octobre 21, 2020

Gas-Oil

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De : Gilles Grangier

Avec Jean Gabin, Jeanne Moreau, Camille Guérini, Ginette Leclerc

Année : 1955

Pays : France

Genre : Policier

Résumé :

Alors qu’il rentre chez lui au volant de son camion, le chauffeur routier Jean Chape roule sur un corps. Pensant avoir percuté un piéton, il se rend au commissariat le plus proche. L’autopsie révèle que la victime était déjà morte avant l’accident. Bien connue des services de police, la victime n’est autre que Scopo, un gangster notoire. Bientôt la bande du malfrat harcèle Jean Chape pour récupérer une mallette contenant 5 millions que Scopo avait en sa possession au moment de sa mort. Avec l’aide de sa maîtresse, la douce Alice, et à un vieil ami, Serin, il tient tête au gang.

Avis :

Je reste très surpris de voir qu’avant de regarder ce film, le nom de Gilles Grangier m’était totalement inconnu, malgré une filmographie qui s’étend sur plus de quarante ans, avec un bon nombre de films à son actif. Le cinéma et la curiosité, ce sont deux grandes passions, j’ai envie de tout voir, tout découvrir, particulièrement quand je tombe sur un réalisateur comme Gilles Grangier dont toute la filmographie est disponible. Bon, encore faut-il que j’ai apprécié ce premier film.

Quand je trouve un film avec Jean Gabin et Jeanne Moreau au casting, je ne sais pas pour vous, mais moi en tout cas je craque de suite, et ça même si je n’ai jamais entendu parler de lui. Réalisé par Gilles Grangier, un réalisateur avec lequel Jean Gabin a tourné plus d’une fois, il ne m’en fallait donc pas plus pour me lancer dans ce film, au titre spécial et intriguant.

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Jean est chauffeur. Un soir, en rentrant chez lui, il roule sur un homme. Pensant avoir renversé quelqu’un, Jean se rend de suite à la police. Mais très vite les policiers vont se rendre compte que Jean a écrasé un homme qui était déjà mort. L’homme est bien connu des services de police. Il s’appelle Scopo et c’est un brigand récidiviste. Jean est donc mis hors de cause. Mais très vite, Jean est harcelé par des gangsters qui recherchent une mallette qui contenait cinq millions de francs que Scopo avait sur lui au moment de sa mort. Ne se laissant pas faire, Jean, aidé de plusieurs amis, tente alors de tenir tête à ce gang.

« Gas-oil« , voilà un titre bien étrange pour un film pour le moins ordinaire. En lisant le synopsis, je m’attendais donc à un film de mafieux, mais je reste assez partagé sur ce film, car si j’ai apprécié beaucoup de choses, je dois dire que j’ai principalement trouvé le film assez long. En fait, le film a beaucoup de choses pour lui, avec lesquels j’ai vraiment accroché et qui m’ont fait passer un moment sympa, en particulier la présence incroyable de Jean Gabin en chauffeur, mais son intrigue reste bien faiblarde et peu crédible, surtout dans son final. Le rythme du film est mou, et j’avoue avoir eu du mal à entrer vraiment dedans. J’ai suivi ce film avec intérêt, mais je ne peux pas dire que j’ai pris un plaisir incroyable à suivre son histoire.

Alors pour bien apprécier ce film, il faudra donc faire abstraction de l’intrigue et se concentrer sur d’autres éléments. Et « Gas-oil » a de quoi convaincre pour rattraper le tout. D’abord, il y a la présence de trois acteurs de renom. Découvrir un film avec Jean Gabin, c’est toujours une bonne expérience, l’acteur étant si bon, qu’il impose à lui seul le coup d’œil et rien que pour ça, le film vaut le coup d’être vu. En plus de ça, l’acteur est soutenu par la belle Jeanne Moreau qui joue sa maîtresse. L’actrice est le rayon de soleil du film, belle, tendre et drôle, c’est un vrai bonheur de la voir donner la réplique à Gabin. « Gas-oil« , c’est aussi l’occasion de voir Roger Hanin en gangster, ce qui n’est pas pour me déplaire. Enfin petit plus, le film bénéficie de la présence de Jean Lefebvre en chauffeur de car. Ce casting est alors l’un des gros points forts de ce film.

Ensuite, j’ai pris plaisir à découvrir cette vieille France que Gilles Grangier met en images. Je commence à avoir vu beaucoup de films qui se tournent dans le vieux Paris et « Gas-oil » change un peu la donne puisqu’il y a quelques scènes sur Paris, la plupart du film se déroulant dans le Massif Central, et ce film est l’occasion de découvrir ces paysages filmés dans les années cinquante.

Et enfin, même si l’intrigue m’a moyennement convaincue, je dois dire que j’ai beaucoup apprécié les dialogues de ce film. Écrit par Michel Audiard, ça nous change radicalement des dialogues que l’on peut entendre aujourd’hui. Ici, il y a quelque chose qui se dégage des dialogues. C’est beau à l’écoute, c’est respectueux, non pas que je n’apprécie pas les dialogues d’aujourd’hui, sauf quand on tombe lamentablement dans la caricature du langage de banlieue pour faire plus réaliste, mais ici, les mots choisis et le phrasé des acteurs sont tout simplement captivants.

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Voilà, je reste donc partagé sur ce film. C’est vrai que l’histoire est sans surprise, qu’elle m’a ennuyée, et que finalement, je ne l’ai pas trouvé crédible, mais bon, en contrepartie, le film m’a donné d’autres éléments qui m’ont plu, qui m’ont intrigué ou fasciné. Peut-être que je devrais le voir une seconde fois, et que mes attentes ont été faussées avec la lecture du synopsis. Quoi qu’il en soit, « Gas-oil » reste un film que je conseille, ne serait-ce que pour Jean Gabin et Jeanne Moreau.

Note : 12/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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