Le Virus Morningstar 2. Les Cendres des Morts – Z.A. Recht

Mise en page 1

Auteur : Z.A. Recht

Editeur : Eclipse

Genre : Horreur

Résumé :

De nombreuses choses peuvent changer en trois mois : des guerres peuvent se résoudre, des nations voir le jour… et des espèces approcher de l’extinction complète. Le virus Morningstar, une maladie incroyablement virulente, a ravagé toute la planète et contaminé des milliards d’habitants. Les sujets infectés attaquent les individus encore sains. Même la mort n’arrête pas le virus : ses victimes se transforment en zombies cannibales. Cependant, aux quatre coins du monde, des groupes assiégés résistent . Pour certains, la survie est le seul objectif recherché. Pour d’autres, c’est l’accumulation de biens et d’armes qui prédomine. Enfin, certains autres font pression sur les vestiges de l’humanité sous la forme d’un mystérieux remède contre le Morningstar. De leur côté, Francis Sherman et Anna Demilio ne souhaitent qu’une seule chose : découvrir un vaccin. Pour y
parvenir, ils vont devoir traverser un pays en ruine et échapper non seulement aux infectés, mais également aux êtres humains sans foi ni loi. Le plus gros de la tempête virale a ravagé le monde, et
désormais seuls subsistent le tonnerre lointain et les cendres portées par le vent. Pour les survivants, le péril demeure et la quête du remède n’est que le commencement…

Avis :

Le fléau des morts était un roman de zombies aussi sympathique que prometteur. Z.A. Recht y dépeignait l’origine d’une pandémie de morts-vivants via un virus connu sous le nom de Morningstar. À la fois précis et réaliste, il en ressortait une lecture agréable qui mêlait données scientifiques et pratiques militaires pour tenter d’endiguer cette apocalypse en devenir. Avec ce second opus, l’auteur poursuit son chemin dans la désolation et le désespoir. Et l’on conseillera vivement de parcourir le premier volume pour assimiler tous les tenants qui motivent les protagonistes, et ce, malgré les nombreux rappels ou clins d’œil parsemé au fil des pages.

L’intrigue reprend là où elle s’était arrêtée précédemment. À savoir, le virus Morningstar a ravagé la planète et la poignée de survivants tente de s’adapter face aux menaces qui se présentent à eux. Dès lors, on retourne dans une trame plus classique des récits post-apocalyptiques. La progression se jalonne de dangers divers et variés qu’il faut surmonter pour parvenir à destination. Les cadavres ambulants officient comme toile de fond. Certes, leur présence est palpable et permanente, mais se relègue au second plan lorsqu’il s’agit d’affronter des bandes de pillards. Cette partie de l’histoire occupe une part non négligeable au sein du roman.

Bien sûr, on retrouve des situations classiques qui ne surprendront personne. Prise d’assaut d’un endroit clef, libération d’otages (des esclaves sexuelles), recherche de vivres et nettoyage de zones non sécurisées sont autant d’éléments qui jalonnent le parcours de l’escouade. La dimension internationale et géopolitique s’évanouit au profit d’un rythme enlevé où les temps morts sont bannis. Certes, l’on demeure avec un style appuyé et des tonnes de précisions sur le matériel employé, les possibilités de vaccin ou des descriptions de séquences nerveuses, mais il manque cet aspect particulier qui nous fait perdre de vue l’importance de la catastrophe.

En ce sens, le suspense n’est pas de mise avec des chapitres transformés en partie dont la longueur et la densité forment une trame toujours aussi prévisible. Difficile de poursuivre si l’on ne se passionne pas pour le thème. La faute à une ligne conductrice basique (se rendre dans un laboratoire pour développer un vaccin) et certains points de vue vains qui alourdissent l’histoire au lieu de la servir. Entre le déploiement militaire, un survivalisme peu présent au fil des pages et la vie presque « normale » d’une petite ville isolée, Les cendres des morts peinent à apporter un élan novateur, à tout le moins efficace comme avait pu le faire son prédécesseur.

Constat identique pour une gamme de protagonistes peu travaillée. On retrouve des personnages du premier tome, mais l’évolution se montre trop discrète pour cerner toutes les subtilités de leurs caractères. Les nouveaux intervenants ne sont pas en reste avec des répliques bancales et des rôles qui confèrent aux clichés les plus grossiers. À noter que les descriptions physiques sont trop furtives, voire carrément absentes, pour s’imaginer tel ou tel individu. On a donc du mal à les apprécier ou à les identifier autrement que par leur manière de parler.

Au final, Les cendres des morts montrent rapidement les limites du concept de la pandémie mondiale lorsqu’il suffit de se cantonner aux codes du genre. S’il n’est pas mauvais, ce deuxième tome s’avère trop prévisible et similaire à d’autres intrigues du même acabit pour pleinement convaincre. Si l’on retrouve le sens du détail et de la précision de son auteur, cette suite privilégie l’action, les règlements de comptes aux implications des gouvernements (comme l’avait initié Le fléau des morts) et aux conséquences sur la civilisation. Un livre de zombies honnêtes, écrit avec application, mais qui s’essouffle trop rapidement.

Note : 13/20

Par Dante

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