Megamind

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De : Tom McGrath

Année : 2010

Pays : Etats-Unis

Genre : Animation

Résumé :

Megamind est le super méchant le plus génial de toute l’histoire de l’humanité.
Et le pire loser aussi…
Depuis des années, il essaie par tous les moyens de conquérir Metro City. En vain : chacune de ses tentatives est mise en échec par l’invincible Metro Man, et tourne à la farce. Jusqu’au jour où Megamind tue Metro Man !
Mais un super méchant a besoin d’un super héros pour se sentir exister et avoir un but dans la vie. Megamind a donc l’idée de se fabriquer un nouvel adversaire : Titan, encore plus grand, plus fort et plus héroïque que le précédent.
Problème : Titan découvre vite que c’est bien plus drôle d’être un méchant que de protéger les hommes. Et encore plus amusant de détruire le monde que de le diriger…
Pris au piège, Megamind réussira-t-il à vaincre sa diabolique création ? À devenir le héros inattendu de sa propre histoire ?

Avis :

Le super héros a toujours été à la mode et il est un véhicule de valeurs morales pour les enfants. Depuis la création de Superman et jusqu’à aujourd’hui, le super héros fait vendre, que ce soit dans le cinéma pour adultes (non pas le porno, le vrai cinéma) ou dans le cinéma d’animation pour enfants. La première réussite était signée Disney avec Les Indestructibles, film très réussi, s’amusant avec les codes des super héros et de la famille. Cette fois-ci, c’est Dreamworks qui s’y colle et la tâche va être difficile, car il y a beaucoup d’attente et surtout, il est toujours difficile de dépasser la valeur sûre qu’est Disney. Megamind part sur d’autres bases que Les Indestructibles, proposant la version du méchant et son point de vue, de sa naissance jusqu’au stade adulte. L’occasion rêvée de mettre en avant les jeunesses différentes des futurs adversaires, premier conditionnement dans la mentalité future. Alors comment s’en sort ce Megamind ? Le film est-il à la hauteur de nos espérances ? Allons faire un tour à Metro City.

L’histoire de Megamind se révèle assez efficace et plutôt intéressante dans son déroulement. En effet, le narrateur de l’histoire n’est autre que le méchant lui-même, qui deviendra par la suite un héros. On va donc voir Megamind, un méchant dont la planète disparait et dont les parents le sauvent en l’envoyant dans l’espace à bord d’une capsule de survie. Avec un autre surhomme, il arrive sur Terre et atterrit dans une prison. Comprenant rapidement qu’être gentil devant Metro Man ne sert à rien, il décide alors d’être méchant et de devenir le grand rival de Metro Man. Seulement, quand il pense avoir détruit Metro Man, l’ennui pointe le bout de son nez et il va alors créer un nouveau super héros qui répond au doux nom de Titan. Seulement, ce Titan va se rendre compte que devenir méchant est beaucoup plus grisant que d’être gentil ! C’est alors que le méchant Megamind va devenir gentil et aider la population de Metro City. Et c’est dans ce contexte que l’on va voir évoluer un méchant qui n’est pas si méchant que ça dès le départ, ce qui montre bien que nous sommes conditionnés dès la naissance et en fonction de notre environnement. Ainsi, avec un habile scénario montrant un méchant qui est presque obligé de devenir méchant pour exister et qui va par la suite se rendre compte que seule la gentillesse et le don de soi sont des valeurs universelles, nous avons droit à un film intelligent et bien sympathique à suivre. Bien entendu, comme dans tout film de ce genre, les références sont multiples, que ce soit dans le jeu vidéo (magnifique parodie de Donkey Kong), dans les films de genre (Metro City est l’alter ego de Superman) ou encore dans les autres dessins animés. Du coup, Dreamworks va accaparer l’univers de l’enfant pour mieux le détourner et le rendre plus intelligent. Malheureusement, tout n’est pas rose sur le tableau. Car si on rit pas mal, le film contient pas mal de longueur et parfois on s’ennuie un petit peu, et je pense qu’un enfant risque fort de se déconcentrer et de ne plus rentrer dans le métrage, notamment lors de la longue séquence de séduction de Megamind avec la journaliste. Cela étant dit, l’ambiance de super héros est bien respectée et les têtes blondes amatrices de films Marvel ne seront certainement pas déçues.

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Madame, t’as pas la grosse tête ?

Bien entendu, le design des personnages est dans la mode du moment. Une grosse tête, des corps minces, des petits monstres un peu partout accompagnant le méchant, un side kick efficace, on retrouve dans Megamind tous les éléments qui font un bon film pour enfants, un peu comme Moi, Moche et Méchant, dont le scénario reste presque équivalent dans l’évolution des personnages. On pourra peut-être pester contre une certaine raideur dans les mouvements ou dans les décors figés. Mais par contre, la réalisation est nickel, apportant des effets de caméra comme dans tout blockbuster qui se respecte et notamment lors des phases d’action, avec les immeubles qui s’écroulent et tout le tsouin-tsouin ! Les voix françaises sont agréables et représentent bien les personnages. Mais le plus important dans ce genre de production, c’est le message, la valeur que l’on veut montrer aux enfants. Dans Megamind, il y a deux messages. Le premier est plus pour les adultes, proposant une vision du super héros qui en a marre de vivre pour les hommes, rejoignant un petit peu, mais dans une moindre mesure l’histoire du comics Kingdom Come de DC. Le second message, à l’attention des enfants, va s’axer sur la gentillesse et la méchanceté, et que peu importe le milieu d’où l’on voit et les choix que l’on fait, il est toujours possible d’arranger les choses et de devenir quelqu’un de bien. Le message est très intéressant et plutôt bien fichu, montrant aux enfants, que la cruauté et la colère ne paient pas. Alors il est vrai que le message peut paraître un peu cucul la praline, mais il faut dire que le comportement des gosses est souvent lié à l’habitus parental et qu’il est important qu’il découvre qu’ils peuvent devenir autre chose que l’image du mauvais père par exemple.

Au final, Megamind est un film d’animation très sympathique. Souvent drôle mais parfois un peu long, il demeure un métrage sympathique à la portée restreinte et difficile d’accès, mais peut-être plus intelligente que le reste. Si le coup du méchant qui devient gentil devient récurrent dans le cinéma d’animation, Megamind est peut-être le premier à se lancer dans ce créneau et il le fait plutôt bien.

Note : 14/20

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