octobre 29, 2020

Jurassic World – Indominus Park

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De: Colin Trevorrow

Avec Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Vincent d’Onofrio, Ty Simpkins, Omar Sy, BD Wong

Année : 2015

Pays : Etats-Unis

Genre : Fantastique, Aventure

Scénario: Rick Jaffa, Amanda Silver, Derek Connolly, Colin Trevorrow

Résumé :

Le rêve de John Hammond s’est réalisé. Jurassic Park, rebaptisé Jurassic World, est ouvert au public. Chaque jour, c’est par milliers que les spectateurs affluent devant les enclos du tyrannosaure et autres stégosaures. Les activités sont nombreuses et variées, mais les dirigeants, qui veulent par-dessus tout de la nouveauté en permanence, font créer un nouveau dinosaure de toutes pièces ; bien plus grand, plus agressif et plus intelligent que les autres animaux de l’île : L’Indominus Rex. De l’autre côté de l’île, Owen et Barry s’affairent à dresser quatre Velociraptors tandis que Gray et Zach, les jeunes neveux de la responsable du parc, Claire, sont sur l’île pour le week-end.

Avis :

S’il y a bien un fantasme qui a germé dans l’esprit des enfants des années 1990, c’est bien de voir enfin le fameux Jurassic Park s’ouvrir au public. S’il est évident qu’une telle chose n’est pas possible (du moins pas encore), nous n’avions pas encore eu l’occasion de voir le parc ouvrir ses portes sur grand écran. C’est désormais chose faite, même si le film a failli ne jamais voir le jour. Après 22 ans d’attente, Isla Nublar est devenu le parc à thème dont nous avions tous rêvé. Mais l’attente valait-elle le coup ?

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Dès sa sortie, Jurassic Park (Steven Spielberg, 1993) s’est imposé comme une référence de l’imaginaire collectif. Ses effets spéciaux révolutionnaires ont marqué un tournant dans l’histoire du 7ème art et ont largement contribué au succès critique et commercial du film. Comme pour la majorité des films à succès, Jurassic park a eu son lot de suite, le très bon Le monde Perdu (Steven Spielberg, 1997) et le très moyen Jurassic Park III (Joe Johnston, 2001) et maintenant ce fameux Jurassic World.

Ce film est une suite directe de Jurassic Park et ne prend pas en compte les incidents qui se sont déroulé sur l’Isla Sorna (bien qu’il ne les nie pas). Depuis plus de 20 ans, le Dr Wu (BD Wong qui est le seul rescapé du casting des films précédents) a poursuivi son travail à l’aide du milliardaire Simon Masrani (Irrfan Khan : L’odyssée de Pi, Slumdog Millionaire, …), le représentant du nouveau parc.

Le casting est indéniablement une force du film, convaincant et volontairement international. Une brochette d’acteurs très charismatiques, à commencer par Chris Pratt (Les gardiens de la Galaxie) parfait dans son rôle de dresseur de dinosaures un peu rustre. Bryce Dallas Howard (Twilight, Spiderman 3, …) est également parfaite dans le rôle de Claire, la directrice des opérations du parc. L’alchimie entre les deux personnages principaux est parfaite. Les seconds rôles sont également très bons. La deuxième exportation d’Omar Sy (Intouchables, Samba, …) aux States est convaincante : il peut même se targuer d’avoir un rôle qui a été écrit pour lui s’il vous plaît ! Ty Simpkins (Iron Man 3, Insidious, …) et Nick Robinson (The Kings of Summer), les neveux, remplissent correctement leur rôle, tout comme Vincent D’Onofrio (Full Metal Jacket, Men In Black, …) parfait en salopard cupide.

L’idée qui a fait rager une bonne partie des fans, c’est le dressage de raptors. Celui-ci s’avère finalement parfaitement crédible (après tout, qui a dit qu’il était impossible de dresser ces petits théropodes ?). Ce dressage aura plusieurs conséquences sur le déroulement de l’histoire, parfois même inattendues, mais on n’en dit pas plus.

L’un des points forts du film est son humour quasi omniprésent. Chris Pratt a la vanne facile (notamment au sujet de Claire) et certaines situations sont vraiment très drôles (le corbeau, le t-shirt JP, …) et de ce fait, Jurassic World se rapproche très fort du Monde Perdu qui fait la part belle également à un humour constant.

