

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Voilà, j’ai donc bien aimé ce film, qui mérite amplement d’être aussi culte qu’il l’est. La seule petite chose que j’ai à lui reprocher, c’est qu’il soit si court pour traiter autant de sujets aussi complexes. Bien que je pense que le film sera surement deux fois plus agréable à revoir, je pense qu’une durée un peu plus longue aurait surement aidé à éclaircir plusieurs points au premier visionnage. Mais bon, après, ce n’est pas plus mal non plus, car le réalisateur ne nous mâche pas le travail comme ce qui est fait dans pas mal de productions aujourd’hui. C’est donc un film que je vais revoir bien volontiers pour qu’il me révèle peu à peu toutes ses subtilités.

Note : 15/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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