La Maison des 1000 Morts

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Titre Original : House of 1000 Corpses

De: Rob Zombie

Avec Jake McKinnon, Walter Phelan, Sid Haig, Judith Drake

Année: 2003

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé:

Deux jeunes couples se lancent à la recherche du docteur Satan, une légende locale. Surpris par un terrible orage, ils se réfugient dans une mystérieuse demeure où réside une famille pour le moins étrange. Celle-ci se compose de membres adeptes du cannibalisme et de rites sataniques. Le cauchemar peut commencer…

Avis :

Rob Zombie, c’est le chanteur d’un groupe de métal appelé White Zombie, un groupe qui prit fin en 1998. Depuis le chanteur s’est lancé dans une belle carrière solo. Mais Rob Zombie n’a pas que la musique et il se trouve aussi qu’il a plusieurs cordes à son arc. Un temps designer pour divers magazines pornos au début de sa carrière, il est aussi réalisateur de clips. C’est en 2003 que l’artiste se lance dans le cinéma et propose un film d’horreur assez radical.

La carrière cinématographie de Rob Zombie commence ici avec « La maison des 1000 morts« , un titre pour le moins expressif. Ce film est devenu presque instantanément culte à sa sortie et c’est vrai qu’avec ce premier film, Rob Zombie met un bon coup de pied au cul des films d’horreur produits à l’époque. N’oublions pas que cette année, le cinéma d’horreur nous avait servi sur un plateau plus ou moins gore, « Détour mortel« , « Injection fatale« , « Le Cercle – The Ring » selon Gore Verbinski, « Destination finale 2« , « Le Peuple des ténèbres » ou le nanardesque « Dreamcatcher, l’attrape-rêves« . Seul Alexandre Aja et son « Haute tension » avait réellement élevé l’horreur. Ah oui et le remake de « Massacre à la tronçonneuse » selon Marcus Nispel, que j’avais bien aimé à l’époque. Alors c’est vrai que le film de Rob Zombie, au milieu des films cités plus haut, se démarque radicalement avec son ambiance poisseuse, sanglante et très « Grindhouse ». Et même si je n’ai pas aimé le film autant que je l’aurais voulu, Rob Zombie, en un seul film, captive l’attention et promet pour la suite.

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Texas dans les années 70, quatre jeunes gens sont en route pour aller fêter Halloween chez le père de l’un d’eux. En route, il s’arrête à la pompe à essence du Captain Spaulding, un clown déjanté et flippant qui tient un musée de l’horreur. Le Captain Spaulding leur propose de visiter cet antre des ténèbres. Pendant la visite, il va leur parler d’un meurtrier local, le docteur Satan, dont la tombe n’est pas très loin. Ayant aiguisé la curiosité des jeunes, ils partent donc à la recherche de la fameuse tombe et très vite, ils vont tomber sur une famille de maniaques qui va les séquestrer. Les quatre jeunes gens vont alors vivre l’horreur absolue avec cette famille, que la presse surnommera bien plus tard « les rebuts du diable ».

Avec son premier film, Rob Zombie lâche une bonne marre d’hémoglobine dans le paysage de l’horreur des années 2000. Avec son style rétro, ses images glauques et ses personnages peu rassurants, le réalisateur a une vision de l’horreur qui est sale, viscérale et prenante. « La maison des 1000 morts » est un film étouffant qui ne fait aucune concession. C’est un film très atypique et surtout complètement dingue. Très original dans sa façon de filmer et de raconter, Rob Zombie surprend avec une histoire pas très neuve. Quatre personnes s’aventurent là où il ne fallait pas et bien sûr, faux semblants, tortures, poursuites et cris de terreur et de douleurs sont à prévoir. Même si elle m’a terriblement mise mal à l’aise, j’ai beaucoup aimé la folie que dégage chacun des meurtriers. Rob Zombie plonge ses quatre victimes et dans un enfer imprévisible auquel il n’y aura aucun échappatoire. C’était dingue, mais c’est aussi ça qui m’a dérangé dans le film. Le film est si dur qu’il n’y aucun espoir pour les victimes, et ça a eu tendance à m’agacer, voire même me soûler. Du coup, il n’y a pas vraiment de suspens possible, car quoi que les victimes fassent, quoi qu’il arrive, aucune ne s’en sortira et du coup reste le seul suspens du moment de leur mort et c’est dommage. Pour moi, je n’avais aucun intérêt à m’accrocher à des personnages qui de toute manière vont mourir. En fait, le vrai « héros » de ce film, c’est cette famille de psychopathes.

Pour le reste du film, je n’ai trop rien à lui reprocher, Rob Zombie a sorti l’artillerie lourde. Tout est mis en œuvre pour secouer le spectateur et le mettre mal à l’aise (peut-être un peu trop même, car on peut se demander si ce n’est pas que démonstratif certaines fois). Les décors sont flippants et étouffants au possible, surtout dans la dernière partie assez folle. La mise en scène est poussée, avec des images et des filtres angoissants. L’ambiance met la chair de poule. Les effets spéciaux et autres maquillages sont dégueulasses à souhait, sans pour autant tomber dans la surenchère, ce qui est très bien. Ici, le gore a un but et le réalisateur ne fait pas du gore pour faire du gore.

Le réalisateur s’est dégoté une bande d’acteurs parfaits pour composer cette famille de barges. Sid Haig est terrifiant en clown, Bill Moseley l’est deux fois plus, d’ailleurs, je crois que c’est le pire de la famille. La propre femme de Rob Zombie, Sheri Moon Zombie tient un rôle complètement allumé, aussi flippant que drôle bizarrement. La mère de famille, Karen Black est tout simplement exceptionnelle. En fait, les tueurs sont si charismatiques que les victimes ont bien du mal à exister et hormis Erin Daniels qui finit par être badass, les autres sont vite oubliables, malgré la présence de Rainn Wilson et Walton Goggins.

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Voilà ce que je pouvais dire sur ce premier film signé Rob Zombie. Cette « Maison des 1000 morts » est donc un bon premier essai, qui s’est confirmé par la suite, avec la suite de ce film, « The devil’s rejects« , que je préfère. Ce premier film a donc un cachet pas possible, une vraie gueule qui met mal à l’aise. En fait, ce film aurait été parfait si le réalisateur avait laissé planer le doute sur le sort de ses victimes, car pour ma part, il m’était impossible de m’accrocher à des cadavres.

Note : 14/20

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Par Cinéted

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