Le film n’oublie pas son illustre ainé et renvoie souvent à Jurassic Park, premier du nom. En effet, Trevorrow multiplie les références comme les lunettes que portait Tim, la découverte des vestiges de l’ancien parc, une jeep de l’ancien parc, l’utilisation de fusée de détresse pour attirer le T-Rex ou encore la statue hommage à John Hammond.

Le dinosaure star est incontestablement l’Indominus Rex. Il est d’ailleurs la raison qui a poussé Trevorrow à réaliser Jurassic World. Il faut bien avouer qu’il relativement bien foutu et impressionnant. Ceci dit, on regrettera que le film ne se focalise presque exclusivement que sur lui et délaisse le formidable bestiaire mis à sa disposition. Si certains dinosaures ont un temps de passage plus honorable (raptors, ptéranodon, mosasaure, brontosaure), certains sont par contre complètement délaissés et n’apparaissent que très peu dans le film. C’est le cas du Microceratops, du Baryonix (que je ne me souviens même plus d’avoir vu), du Parasaurolophus ou encore du Pachycéphalosaure. On regrettera également de voir aussi peu le dinosaure phare de la saga, le T-Rex, bien qu’on puisse se réjouir qu’il n’ait pas subi le même sort que dans le 3ème opus.

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La découverte du parc est très bien pensée car on l’explore en même temps que Gray et Zach qui se retrouveront bien malgré eux au centre du récit. Quelle meilleure façon de découvrir le parc que par le biais des yeux émerveillés des deux jeunes garçons.

La 3D ne sert pas vraiment le film, mais reste néanmoins agréable, et certains effets de projections notamment sont bien foutus (les pattes de Gallimimus par exemple).

On sent que l’équipe en charge du scénario a effectué un bon boulot pour nous offrir un film différent et familier à la fois. On peut dire qu’ils ont réussi leur coup (si ce n’est sur quelques détails ; sur une île à la pointe de la technologie les talkie-walkie ne captent vraiment pas ?), jusqu’au climax qui est affligeant de bêtise avec ses retournements de situations et gâche le film.

Un autre gros bémol est la musique composée par le pourtant très bon d’habitude Michael Giacchino à qui l’ont doit des thèmes cultes comme ceux de Star Trek (version Abrams) ou de Là-haut. Il semblait pourtant tout désigné pour remplacer John Williams car il avait signé la musique des jeux vidéo Warpath : Jurassic Park (1999) ou encore Le Monde Perdu : Jurassic Park (1997) mais à part le thème principal de la saga, la bande originale se révèle curieusement plate.

On regrettera également que très peu d’animatronics aient été utilisés (formidable travail sur l’apatosaure) et que le reste des dinos soient des maquettes retouchées numériquement. Des effets spéciaux de très bonne facture d’ailleurs, les sauriens sont tout à fait crédibles à l’exception de quelques plans (éclosion de raptors, le requin appât, …)

Les décors par contre sont grandioses. On reconnait la luxuriante forêt d’Isla Nublar (dont les plans furent tournés sur l’archipel d’Hawaï) et le parc en lui-même est magnifique de par son esthétisme et son réalisme. Il a été conçu comme un vrai parc d’attraction (il a d’ailleurs été construit sur les vestiges d’un ancien parc désaffecté), avec sa rue principale, ses restaurants, ses magasins, son cinéma Imax, sa boite de nuit et même un café Starbucks. On ne se contente pas de découvrir des dinosaures, mais il y a une variété d’activités ludo-éducatives possibles comme la visite des laboratoires, la fouille archéologique pour les enfants, la gyrosphère, un hologramme (qui servira les protagonistes lorsque ça commencera à sentir mauvais).

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En résumé, Jurassic World est bon film d’aventures. La crainte de voir la saga abimée par certaines étonnantes idées (le dressage de raptor) n’a finalement pas lieu d’être. S’il ne révolutionnera pas le monde du cinéma ni même des effets spéciaux comme son illustre modèle, Jurassic World remplit parfaitement sa carte de divertissement et ne trahit en rien l’esprit Jurassic Park. On regrettera néanmoins que le parc n’ait pas été exploité à sa juste valeur et qu’on voit trop d’Indominus Rex, pas assez de dinosaures et que la fin soit bâclée et téléphonée.

Note: 15/20

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Par Trasher

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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