Cinq Pour l’Enfer – Opération Sabotage

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Titre Original : 5 Per l’Inferno

De : Gianfranco Parolini

Avec Gianni Garko, Klaus Kinski, Aldo Canti, Margaret Lee

Année: 1969

Pays: Italie

Genre: Guerre

Résumé:

Durant la Seconde guerre mondiale, les armées américaines risquent d’être encerclées par celles allemandes. Cinq hommes sont alors choisis pour une mission difficile : se faufiler parmi les troupes allemandes.

Avis :

Le film de guerre est une machine de destruction massive dans le cinéma. Souvent traité par les plus grands réalisateurs, le genre attire toujours du monde dans les salles de cinéma, pour peu qu’il traite d’un des deux conflits mondiaux. Certes, parfois il s’engage dans les conflits pus récents ou alors il essaye de mélanger la SF à tout ça, mais globalement, le film de guerre aime se poser sur des évènements très connus. A la fin des années 60, le cinéma italien n’a pas tellement les moyens de mettre en avant des batailles telles que Stalingrad ou Verdun et il faut donc trouver ou inventer des petites guérillas se déroulant durant l’une des deux grandes guerres. Ainsi, Artus Films nous avait déjà gratifié du film Deux Salopards en Enfer, narrant la bataille de trois soldats contre les nazis dans le petit village de San Michele. C’est maintenant au tour de Cinq Pour l’Enfer, un film de guerre différent, moins dramatique, mais plus divertissant.

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Durant la Seconde Guerre Mondiale, les allemands sont sur le point de mettre sur pied un plan d’invasion qui risque d’encercler l’armée américaine. Les soldats décident alors de recruter cinq experts dans leur domaine pour s’infiltrer dans une base allemande, forcer un coffre et voler les plans d’invasion. Parmi eux, on retrouve un expert des serrures, un gymnaste accompli, un pro du camouflage, un tireur d’élite et un bagarreur. Ensemble, ils vont coopérer pour réussir cette mission de sauvetage. Mais le terrible officier SS Muller va leur mettre des bâtons dans les roues.

Faire du film de guerre un genre non spectaculaire centré sur les personnages et sur l’infiltration. L’idée est excellente et même si elle empêche tout spectacle, elle peut être prenante et angoissante. Cinq Pour l’Enfer est un film sympathique, mais qui va rater le coche de l’angoisse pour fournir un petit film agréable, parfois drôle mais en aucun cas stressant. Alors dit, comme ça, on pourrait croire que le film est raté, mais pas du tout puisqu’il divertit, n’ennuie jamais et possède même un passage assez étonnant.

Le plus gros défaut de ce film concerne la caractérisation des personnages. En effet, si au départ on assiste à un recrutement à la va-vite qui permet d’identifier les compétences de chacun, on aura du mal à les reconnaître par la suite, certains se ressemblant de trop. Et c’est bête à dire, mais cela empêche une bonne compréhension de l’ensemble. Durant l’infiltration, on aura même tendance à confondre les costumes des gentils et des méchants, à un tel point que l’on ne saura plus qui est qui. Ensuite, si Gianni Garko fait le show avec sa gueule d’ange, il ne se démarque pas de ses petits camarades et c’est bien dommage. Finalement, le personnage le plus complet reste Klaus Kinski qui s’éloigne de son personnage de Deux Salopards en Enfer pour jouer un nazi infâme et d’une cruauté sans limite. C’est vraiment le seul à avoir une caractérisation précise et à en profiter avec un jeu monolithique mais puissant.

Ensuite, là où le film rate aussi son pari, c’est sur les moments dramatiques. En effet, à plusieurs reprises le film s’octroie des moments qui doivent émouvoir ou toucher le spectateur. Malheureusement, ces scènes ne sont pas assez intenses pour que l’on soit touché, ou encore, les personnages touchés par ses scènes ne sont pas assez développés et on n’aura pas le temps d’avoir de l’empathie pour eux, ce qui est fort dommage. Néanmoins, la partie infiltration est plutôt bien foutue et on se croirait presque dans le jeu vidéo Commando. Chaque personnage trouve une utilité dans sa spécialité et le silence qui règne durant l’invasion de la grande maison appuie un peu plus l’aspect tendu de la scène. La réalisation est plutôt correcte sans qu’elle soit mirobolante et l’ensemble demeure divertissant.

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Au final, Cinq Pour l’Enfer n’est pas un mauvais film, loin de là, mais il accumule quelques mauvais points qui font que le film n’est pas aussi fort qu’il aurait pu l’être. N’appuyant pas suffisamment sur la psychologie des personnages (il y en a trop), le film n’arrive pas à créer une tension palpable et se noie dans un humour parfois un peu lourdingue et sans intérêt qui dédramatise des situations non négligeables. Bref, un film agréable en soi mais pas inoubliable.

Note : 13/20

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Par AqME

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