octobre 26, 2020

Pioneer

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De : Erik Skoldbjaerg

Avec Aksel Hennie, Wes Bentley, Stephanie Sigman, Jorgen Langhelle

Année: 2013

Pays: Norvège, Allemagne, France, Suède, Finlande

Genre : Thriller

Résumé :

1980, Norvège. Un gigantesque gisement de pétrole est découvert dans les profondeurs des fonds marins. L’État norvégien collabore avec les États-Unis pour débuter l’extraction du pétrole. Petter et son frère font partie des plongeurs envoyés dans les eaux abyssales pour cette mission. Lors de l’une de leurs descentes, un étrange accident arrive à l’un d’eux. Commence alors une incroyable quête de vérité.

Avis :

Malgré le fait qu’il possède une filmographie des plus intéressantes, « Pioneer » est le premier film que je vois d’Erik Skjoldbjaerg. Je connais ce Norvégien grâce à Christopher Nolan, qui en 2002 avait remaké le premier film d’Erik Skjoldbjaerg, « Insomnia« . Préférant bien souvent les originaux aux remakes, j’avais gardé le nom du réalisateur dans un coin de ma tête. Mais aujourd’hui, je ne l’ai toujours pas vu et je commence la carrière d’Erik Skjoldbjaerg avec ce thriller sur fond de vérité.

« Pioneer« , c’est l’un des films que j’avais le plus envie de voir au cinéma en ce début d’année. La bande-annonce m’avait tapé dans l’œil et l’idée de me faire un thriller sous l’eau m’était particulièrement excitante. Puis comme j’aime le cinéma nordique, le film avait à peu près tous les atouts réunis sur sa pellicule pour qu’il soit l’un de mes coups de cœur de ce début d’année. Eh bien ma déception sera à la hauteur de mon attente. L’histoire est intéressante, mais le film est sacrément plat et surtout très éloigné de la bande-annonce qui laissait imaginer un thriller abyssal. J’en suis donc ressorti avec la désagréable sensation de m’être fait avoir, car le film, à aucun moment, ne m’a donné ce qu’il m’avait promis.

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Norvège, 1984. Un gigantesque gisement de pétrole est découvert dans les fonds marins du pays. Ne pouvant y arriver seule, la Norvège collabore avec les États-Unis. Avant de pouvoir extraire le pétrole des profondeurs, les deux pays doivent construire des cheminements afin de pouvoir amener le pétrole vers les futurs pipelines. Petter et son frère Gunt sont formés pour ces missions dans les profondeurs de l’océan. Mais lors de leur première descente, un accident étrange se produit et Gunt n’en réchappera pas. Commence alors pour Petter une enquête dangereuse pour savoir ce qui a bien pu se produire ce jour-là sous l’océan, alors qu’il était seul avec son frère.

« Pioneer« , c’est l’exemple type du film banal, qui pour attirer un peu de monde en salles va outrageusement mentir sur sa comm de bout en bout et ce n’est vraiment pas bien. Je m’explique. La bande-annonce est génialement faite. Quand on la regarde, le film annonce clairement une plongée redoutable dans les fonds norvégiens. L’affiche, en plus d’être un magnifique et étouffant plan sous l’eau, aborde fièrement un « Retenez votre souffle »… Tout est donc fait pour que l’on s’attende à une plongée implacable. Un film dans lignée de « Abyss » ou « Sphère« .

Mais non, il n’en est rien de tout ça, car « Pioneer » se révèle être un thriller politique tout ce qu’il y a de plus simple. Et sous l’eau, on aura le droit qu’à deux scènes seulement et elles sont loin d’être aussi scotchantes que la bande-annonce. Et c’est bien cette comm qui a tué en partie son film dans l’œuf. Oui en partie, car le film accumule d’autres mauvais points.

Bon, si le film ne vend pas ce qu’il nous avait promis, il aurait pu être bien, surtout que le sujet s’inspire de faits réels et le réalisateur veut rendre hommage à ces victimes en mettant en lumière un scandale que l’on ne connaît pas. Et c’est d’ailleurs l’un des seuls éléments que j’ai trouvé très bon. Car pour le reste, je n’ai pas accroché du tout. « Pioneer » est un film que j’ai trouvé plat dans son histoire et terriblement mou dans sa réalisation. Le réalisateur n’arrive pas à nous emporter dans le drame de son intrigue. Le scénario est sacrément confus, les relations entre les personnages sont mal écrites et plus que troublantes, on ne comprend pas très bien, je te torture et je t’appelle mon pote… le deuil est survolé et le film n’arrive pas à jouer sur une possible paranoïa. Je trouve que le film peine à intéresser plus qu’à convaincre. Je ne sais pas si c’est dû au fait de la déception, mais plus l’enquête du personnage avançait et moins le film arrivait à m’intéresser et je suis resté là devant ma télé à attendre quelque chose qui n’est jamais venu. Les images sont belles oui, c’est bien filmé, mais ça ne dégage pas grand-chose. Et il ne faudra pas compter sur les acteurs. Ils sont bons, mais eux aussi ne font que le minimum. Et c’est dommage, car il y avait un bon casting international.

Puis dernière frustration, l’affiche annonce une BO signée Air, un groupe que j’aime beaucoup et là aussi, ça ne fonctionne pas. Si bien, que je serais bien incapable de me rappeler une seule note ou un air.

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Bref, je ne vais pas m’attarder plus longtemps sur ce film qui restera comme l’une de mes déceptions de l’année. Monsieur Skjoldbjaerg, la prochaine fois que vous vendrez un concept dans vos bandes-annonces, assurez-vous que votre film soit dans le style, le genre et l’ambiance que vous proposez, car là clairement, vous m’avez vendu du rêve et je regrette amèrement mes vingt euros dépensés le jour de la sortie DVD de votre film.

Note : 05/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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