octobre 29, 2020

L’Apprentie Sorcière

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Titre Original : Bedknobs and Broomsticks

De : Robert Stevenson

Avec Cindy O’Callaghan, Roy Snart, Ian Weighill, Angela Lansbury

Année: 1971

Pays: Etats-Unis

Genre: Fantastique

Résumé:

L’Angleterre est en danger… Une apprentie sorcière, trois enfants et un escroc s’allient pour tenter de trouver l’élément manquant dans la composition d’une formule magique qui pourra sauver l’Angleterre.

Avis:

Robert Stevenson, c’est un peu le papa caché de mon enfance. Si mes premiers souvenirs de cinéma sont liés à Steven Spielberg, c’est avec mes yeux d’adulte que je découvre que tapi dans l’ombre, Robert Stevenson a largement contribué à me donner cet amour du cinéma. Et sous ce nom que je ne connaissais pas se cache l’homme qui m’a fait rêver gamin, car il est le papa de « Mary Poppins« , « Un amour de Coccinelle« , « Le Fantôme de Barbe Noire » et « Un nouvel amour de Coccinelle« , plus cette « Apprentie sorcière« , autant de films que j’adorais, que je regardais en boucle, et c’est avec beaucoup de plaisir qu’aujourd’hui, la trentaine passée, je me découvre un nouveau papa, avec l’envie de revoir « L’apprentie sorcière« , un film que je n’avais pas revu depuis au moins vingt ans…

Alors que j’ai regardé ce film étant môme, bizarrement, je me souviens surtout de cette partie de foot incroyable, improbable et délirante sur une île régie par des animaux. Voulant raviver mes souvenirs d’enfant, je me suis donc mis ce film que j’aime dans ma mémoire. J’avais peur que mes souvenirs soient abîmés, que le film ait pris une sacrée claque depuis tout le temps passé et c’est avec beaucoup de plaisir que cette « Apprentie sorcière » a su retrouver le gamin en moi et me faire voyager sur son lit volant avec la curiosité de la redécouverte. Oui, le film n’a rien perdu de son charme et reste toujours aussi plaisant (même si aujourd’hui, on voit les fils qui animent le tout).

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Angleterre 1940, l’Allemagne bombarde Londres et le gouvernement prend la décision d’évacuer les enfants de la ville. Ils sont alors envoyés à la campagne. Charlie, Carrie et Paul Rawlins qui viennent de perdre leur tante, sont alors envoyés dans le petit cottage de Pepperinge Eye. Là, ils sont placés chez une femme étrange, un peu froide, mais aussi très amusante, Miss Price. Très vite, les trois enfants vont découvrir que cette femme cache un secret aussi étrange et amusant qu’elle. Une fois chez elle, cachée dans son laboratoire, Miss Price se transforme en apprentie sorcière. Suivant des cours par correspondance, elle s’entraîne pour être une bonne sorcière. Elle est même convaincue d’avoir un plan pour arrêter la guerre. Mais la dernière formule qu’elle attendait n’arrivera pas. Elle décide alors, aidée des trois enfants, de partir à la recherche de cette formule. Commence alors une aventure pour le moins farfelue, car entre une partie de foot mémorable, une invasion allemande imminente et un escroc touchant, Miss Price et les enfants ne sont pas près d’oublier cette nuit-là.

« L’apprentie sorcière« , c’est un peu la comédie familiale adorable par excellence. Avec ce film, Robert Stevenson revient au film qui mélange prises de vues réelles, animation et comédie musicale, un cocktail qu’il avait déjà exploré avec talent pour « Mary Poppins« .

Sur une histoire très originale, « L’apprentie sorcière » nous entraîne dans plus de deux heures d’aventures, de mystères et de gags qui pour certains sont hilarants. Le scénario reste assez improbable quand on y regarde bien, mais pourtant, l’histoire fonctionne bien et le film est aussi amusant qu’il est fun. C’est un conte féerique, mais aussi un parcours initiatique pour chacun des protagonistes, qui, au fil de l’histoire, vont évoluer. Miss Price ne veut pas entendre parler d’enfants, les enfants ne veulent pas rester chez Miss Price, le professeur Emelius Browne ne croit pas en grand-chose, si ce n’est l’arnaque et pourtant, chacun d’eux va apprendre à se connaître, se faire confiance, s’amuser et en fin de compte, cette petite équipe va alors ne faire qu’un pour repousser cette invasion allemande. L’intrigue aborde de jolies valeurs, telles que l’amitié, la confiance en soi et aux autres. Il parlera aussi de la Seconde Guerre mondiale, la perte d’un proche, la peur des bombardements, des sujets assez sombres, surtout chez Disney. Mais le film les aborde sans détour, sans jamais tomber dans le misérabilisme. Le seul petit truc que j’ai à lui reprocher, c’est qu’il y a de petites longueurs par-ci par-là et une scène de danse bien trop longue et pas forcément nécessaire.

Par contre, visuellement, je ne peux pas le nier, le film a quand même bien vieilli. Si les scènes en animation sont toujours au top et que les scènes sans trucages passent toujours aussi bien, on remarquera tous les effets spéciaux et autres trucages pendant le film. Les fils sont apparents, les fonds verts sont bien présents aussi. Mais bon, comme le film est cool, et peut-être aussi que mes souvenirs m’influencent, ces petits défauts ne m’ont pas du tout dérangés, au contraire, c’est plein de charme. J’aime bien ce côté fabrication maison.

Puis enfin, quand on regarde ce film, comment peut-on ne pas aimer le charme incroyablement britannique de cette sorcière débutante, jouée par la grande Angela Lansbury ??Impossible, l’actrice est faite pour ce rôle. Elle est pétillante et malicieuse et très bien accompagnée. Cindy O’Callaghan, Roy Snart et Ian Weighill qui jouent les trois garnements qui l’accompagnent dans cette aventure volante sont tous aussi attachants qu’elle, même si au départ, l’un d’eux est quelque peu insupportable. Puis il y a David Tomlinson (le papa dans « Mary Poppins« ) en escroc au grand cœur. Un personnage haut en couleurs, auquel il va arriver pas mal de misères.

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J’avais quelques appréhensions quand même en me lançant vingt ans plus tard dans cette « Apprentie sorcière« . Combien de films, embellis par les souvenirs, sont devenus de véritables déceptions une fois que je les ai redécouverts, et j’avais peur que celui-ci en fasse partie et j’ai eu la bonne surprise que même avec ses défauts, le voyage, l’amusement et la nostalgie sont toujours au rendez-vous. J’ai adoré ma relecture de « L’apprentie sorcière » et maintenant, j’ai très envie de revoir ces vieux films de ce nouveau Papa qui se découvre.

Note : 15/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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